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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 16:00

Par - Jeudi 27 Novembre 2014

Al Qods est arabe et restera arabe...

«Pour toi, Oh! Ville des prières Je prie. Pour toi, Oh! Belle des cités, Oh! Rose des villes.Oh! Qods. Oh! Qods, Oh! Qods Nos yeux, vers toi émigrent chaque jour. Visitent les galeries des lieux de culte. Enlacent les anciennes cathédrales et lavent la tristesse des mosquées. La malédiction foudroyante arrivera. Je marcherai sur les chagrins. Devant le visage de l'Eternel la porte de notre ville ne sera pas fermée. Et toi, fleuve de Jordanie tu déborderas de tes eaux bénites Pour effacer, Les traces des pas de la barbarie,. El Qods est à nous. Et avec nos mains Nous lui rendrons sa beauté. Avec nos mains, la paix à El Qods, La paix à El Qods., La paix à El Qods». Fairouz, Li adjlika ya madinat essallam

Cette belle chanson de Fairouz nous commande de nous indigner contre le sort de Jérusalem. Encore une fois l'actualité nous rappelle sans trop insister la plaie béante de la Palestine à travers deux informations non commentées volontairement par les médias occidentaux. Il s'agit de la judaïsation rampante de Jérusalem qui a atteint un point dangereux et l'annonce par le gouvernement Netanyahu de l'Etat des juifs... Nous avons dans une contribution précédente à laquelle je renvoie le lecteur expliquer la dimension hautement symbolique pour les trois religions Al Quds, Jérusalem, Yerushaláyim est une ville du Proche-Orient qui tient une place prépondérante dans les religions juive, chrétienne et musulmane. Pour les juifs, Jérusalem est considérée à la fois comme un lieu important, c'est la capitale du roi David. Pour les chrétiens, depuis le Ier siècle et les récits de la vie de Jésus de Nazareth telle que décrite dans les Évangiles, depuis sa montée au Temple de Jérusalem jusqu'à sa crucifixion et sa résurrection. Et enfin pour les musulmans, la tradition fait de Jérusalem le lieu d'où le Prophète de l'Islam Mahomet (Qsssl) aurait effectué son voyage nocturne, sourate XVII du Coran. (al Mi`raj: l'ascension) (1).
Pendant deux mille ans, exception faite des croisades, cette ville qui a connu la paix et l'administration ottomane n'a jamais remis en cause le statu quo. A titre d'exemple une famille palestinienne musulmane est chargée depuis plus de huit siècles de garder les clés du Saint Sépulcre pour éviter les dissensions entre les différents cultes chrétiens.

Le commencement des malheurs de la ville
Depuis 1967, les gouvernements israéliens successifs, quel que soit le parti au pouvoir, s'évertuent à transformer la physionomie de Jérusalem. L'ambition consiste à encercler les quartiers arabes par une politique d'expropriation des terrains entourant les limites municipales de 1967. Jérusalem-Est faisait 38 km² en 1967. La résolution 476 et la résolution 478 du Conseil de sécurité de l'ONU sont relatives à cette décision. Elles réaffirment que «l'acquisition de territoire par la force est inadmissible», qu'il doit être mis fin à l'occupation de Jérusalem et que «les dispositions législatives et administratives prises par Israël...n'ont aucune validité en droit et constituent une violation flagrante de la convention de Genève...» Le 8 décembre 2009, l'Union européenne appelle Israël à partager Jérusalem comme capitale conjointe de deux États hébreu et palestinien. Israël sait tout cela depuis plus de 60 ans, il n'en tient pas compte. Des Israéliens lucides aspirent à la paix et qui combattent pour l'avènement d'un Etat palestinien viable. En son temps, Isaac Rabin ne faisait pas de la fixation sur Jérusalem, pour lui la «Bible n'est pas un cadastre» (1)

Les stratégies fécondes pour la judaïsation
Aujourd'hui, Al Qods est une ville occupée par Israël. Une panoplie de résolutions onusiennes pour la préservation de la ville sainte ont vu le jour à savoir *252 de 1968:* 242 de 1967:*338 de 1973:*267 de 1969:*271 de 1969:*453 de 1979:*465 et 476 et 478 de 1980:*1073 de 1996. Les résolutions de 1979 et 1980. Les moyens utilisés par l'autorité occupante pour la judaïsation, nous dit Mohamed Benallal, sont bien connus: Une colonisation à outrance. La confiscation de milliers d'ha de terre sur lesquelles les colonies ont été bâties. La menace réelle d'élimination d'agglomération de population palestinienne. L'expulsion des Palestiniens. L'isolement de la ville Al Qods de sa banlieue et de son tissu palestinien que ce soit au sud ou bien au nord d'Al Qods. D'autres effets négatifs tels la peur, les agressions et les diverses injustices. Sont aussi mises en oeuvre. Par ailleurs, les sionistes cherchent également à changer les aspects et l'identité et même l'histoire culturelle de la Palestine, la baptisation des quartiers, des rues et boulevards de la ville, les travaux d'excavation du dessous de la mosquée d'Al Aqsa portent un grand préjudice pouvant mener des dégâts considérables au patrimoine de la ville sainte (2).
D'autre part, en mai 2014 Israël a entamé l'exécution du plan de judaïsation d'Al-Qods Acharif et de la mosquée d'Al Aqsa à travers la construction de 100 synagogues et bâtiments, outre le lancement d'opérations de fouilles, le plan compte la construction de deux synagogues dont le dôme de l'une d'elles couvre une partie de la mosquée d'Al-Aqsa ainsi que des restaurants «dans le but de diviser la mosquée comme ont fait les sionistes avec la mosquée d'Ibrahim en confisquant 70% de sa superficie.» (3)

La judaïsation d'El Qods avec la complicité des Palestiniens
Une autre technique d'accaparement de l'espace consiste à acheter au prix fort des maisons de Palestiniens avec la complicité indirecte de Palestiniens -tentés par l'appât du gain- de cette stratégie de changement du caractère multiculturel et multicultuel de Jérusalem: «Au-delà des coups de poing ou des pierres, Israéliens et Palestiniens se livrent à d'Al Qods-Est un combat moins visible mais aussi acharné, à renfort d'actes officiels brandis par les colons pour s'approprier des maisons et judaïser la partie annexée de la Ville sainte. L'un des champs de bataille les plus farouches est le quartier de Silwan, où environ 500 colons vivent retranchés au milieu de 45.000 Palestiniens. Les heurts sont fréquents. Deux fois au cours du mois écoulé, les Palestiniens de Silwan ont été réveillés avant l'aurore par l'installation de nouveaux voisins, sous la protection des policiers. Les colons ont pris possession de 35 appartements, certains par la force disent les Palestiniens, d'autres en toute légalité, dont ceux de la famille Rajabi. Les Rajabi cherchaient à vendre leur immeuble de trois étages et le terrain attenant à Silwan, quartier voisin de l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam également vénéré par les juifs. Ils tenaient à vendre à un Palestinien.» (4)
«Un jour, un Palestinien s'est présenté. ´´Il disait vouloir acheter pour son cousin installé à Dubaï et sa famille est connue pour son attachement à la cause palestinienne´´, raconte Zouheir al-Rajabi à l'AFP. Alors, ils ont vendu, pour l'équivalent de 500.000 euros. (...) Les colons utilisent soit des hommes de paille palestiniens, soit la loi relative aux biens des absents, détaille Khalil Toufakji, cartographe à Al Qods.La loi adoptée en 1950 place sous la tutelle de l'Etat israélien tous les biens dont les propriétaires ont fui lors du conflit en 1948. Les agents au service des colons ´´sont de plus en plus nombreux à Al Qods et sur la Ligne verte´´, l'historique ligne de démarcation avec Al-Qods-Est, affirme Ahmed al-Roueidi, chargé de la question d'Al Qods au sein de l'Autorité palestinienne. Les hommes de paille seraient payés des fortunes pour les risques qu'ils prennent. D'autres transactions se font via des sociétés dénoncées par les Palestiniens comme des prête-noms. Avec ces achats, accuse M.Toufakji, Israël veut modifier la réalité démographique en vue de négociations sur le statut d'Al Qods et en particulier sur une éventuelle division de la ville. Quelques centaines en 1967, les juifs sont désormais environ 195.000 sur une population de 450.000 à Al Qods-Est.(4)
Même les Palestiniens chrétiens; écrivait Laurent Zecchini du journal Le Monde il y a quatre ans, s'inquiètent: «Jérusalem est-elle en train de perdre lentement son caractère multiconfessionnel? Les Palestiniens musulmans et chrétiens, qui dénoncent la ´´judaïsation´´ croissante de la Ville sainte, l'affirment. (...) «Les Israéliens remettent en cause une tradition de liberté religieuse qui est en vigueur depuis neuf cents ans, dénonce Youssef Daher, du Conseil oecuménique des Eglises (JIC), et ils bafouent le Statu Quo de 1852» qui régit les rapports par ailleurs tendus entre les confessions orthodoxe, latine et arménienne au sein du Saint-Sépulcre. Dimanche 28 mars, alors qu'un millier de catholiques participaient à la traditionnelle procession des Rameaux, le patriarche latin a souligné que Jésus était entré dans Jérusalem «sans escorte, sans soldats, sans mur de séparation et sans check-point» (5).

La judaïsation de Jérusalem a atteint une étape dangereuse
Comme l'écrit Roqayah Chemseddine journaliste libano-américaine, la judaïsation de Jérusalem-Est une composante de l'occupation de la Palestine entière, et un simple examen superficiel révèle combien l'institution sioniste a politisé en profondeur la vie quotidienne des citoyens non juifs et des habitants de la Palestine occupée. L'hyperpuissance de la société coloniale israélienne a créé des politiques discriminatoires qui visent directement les Arabes; et la raison de cette politique discriminatoire est de favoriser la population juive, en rendant la vie des Palestiniens de plus en plus difficile. La Résolution 181 de l'Assemblée générale des Nations unies avait proposé en novembre 1947 l'établissement d'un «corpus separatum», suggérant que Jérusalem devienne un district sous supervision internationale administré par les Nations unies. (...) En 2013, une campagne menée par le conseil municipal sous le slogan «Judaïser Jérusalem», orchestrée par Aryeh King, un colon d'extrême-droite qui, d'après un document de David Sheen pour The Electronic Intifada, «a lancé un appel à peine voilé à mutiler et à assassiner des Palestiniens», quelques heures avant que le petit Palestinien Mohammed Abou Khudair ne soit brûlé vif. Cette judaïsation de Jérusalem procède non seulement d'un appétit insatiable d'Israël pour davantage de terres palestiniennes mais aussi de l'effacement de l'identité palestinienne: et pour que Jérusalem perde son caractère palestinien il ne faut plus qu'il y ait de Palestiniens.» (6)
Pour rappel, la résolution 194 proposait déjà en 1948 de placer la Ville sainte sous «un régime international permanent pour la région de Jérusalem assurant à chacun des groupes distincts le maximum d'autonomie locale compatible avec le statut international spécial de la région de Jérusalem».

Israël Etat du peuple juif?
Fort de son impunité et de la mauvaise conscience des Occidentaux à l'endroit du massacre de masse des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, Israël poursuit son grand dessein: Annoncer un Etat du peuple juif. C'est-à-dire qu'à terme les Arabes d'Israël ont vocation à être évacués d'Israël. Nous avons rapporté dans plusieurs de nos écrits, les travaux de chercheurs israéliens qui montrent qu'il n'y a pas de peuple juif mais une religion juive qu'une partie des Cananéens ont embrassée, pendant que les autres ont opté par la suite pour le christianisme et plus tard en partie pour l'islam.
On apprend que le gouvernement israélien a voté dimanche en faveur d'un projet de loi controversé visant à renforcer le caractère juif de l'État d'Israël. La Knesset l'examine. Ce projet controversé qui définirait l'État hébreu non comme «juif et démocratique» mais comme «l'État national du peuple juif». Au grand dam des Arabes israéliens, l'État hébreu ne serait plus défini dans la Constitution comme «juif et démocratique» mais comme «l'État national du peuple juif».
Même si la version définitive du texte devrait être édulcorée à la Knesset, certains dénoncent une forme de racisme. Les Arabes-israéliens, les descendants des Palestiniens restés sur leur terre après la création d'Israël en 1948, dénoncent eux une «inscription du racisme, déjà présent dans la rue, dans la Loi et au coeur du système politique», selon les mots de Majd Kayyal, d'Adalah, le Centre juridique de défense des droits de la minorité arabe. «La démocratie garantit que tous les citoyens ont les mêmes droits et sont égaux face à l'Etat, mais cette modification raciste introduit une distinction sur la base de la religion», poursuit-il. Les Arabes-israéliens représentent un Israélien sur cinq et affirment être traités en «citoyens de seconde zone» après que les autorités israéliennes ont saisi la quasi-totalité des terres des municipalités arabes pour y installer des immigrants juifs.
Il ne faut pas croire que cette initiative est improvisée. Elle fait partie d'une stratégie qui a toujours prévalu dès la naissance de l'Etat d'Israël/ Créer un Etat aseptisé avec le moins d'Arabes possibles, qu'il faut ghettoïser. Israël est aidé en cela par ses lobbys qui veillent au grain dans les pays occidentaux. Ainsi Alain Gresh rapporte le rétropédalage d'Alain Juppé en 2011. Il écrit: «Lors d'une réunion à Bruxelles le 18 juillet [2011 ndR], Alain Juppé déclarait: «Je pense en particulier que la mention d'un ´´Etat juif´´ peut poser problème; que je sache, aujourd'hui en Israël, il y a des juifs mais il y a aussi des Arabes. Par ailleurs, pour la France et pour beaucoup d'Européens, nous avons une vision laïque des Etats qui ne se réfère pas à l'appartenance à une religion.» (7). Cette déclaration, poursuit Alain Gresh du Monde, déclencha une levée de boucliers des cercles pro-israéliens, notamment du Crif, qui, dans un communiqué, s'étonnait des propos du ministre. Deux jours plus tard, à Madrid, durant une conférence de presse, le ministre rectifiait le tir: «La France a une position très claire qui rejoint évidemment celle de l'Espagne et de l'ensemble de nos partenaires européens: c'est qu'il n'y aura pas de solution au conflit du Proche-Orient sans reconnaissance de deux Etats-nations pour deux peuples. L'Etat-nation d'Israël pour le peuple juif, l'Etat-nation de Palestine pour le peuple palestinien. Il n'y a pas à sortir de là. A partir de là, que fera-t-on au mois de septembre à l'Assemblée générale des Nations unies: cela dépendra d'abord de la résolution, du texte que l'on aura discuté.»(7)
Quelle différence y a-t-il monsieur Juppé entre l'Etat Nation du peuple juif et l'Etat du peuple juif? Aucune! Ce qui arrive aux Palestiniens est une tragédie. Il est hors de doute que si les Palestiniens sont confortés dans un Etat dans les frontières de 1967 sur ce qui reste des 22% de la Palestine originelle, avec aussi Jérusalem-Est comme capitale, la tension diminuerait considérablement dans le monde. Mieux encore, si Israël opte pour un Etat binational où seul l'aspect démocratique et laïc prévalait, ce sera la solution idéale... Il ne tient qu'aux grands de ce monde de rendre la justice

Pr Chems Eddine CHITOUR -

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_%20chitour/206223-la-defaite-du-droit-international.html


1;http://www.palestine-solidarite.org/analyses. Chems-Eddine_Chitour.290310.htm
2.M. Benallal http://lequotidienalgerie.org/ 2014/08/23/yerusalem-et-al-qods-sont-en-guerre/
3.http://www.aps.dz/fr/monde/6591-une-centaine-de-s ynagogues-pour-la-juda%C3% AFsation-d-al-qods-et-de-la-mosqu%C3%A9e-d-al-aqsa-diplomate-palestinien
4.http://www.huffpostmaghreb.com/2014/10/22/silwan-jusaisation-al-qod_n_6026988.html
5.Laurent Zecchini: Les Palestiniens chrétiens s'inquiètent de la ´´judaïsation´´ croissante de Jérusalem Le Monde 02.04.2010
6.Roqayah Chamseddine: http://www.info-palestine.net/spip.php?article15029 6 11 2014
7.Alain Gresh http://blog.mondediplo.net/ 2011-08-01-Israel-Etat-juif-Dou
tes-francais

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Published by aladin - dans PALESTINE
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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 04:11
Gaza_Isr_mene_une_guerre.

«  La Palestine est belle – oui la Palestine est belle

Variée riche – riche en histoire
C’est une terre de mythes de pluralismes
Voici la terre de mon poème
et dans ces terres je me sens un peu étranger
je me sens comme un touriste
sans les libertés du touriste.
Etre en visite me mine,
quoi de plus éprouvant que se rendre visite à soi même… »

Mahmoud Darwich immense poète palestinien

 

Au 15e jour du conflit, les opérations israéliennes ont fait plus de 600 morts et quelque 3.700 blessés palestiniens, principalement des civils. Plus de 100.000 habitants de Gaza ont trouvé refuge dans les dizaines de bâtiments de l’ONU Côté israélien,   Selon l’ONU, les civils représentent plus des trois-quarts des victimes et selon l’Unicef au moins 73 mineurs ont été tués. 2400 ont été blessés. 80% des victimes sont des civils. A Gaza, 62.000 personnes ont été déplacées.70% des secteurs de Ghaza sont privés d’électricité et d’eau. Sans nourriture ayant tout perdu, les Ghazaouis, hommes, femmes, enfants, vieillards errent hébétés. À ces blessures corporelles s’ajoutent les plaies psychologiques dont on parle peu: plus de 25.000 enfants ont soit perdu un membre de leur famille, soit n’ont plus de maison ou de logement, détruit par l’offensive israélienne.

Plus d’un millier d’habitations ont été détruites. Les Israéliens sont en train de bombarder tout ce qu’ils avaient déjà bombardé pendant la guerre de 2008-2009 et celle de 2012, c’est-à-dire tout ce qui avait été reconstruit.  27 soldats sont morts, le bilan le plus lourd pour l’armée depuis sa guerre de 2006 contre le Hezbollah libanais. Un soldat franco-israélien a été tué dimanche. Ban Ki-moon, sont au Caire pour arracher un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Ils ont supplié en vain Netanyahu   Ce conflit, le plus sanglant depuis 2009 dans l’enclave palestinienne, est le quatrième entre le Hamas et Israël en moins d’une décennie.   Que fait l’Occident dépositaire de la norme des Droits de l’Homme ? Les gouvernements tétanisés par les lobbys d’Israël n’osent pas protester   Les Etats Unis  et l’Europe par leur appui  à Israël lui on donné le feu vert pour le carnage.

Qui sont ces Palestiniens qui refusent de disparaître?

Les Palestiniens sont 10 millions et connaissent une importante diaspora. Plus de 4 millions d’entre eux ont le statut de réfugiés, suite à l’exode palestinien de 1948 et à la guerre de 1967. 2,6 millions vivent en Jordanie, 1,2 million en Israël, 500.000 sur le continent américain, tandis que le reste est réparti dans le Monde arabe. Seuls 3,7 millions vivent dans les «territoires palestiniens» Une quarantaine de résolutions votées par le Conseil de sécurité et l’Assemblée des Nations unies n’ont jamais été appliquées Le scénario est le même. Israël provoque un incident puis prend prétexte Ainsi pour la dernière invasion en 2012. Tout a commencé le 14 novembre avec l’assassinat par un drone de Ahmed Jabari, chef de la sécurité du Hamas pourtant garant depuis 5 ans de la trêve Hamas-Israël. Le 17 novembre, d’après Haaretz, le ministre de l’Intérieur israélien Eli Yishai déclarait à propos de Gaza: «The goal of the operation is to send Gaza back to the Middle Ages..» («Le but de cette opération est de renvoyer Gaza au Moyen Âge. Alors seulement, nous serons tranquilles pour quarante ans.»). Il y eut un cessez-le-feu et les conditions n’ont pas été respectées par Israël. (1)

Le rôle complice de l’Egypte dans l’asphyxie de Gaza

 En fait, le malheur de Gaza qui est véritablement une prison à ciel ouvert vient aussi de l’Egypte qui contrôle le poste de Rafah et qui démolit les rares tunnels creusés pour ravitailler Gaza. Avec Moubarak un blindage en acier a été réalisé avec l’expertise de la France à 12 mètres de profondeur pour rendre étanche la frontière souterraine. Avec le maréchal Al Sissi, c’est pire, du fait qu’il en veut au Hamas d’obédience Frères musulmans.

La journaliste Silvia Cattori a interviewé à ce propos un Palestinien in situ le 11 juillet:

«Ce n’est pas le Hamas qui attaque les Israéliens; il réagit contre les actions des Israéliens. Aujourd’hui le Hamas – et les Palestiniens de la bande de Gaza – considèrent qu’ils n’ont plus rien à perdre. Ils sont bouclés par l’Egypte et par Israël. Ils ne peuvent aller nulle part, ils sont dans une prison. Plus de marchandises, plus de travail. L’arrivée de Sissi au pouvoir en Egypte a été le début du siège total de Gaza. (…) Avant, les tunnels permettaient de briser le siège. Sissi a bouclé tous les tunnels qui restaient. Il n’y a ainsi plus aucune chance de trouver du travail à Gaza. En Cisjordanie, depuis les accords passés avec le Hamas en 2012 lors de l’échange du soldat Shalit, Israël a remis en prison 80% des prisonniers palestiniens qu’ils avaient libérés. Ici à Gaza, ils seront, ou bien assassinés, ou bien repris si l’armée israélienne pénètre à Gaza. Ce sont les Israéliens qui ont commencé cette guerre et le Hamas n’avait pas d’autre choix que de riposter. J’espère qu’il garde ce pouvoir et qu’il obtienne ce qu’il veut, c’est-à-dire notre liberté, notre dignité. (…) A chaque guerre, nous avons dû payer le prix, mais toujours en espérant qu’un jour on arrivera à obtenir quelque chose.» (…)

«Plus de la moitié des frappes sont des frappes aveugles. Les enfants sont très choqués. Beaucoup ont recommencé à faire pipi au lit. Ils sont terrorisés par le bruit des bombardements. Beaucoup de maisons où il n’y avait aucun militant ont été bombardées, tuant et blessant beaucoup de gens, tous civils. Et entre le soi-disant «avertissement» et la frappe, les habitants n’ont généralement pas le temps de se sauver. Les Israéliens ne veulent pas seulement détruire le Hamas. Ils veulent nous détruire sur le plan économique et humain. Mais leurs bombardements ont plutôt l’effet d’unir la population autour de la résistance et du Hamas. Les gens se disent: «au moins, on ne se laisse pas humilier sans réagir.» (2)

La préméditation du génocide Briser l’entente Hamas –Fatah

 Norman Finkelstein donne les raisons de l’invasion : en expliquant que  le gouvernement d’union nationale Hamas- Fatah a exaspéré Benyamin Netanyahu d’autant que les Occidentaux voulaient donner une chance à ce tandem y  voyant une possibilité de rendre fréquentable le Hamas- à leurs  yeux).  « Un gouvernement d’unité entre l’Autorité Palestinienne et le Hamas écrit-il,  était en train de se constituer. Netanyahu était fou de rage en voyant ce gouvernement d’unité et a demandé aux USA et à l’UE de couper leurs relations avec l’Autorité Palestinienne ». (3)

Norman Finkelstein donne  ensuite son avis sur le marché de dupe du cessez le feu proposé par l’Egypte  rappelant que chaque fois Israël  manque  à sa parole : «   Le cessez-le-feu ne fait aucune mention du déchaînement d’Israël contre le Hamas en Cisjordanie.   Ce projet de cessez-le-feu donne donc à Israël un feu vert pour continuer à arrêter des dirigeants du Hamas et à détruire des maisons en Cisjordanie, saccager des maisons, tuer des Palestiniens, etc., actions qui constituèrent le prélude du conflit actuel., Si  on considère les termes de ce cessez-le-feu, on voit que c’est exactement les mêmes que celui qui a été proposé en juin 2008, et le même que celui qui a été signé en novembre 2012. A savoir que dans les deux cas, il avait été stipulé qu’il y aurait un atténuement du blocus illégal de Gaza. Et dans les deux cas, après que le cessez-le-feu ait été signé, le blocus a été maintenu et même aggravé (…) (…)En 2008-2009, nous avons vu qu’il y a eu 1400 morts Palestiniens, dont 1200 étaient des civils, et 600 000 tonnes de décombres. Ils n’ont tout simplement rien épargné à Gaza »(3).

Qui a tué les trois israéliens prétextes à l’invasion ?

C’est en fait le nœud de l’affaire et le Hamas semble être étranger à cela   Afin de justifier une action militaire contre la bande de Gaza, on accuse, sans preuves, le Hamas d’avoir tué des civils israéliens .Ce qui n’est pas vrai mais il fallait trouver le prétexte  Pour Norman  Finkielstein auteur israélien de gauche : « Il n’y a pas la moindre ombre de preuve écrit Norman Finkielstein , pas le moindre indice qui indiquerait que le Hamas ait eu quoi que ce soit à voir avec les kidnappings et les meurtres. Personne ne connaît ne serait-ce que le mobile de ce crime à ce jour.  Même le Département d’Etat américain, le 7 juillet,  a déclaré : « Nous n’avons pas de preuves tangibles sur l’identité des responsables de cet acte. »  (3)  Le scénario est toujours  le même : Un prétexte.     

« La mort de trois adolescents israéliens écrit le professeur Michel Chossudovsky prétendument tués par le Hamas a servi de prétexte pour bombarder et pilonner Ghaza. L’opération « Bordure protectrice » (OBP) contre la bande de Gaza n’est pas sans rappeler le tristement célèbre plan Dagan de 2001 intitulé « Opération Vengeance justifiée », dans lequel la mort d’innocents civils israéliens avait été envisagée et prévue par les stratèges militaires de Tsahal. Les décès devaient ensuite être utilisés pour susciter l’appui de l’opinion publique israélienne et justifier une opération de contre-terrorisme, « légitime » aux yeux de la communauté internationale, contre les territoires palestiniens occupés ».(4)

« Le plan Dagan (portant le nom du chef du Mossad Meir Dagan) a été conçu   en juillet 2001 par Tsahal et le Mossad   L’opération « Bordure protectrice » contre la bande de Gaza a été planifiée bien avant l’enlèvement et l’assassinat des trois adolescents israéliens.   En outre, dans une logique similaire à celle du plan Dagan, le chef du renseignement israélien (Mossad) avait « prédit » l’enlèvement des trois adolescents. Dans un article terrifiant intitulé :L’effrayante prophétie du chef du Mossad annonçant l’enlèvement  (Mossad chiefs chillingly prescient kidnap prophecy) ,  le journal israélien Haaretz confirme : « Le chef du Mossad Tamir Pardo avait décrit un scénario terriblement semblable à l’enlèvement des trois adolescents disparus en Cisjordanie »  (Haaretz, 13 juillet 2014,.)(4)

Les relations  d’Israël avec les mouvements islamistes

Le professeur Michel Chossudovsky  ajoute qu’Israël est en étroite relation avec les mouvements islamistes: « Les reportages de la presse israélienne insinuent que les trois adolescents auraient été exécutés par l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL).  Bien que l’EIIL soit une entité liée à Al-Qaïda, financée par l’Arabie Saoudite et le Qatar, les représailles d’Israël pour la mort des adolescents visent Gaza plutôt que l’Arabie Saoudite et les États du Golfe. (…)  L’armée israélienne (FDI) appuie l’entité djihadiste depuis le Golan occupé. Par ailleurs, la présence de forces spéciales occidentales et israéliennes dans les rangs des rebelles de l’EIIL est amplement documentée. (…) Un hôpital militaire de Tsahal dans le Golan occupé a été installé pour traiter les rebelles d’Al-Qaïda blessés.  (…) Ironie du sort, le même groupe djihadiste qui aurait enlevé et tué les trois adolescents est appuyé par l’armée israélienne dans le plateau du Golan occupé.  (…) L’ancien employé de la  (NSA) étasunienne, Edward Snowden, a révélé que les services de renseignement britannique, étasunien et israélien (Mossad) ont travaillé ensemble pour créer l’État islamique en Irak et en Syrie (EIIS) ».(4)

On comprend alors mieux l’information suivante Le 20 Juin,  Israël a reçu le premier chargement de pétrole cru envoyé depuis le Kurdistan irakien. L’Etat Islamiste d’Irak et du Levant (EIIL) contrôle le nord du pays incluant la ville pétrolière Kirkouk, dont l’oléoduc atteint le port turc de Ceylan. Ce pétrole arabe qui sert peut être Israël dans sa guerre…

Dans le même ordre de plan machiavélique des dirigeants israéliens,  Fred Kaplan, rapporte la collusion Olmert –Abbas en 2008 pour affaiblir Hamas et mettre en selle Abbas  « Dans un excellent article, écrit il,  publié en ligne sur le site duNew Yorker, Bernard Avishai,  professeur de commerce à l’Université hébraïque de Jérusalem, évoque le moment où l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert lui a confié «avoir lancé l’opération à Gaza en 2008 en partie pour renforcer la position de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, avec qui il faisait progresser les négociations sur l’établissement de deux Etats.» La tactique n’avait pas fonctionné et elle ne fonctionnerait certainement pas davantage aujourd’hui étant donné l’absence totale de négociations de ce genre et même de toute perspective de négociation » (5)

C’est un peu comme l’avait fait Golda Meir qui a « aidé à la  pseudo-victoire éphémère de Sadate »  dans la guerre de 1973 sur les conseils avisés de Kissinger  chantre de la politique des petits pas qui ont amené à la reddition définitive et sans gloire de l’Egypte…

A sa façon, Jean Ortiz présente le vocabulaire du politiquement correct pour être dans les papiers d’Israël et des sionistes. Nous l’écoutons:

«J’en ai assez que l’on accuse à tort et unilatéralement le gouvernement israélien. La sémantique le dément. Israël n’attaque pas, n’agresse pas, ne bombarde pas, ne viole pas le droit international, ne se fout pas de l’ONU, n’écrase pas les populations civiles de Gaza. Face à l’ogre terroriste palestinien, qui dispose de l’arme nucléaire, le petit Poucet israélien se défend, réplique chirurgicalement, vise les «islamistes» repousse les barbares, contre-attaque, agit par légitime défense, répond au coup, par coup réagit contre l’agression, rend la pareille, assure sa sécurité, oppose le droit à ceux qui le bafouent, protège ses citoyens, garantit la paix, affronte les intolérants, se venge des tirs de roquettes, réfute la violence aveugle, gradue les ripostes s’arme pour respecter les résolutions de l’ONU, téléphone avant de tuer des enfants oeuvre à sa survie et à une solution pacifique au Moyen-Orient. Malheur à qui ne décode pas une sémantique instrumentalisée!» (6)

Quelle conclusion peut-on en tirer? En Occident, il n’y a que les peuples qui manifestent en criant stop au carnage.  Cependant  la France  s’est singularisée en Europe par son refus de permettre aux citoyennes et aux citoyens français de témoigner de leur indignation face à cette boucherie où même les bébés ne sont pas épargnés . La France  a perdu son âme en s’alignant sans réserve sur Israël interdit la manifestation à Paris pour ne pas importer un conflit… Nous donnons la parole à Jean-Paul Chagnollaud, Pr des Universités à Paris et directeur de l’Institut des recherches et études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient: «L’offensive israélienne ne vise qu’à maintenir un million et demi de Palestiniens dans une situation d’enfermement. Les Américains et les Européens seront toujours du côté d’Israël. Quoi qu’il arrive… Je crois que nous sommes entrés dans une phase très choquante et très dangereuse En face, il y a Israël qui est une puissance occupante et dominatrice ». (7)

« Par son opération terrestre, elle a pour objectif de consolider le statu quo à Gaza, c’est-à-dire maintenir près d’un million et demi d’habitants dans une situation d’enfermement. Elles ne veulent plus entendre parler d’un Etat palestinien. Ce qu’elles font, donc, c’est consolider leur position de domination. Israël gère le conflit et ne veut pas le régler par la racine. Les USA et les Européens refusent de prendre le problème par la racine, d’une part. En France, l’actuel pouvoir a une position très en recul par rapport à la position traditionnelle défendue par les gouvernements précédents. Qu’un gouvernement de gauche interdise des manifestations, cela est pour moi juste inconcevable. Et tout cela fait le jeu du Crif et d’extrémistes israéliens, à leur tête la Ligue des défenses juives ». (7)

Le professeur Samir Saul spécialiste de la France et du monde arabe à l’université de Montréal,  a raison d’écrire : « cette spécificité française tient à la position de son gouvernement qui, en interdisant certaines manifestations, a pris une décision interprétée comme le signe d’un engagement. « Le gouvernement canadien manifeste un appui total à la politique d’Israël mais jamais il n’a interdit la critique. Le gouvernement français est allé plus loin qu’aucun autre dans sa position pro-israélienne. »

 « Selon ce professeur, le gouvernement aurait dû réagir dès les premières violences du 13 juillet en renforçant la sécurité autour des rassemblements, pas en interdisant la parole d’un des deux camps. Il est d’ailleurs intéressant de releverque là où les manifestations étaient autorisées ce week-end en France, comme àLyonMarseilleLille ou encore Strasbourg, aucun débordement n’a été constaté. En interdisant les manifestations propalestiniennes, le gouvernement a donné l’impression d’obéir à un lobby », analyse Samir Saul, rappelant qu’à la suite des violences du 13 juillet, c’est le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui a demandé, le premier, « l’interdiction des manifestations en faveur du Hamas ». (8)

Résultat des courses, la France a été contrainte  à se déjuger et à revenir au bon sens et à l’impartialité  en autorisant  une manifestation pro-palestinienne prévue le mercredi

Gilad Amon écrivain Israélien antisioniste  résume assez bien l’avenir d’Israël : « Pendant dix jours, écrit-il, Netanyahou a fait tout ce qu’il pouvait pour éviter une opération terrestre de l’armée israélienne.  (…) Mais les choses ont vite changé depuis qu’Israël a lancé son opération terrestre. Israël est maintenant, une fois de plus, engagé dans des crimes de guerre colossaux contre une population civile   ses commandos d’infanterie d’élite sont décimés dans la bataille de rue en face à face dans Gaza.  (…) La défaite de l’armée israélienne laisse l’Etat juif sans aucun espoir. La morale de l’histoire est simple.  Il n’y a pas d’avenir pour un État réservé aux Juifs en Palestine ; ils devront peut-être essayer ailleurs.(9)

Paix pour Ghaza, paix pour les palestiniens qui ne demandent qu’ à vivre dignement sur moins de 15% de la Palestine originelle

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

source:link http://www.mondialisation.ca/ghaza-si-nous-toublions-resterons-nous-encore-humain/5392950

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 07:07

PalestinePalestine - 21 juillet 2014

http://www.ism-france.org/

Par Salim Nazzal

Le Dr Salim Nazzal, historien palestino-norvégien spécialiste du Moyen-Orient. Il a beaucoup écrit sur des questions sociales et politiques dans la région. Sa lettre ouverte a été publiée, en anglais, par Countercurrents.org, le 17 juillet 2014.

Depuis 70 ans, les juifs sionistes nous assassinent. Depuis 70 ans, les juifs sionistes, ou les juifs orthodoxes, nous déplacent, nous tuent, détruisent nos familles, assassinent nos enfants, changent les noms de nos villages, et répandent la terreur en Palestine et dans toute la région. Depuis 70 ans, vous avez fait de votre mieux, soutenus par les forces obscures œuvrant aux Etats-Unis et en Europe, pour nous tuer physiquement, culturellement, moralement et par tous les moyens. 

Vous avez apporté avec vous toute la culture des formes d’oppression provenant de la centaine de pays d’où vous veniez, et les avez utilisées contre nous… dont la dernière en date est de nous transformer en torche vivante. Vous n’avez oublié aucune méthode meurtrière, pour mieux les appliquer à un peuple innocent qui ne vous avait fait aucun mal, et qui vivait en paix jusqu’à ce que vous nous imposiez votre volonté, par la force et la terreur. Pour ensuite rassembler les armes les plus sophistiquées et les plus destructrices au monde et les utiliser en Palestine.

Tout au long de ces années, vous avez prouvé que vous n’avez pas le moindre sentiment vis-à-vis des autres êtres humains. Votre brutalité est ressentie par chaque Palestinien, et elle est connue du monde entier. En fait, vous avez durci nos cœurs envers vous au maximum. Et votre brutalité a conduit à ériger des montagnes de haine envers vous.

La politique de l’humiliation et de l’assassinat, sur trois générations de Palestiniens, n’a mené nulle part.

Vous êtes plus forts militairement, mais nous continuons à résister ; vous êtes plus forts dans les médias et pouvez y dire que ce qui est blanc est noir, mais notre voix arrive à percer, et devient de plus en plus forte. Vous pratiquez toute cette terreur comme si vous deviez toujours avoir le dessus de la situation. Mais ce n’est qu’illusion, votre destin sera le même que celui de tous les pouvoirs coloniaux.

Nous vous l’avons souvent dit, vivez et laissez les autres vivre, mais vous insistez pour que ce soit vous qui viviez, et nous qui mourions. Nous vous avons montré qu’en dépit de toute votre barbarie, un compromis politique est possible, vivre ensemble égaux en droits et sans guerres.

Mais vous êtes assoiffés de pouvoir et incapables de comprendre que le pouvoir n’est pas éternel. Et tout aussi incapables de comprendre que la force ne crée pas le droit. Alors, vous devez être totalement persuadés que plus vous nous tuez, plus vous nous privez de liberté, plus vous êtes haïs et plantez les graines des prochaines résistances et guerres.

Les temps changent. La technologie des armes de destruction a de fortes chances de se retrouver entre les mains de n’importe quel petit pays, ou groupuscule, dans les trente ans à venir. Alors, comment ferez-vous face à cette génération dont vous avez transformé le cœur en une pierre envers vous. Une génération dont vous avez assassiné les amis, humilié et tué les parents et grand-parents sous leurs propres yeux. Une génération qui a grandi avec le slogan sioniste « un bon Palestinien est une Palestinien mort ». Les temps changent. Les Etats-Unis et l’Europe finiront bien par en avoir marre de vous un jour ou l’autre, et on peut déjà en voir quelques signes avant-coureurs !

Votre arrogance, votre racisme, votre étroitesse d’esprit et votre aveuglement vous ont empêché de voir une vérité toute simple : la route vers la paix doit passer par la justice. Ce qui est possible pour qui veut vivre tous en harmonie sur la terre sainte de Palestine ; mais vous bloquez toutes les possibilités.

Cette mentalité ne conduit qu’à toujours plus de guerres, de désespoir et de souffrances ; et la menace de la guerre ne cessera jamais de planer sur la Palestine et la région.

Je ne doute pas que le massacre de Gaza que vous êtes en train de perpétrer ouvrira un nouveau chapitre de guerres toujours plus destructrices en Palestine. Et si après une dizaine de guerres, vous n’avez toujours pas tiré l’enseignement que la loi du plus fort n’est pas la bonne, vous avez choisi la nature des guerres à venir.

Dans ces guerres, vous aurez face à vous une résistance plus dure menée par une génération de victimes, de sans-abris et d’orphelins que vous aurez vous-mêmes créés !

 



source:http://lequotidienalgerie.org/2014/07/21/lettre-ouverte-aux-israeliens-et-aux-juifs/

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 20:01

Le gouvernement israélien affirme que brûler un adolescent est l’oeuvre « d’extrémistes » et ne fait pas partie de son « éthique »… Effectivement, son « éthique » est de bombarder des populations civiles et de les exterminer par dizaines, par centaines, et dans un récent passé par milliers. C’est bien plus « noble » !

Et la communauté internationale comprend « évidemment » qu’il s’agit du droit d’Israël à se défendre contre des roquettes que sa technologie lui permet de détruire et/ou de détourner en vol.

L’éthique de l’Etat d’Israël, tous partis confondus, s’impose au monde et les gouvernements arabes, comme asiatiques et occidentaux se plient hypocritement. Et parce que cette hypocrisie est partagée, et internationale, les êtres humains et les citoyens, partout dans le monde, devraient en faire une cause internationale de défense de la dignité de notre humanité.

source : http://tariqramadan.com/blog/2014/07/10/lethique-disrael/  link

http://www.radioalgerie.dz/news/sites/default/files/styles/282x211/public/field/image/gaza%20enfants%20victimes.jpg?itok=nmH9XUl3


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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 18:05

 

 

Dans un monde qui célèbre les avancées démocratiques, force est de constater que celles-ci ne bénéficient en rien au peuple palestinien. Quand les premières élections libres (et unanimement reconnues comme transparentes et fiables) ont eu lieu dans les territoires occupés en 2006, la victoire démocratique de Hamas a subséquemment plongé les Palestiniens dans une tourmente sans fin. Le peuple avait choisi les mauvais vainqueurs et il a été régulièrement, et lourdement, puni depuis. Élire des « terroristes » au pouvoir, c’était donner le droit à Israël de traiter l’ensemble de la population comme s’il s’agissait de terroristes : emprisonnements, exécutions sommaires, tortures, frappes aériennes régulières ; sans compter le lot quotidien d’humiliations aux check-points, face aux militaires ou avec l’horreur de ce mur de l’apartheid et de la honte. Beau succès de la démocratie : être invités à voter librement et finir emprisonnés à l’air libre.

Ce n’est point fini. Le soi-disant processus de paix n’a jamais tenu ses promesses et pendant que le gouvernement israélien et les colons continuent leur lente colonisation – en rendant caduque toute idée de deux États – le dialogue s’enlise et se meurt. Le Président Barack Obama - curieux prix Nobel de la Paix - n’a, au-delà de quelques discours de circonstances, rien fait ni pour la paix ni pour les Palestiniens. Au contraire, il est allé encore plus loin que ses prédécesseurs dans le soutien unilatéral aux Israéliens. A cause des élections démocratiques américaines à venir, pour sauver son second mandat, il a livré les Palestiniens à leur sort. Gagner la présidence justifie bien de laisser tuer quelques Arabes en Palestine, et somme toute en Syrie. C’est par ailleurs l’imminence des élections « démocratiques » israéliennes qui explique l’épreuve de force de ces derniers jours. Des bombardements, des exécutions sommaires et la mort de dizaines – et bientôt de centaines – de civils. Tuer des Palestiniens, déployer sa force de frappe militaire en alimentant le danger, est une garantie de succès électoral pour le premier ministre Benjamin Netanyahu. Belles conséquences des votes démocratiques aux États-Unis et en Israël : laisser tuer ou tuer pour gagner. Cela fait froid dans le dos.

Espérons, en sus, que les régimes démocratiquement élus après le réveil arabe ne s’en tiennent pas aux symboles. Il faut saluer l’envoi des ministres des Affaires étrangères égyptien et tunisien, comme l’on a également salué la prise de position ferme du premier ministre turc Erdogan en 2008 : ce sont autant de signes forts que les choses changent et que les gouvernements prennent des positions plus en accord avec leurs peuples. Reste que ces démarches nationales sont isolées et ne participent pas d’une stratégie régionale concertée qui puisse avoir un impact sur l’évolution de la situation. Il pourrait n’en résulter qu’un gain émotionnel, avec des populations arabes exprimant leur colère dans les rues, et leur soutien à l’initiative des dirigeants tunisiens, égyptiens ou turcs, mais sans aucune conséquence concrète puisque Israël continue ses attaques et va au bout de ses objectifs. Encore une fois, les Palestiniens pourraient devenir les victimes d’un usage national populiste de leur cause : les nouveaux élus condamnent, les populations manifestent et les Palestiniens meurent toujours. Cette cause nécessite des États arabes autre chose qu’un soutien verbal : il est impératif de penser une coalition, une stratégie impliquant concrètement des États (du Moyen-Orient à l’Amérique du Sud, de l’Afrique du Sud à l’Asie), un vrai front de défense de la justice, des droits et de la dignité des Palestiniens. Une défense déterminée des opprimés contre leurs oppresseurs.

Les médias occidentaux dans leur grande majorité affirment qu’Israël ne fait que réagir au lancement d’une roquette par les Palestiniens. On serait donc dans la légitime défense. Quel mensonge ! Le scénario de 2008 recommence et les médias reprennent la propagande mensongère du gouvernement israélien. Pendant des mois et des semaines, des avions et des drones n’ont cessé de survoler Gaza, de terroriser la population, et parfois de viser des cibles singulières. En octobre, par quatre fois, des raids israéliens ont frappé Gaza : les dirigeants palestiniens n’ont pas répondu à la provocation et ce jusqu’à la mort d’un enfant lors d’une incursion sur le territoire palestinien. Une roquette a été lancée, puis une trêve a été acceptée par les deux parties et ce la veille de l’élimination sommaire du membre de Hamas Ahmad Jabari ! Israël attaque, tue, provoque en silence et se présente médiatiquement comme la victime qui se défend. Le scénario est effectivement le même que celui de 2008 qui avait coûté la vie à près de 1500 Palestiniens. Les Palestiniens seraient les agresseurs choisissant étrangement ce moment très opportun pour attaquer : le moment précis où Netanyahu a besoin de cette guerre pour gagner les élections. Sombres et cyniques calculs.

Le monde arabe est déstabilisé et fragilisé. La guerre civile en Syrie (où la communauté internationale semble s’être mise d’accord pour ne pas être d’accord et laisser pourrir la situation), les tensions au Liban, le complexe positionnement iranien, l’instabilité en Tunisie, en Égypte, au Yémen, en Jordanie sont autant de facteurs qui empêchent – plus encore peut-être que les dictatures du passé – toute action concertée. Israël en tire profit et continue à réaliser son projet en cherchant à imposer sa politique du fait accompli : isoler Gaza, mépriser les attentes de Mahmoud Abbas, punir les résistants et coloniser encore et encore jusqu’à rendre impossible toute solution de paix. Le gouvernement israélien ne veut pas la paix. Il gagne du temps et certains membres des différents cabinets israéliens osent même le dire sans honte.

Et c’est pourtant une honte. Dans l’esprit des Occidentaux, nourris par les valeurs des Lumières qui disaient l’égalité fondamentale de tous les êtres humains, on a réussi à normaliser l’idée que la vie et le sang des Arabes – et parfois plus largement des musulmans de l’époque contemporaine – a moins de valeur que le sang israélien, que le sang des femmes, des enfants et des hommes des puissances dominantes. Ce racisme institué – par la loi ou par le sentiment informellement partagé – est au fondement des missions colonisatrices comme des régimes d’apartheid. Il a nourri le projet sioniste à son origine et voilà qu’il se répand et influe sur les politiques gouvernementales du Nord, les médias et les sentiments populaires : les humains sont catégorisés et "les nôtres" – ou ceux qui nous « ressemblent »- ont plus de valeurs que "les autres ". Périlleux retour : notre époque est dangereuse. Peut-être est-ce au Sud Global de refuser cette logique de malheur ; peut-être est-ce à tous les êtres de conscience de se lever et de dire qu’un Palestinien innocent qui meurt rend notre silence coupable. Peut-être est-il temps d’aller plus loin que les belles paroles : de boycotts en désinvestissements, de sanctions en alliances globales, se mobiliser, agir, résister et faire entendre au pouvoir israélien que son arrogance et surdité d’aujourd’hui sont à la mesure de ce que sera sa défaite demain.

http://www.tariqramadan.com/spip.php?article12624
enfants de ghaza

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 17:33


un enfant pose une question embarrassante
envoyé par sifdine69. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

cChacun resiste à sa façon
 

 

Les dirigeants et fondateurs de l’Etat d’Israël ont tenu des discours plus qu’intéressants. Ces déclarations qui font froid dans le dos, n’ont pas été tenues par des « particuliers » ou des individus isolés et sans importance. Ces déclarations ont été faîtes par des dirigeants de cet état.

« Nous devons expulser les arabes et prendre leur place »

israeil-1.jpgDavid Ben Gourion 1937, futur premier ministre d’Israël.

« Nous devons tuer tous les palestiniens à moins qu’ils ne soient résignés à vivre en tant qu’esclaves ».

israeil-3.jpgPrésident Heilbrun, du comité pour la réélection du général Shlomo Lehat, maire de Tel-Aviv, octobre 1987.

« Nous devons utiliser la terreur, les assassinats, l’intimidation, la confiscation des terres et l’arrêt de tous les programmes sociaux afin de débarrasser la Galilée de sa population arabe ».

israeil-11.jpgIsraël Koenig, « The Koenig memorandum ».

« La seule solution est Eretz Israel (Grand Israël), ou au moins Eretz Israel Ouest (toutes les terres à l’ouest du Jourdain), sans les arabes. Il n’y a pas de place pour un compromis sur ce point. Nous ne devons pas laisser un seul village, pas une seule tribu ».

Joseph Weitz, directeur du Fond national juif, 1973.

« Une terre sans peuple avec un peuple sans terre »,

israeil-17.jpgIsrael Zangwill (propagandiste sioniste), il y a environ cent ans.

« Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre ».

Après avoir visité la Palestine en 1891, l’essayiste hébreu Achad Ha-Am a commenté :

« A l’étranger nous sommes habitués à croire qu’Israël est presque vide ; que rien n’y pousse et celui qui veut acheter de la terre peut aller là-bas acheter les terres qu’il désire. En réalité, la situation n’est pas ainsi. Dans ce pays, il est difficile de trouver une terre cultivable qui ne soit déjà cultivée ».

israeil-14.jpgGolda Meir, premier ministre d’Israël, 8 mars 1969.

« Il n’y a jamais rien eu de tel puisque les palestiniens n’ont jamais existé ».

israeil-15.jpgGolda Meir, premier ministre israélien, 15 juin 1969.

« Les palestiniens » seront écrasés comme des sauterelles … leurs têtes éclatés contre les rochers et les murs ».

israeil-13.jpgYitzhak Shamir, premier ministre israélien, 1er avril 1988.

« Le sang juif et le sang des « goys » (non-juifs) n'est pas le même ».

israeil-7.jpgLe rabbin israélien Yitzhak Ginsburg, concluant que tuer n’est pas un crime si les victimes ne sont pas juives. Jerusalem Post, 19 juin 1989.

« Chasser la population pauvre (les arabes) au-delà de la frontière en lui refusant du travail. Le processus d’expropriation et de déplacement des pauvres doit être mené discrètement et avec circonspection.

israeil-18-copie-1.jpgThéodore Herzl, fondateur de l’Organisation sioniste mondiale, note du 12 juin 1895.

Description par Rabin de la conquête de Lydda, après l’achèvement du plan Dalet. « Nous réduirons la population arabe à une communauté de coupeurs de bois et de serveurs ».

israel-19.jpgUri Lubrani, conseiller spécial aux Affaires arabes de Ben Gurion, 1960, tiré de « The Arabs in Israel » par Sabri Jiryias.

« Les palestiniens sont comme les crocodiles, plus vous leur donnez de viande, plus ils en veulent … ».

israeil-20.jpgEhud Barak, premier ministre israélien, 28 août 2000, Jerusalem post du 30 août 2000.

« Les palestiniens sont des bêtes qui marchent sur deux jambes ».

israeil-22.jpgMenahem Begin, discours à la Knesset, cité dans Amnon Kapeliouk, « Begin and the beast » «(Begin et les bêtes), New Statesman, 25 juin 1982.

« Il y a une énorme différence entre nous (les juifs), et nos ennemis. Pas seulement dans la capacité, mais dans la morale, la culture, le caractère sacré de la vie et la conscience.(sic) Ils sont nos voisins ici, mais c’est comme si à quelques centaines de mètres, il y avait un peuple qui n’appartenait pas à notre continent, à notre monde, qui appartenait véritablement à une autre galaxie ».

israeil-23.jpgPrésident israélien Moshe Katsav, Jerusalem Post, 10 mai 2001.

« Nous devons tout faire pour nous assurer qu’ils (les palestiniens) ne reviennent pas » … « Les vieux mourront et les jeunes oublieront ».

israeil-24.jpgDavid Ben Gurion, journal du 18 juillet 1948.

« Lorsque nous aurons colonisé le pays, il ne restera plus aux arabes que de tourner en rond comme des cafards drogués dans une bouteille ».

israeil-26.jpgRaphael Eitan, chef d’Etat major des forces de défense israéliennes (Tsahal), New york Times, 14 avril 1983.

« La thèse d’un danger d’un génocide qui nous menaçait en juin 67 et qu’Israêl se battait pour son existence physique était seulement du bluff, créé et développé après la guerre ».

israeil-28.jpgGénéral Matityaha Pelet, Ha’aretz, 19 mars 1972.

« C’est le devoir des leaders israéliens d’expliquer à l’opinion publique, clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui ont été oubliés avec le temps. Le premier de ces faits, c’est qu’il n’y a pas de sionisme, de colonisation ou d’Etat juif, sans l’éviction des arabes et l’expropriation de leurs terres ».

israeil-30.jpgYoram Bar Poreht, Yediot Aahronot, 12 juillet 1972.

« La population doit se préparer à la guerre, mais il revient à l’armée israélienne de poursuivre le combat avec l’objectif ultime qui est la création de l’Empire israélien ».

israel-31.jpgMoshe Dayan, ministre israélien de la défense et des affaires étrangères, 12 février 1952 Radio Israel.

« Des villages juifs ont été construits à la place des villages arabes. Vous ne connaissez pas le nom de ces villages et je ne vous le reproche pas, car les livres de géographie n’existent plus. Et non seulement les livres, mais les villages n’existent plus. Nahahal a remplacé Mahahul, le Kibbutz Gevat a remplacé Jubta, le Kibbutz Sarid a remplacé Hanifas et Kafr Yehoushua celle de tel Shaman. Il n’y a pas un seul endroit dans ce pays qui n’a pas une ancienne population arabe ».

ISRAEL-32.jpgMoshe Dayan, discours au Technion, Haifa, repris dans Ha’aretz, 4 avril 1969.

« si les gens s’habituent à cette donnée et que nous soyons réellement obligés d’accepter le retour des réfugiés, il pourrait être difficile pour nous, quand nous seront confrontés à des hordes de plaignants, de convaincre le monde qu’ils ne vivaient pas tous sur le territoire israélien. Quoi qu’il arrive, il serait souhaitable de réduire au minimum leur nombre … sinon ».

ISRAEL-33.jpgArthur Lourie, responsable israélien, dans une lettre à Walter Eytan, directeur général du ministère des affaires étrangères israélien (ISA FM 2564/22). D’après Benny Morris, « Naissance du problème des réfugiés palestiniens 1947-49 », p. 297.

« Une réconciliation volontaire avec les arabes est hors de question, que ce soit maintenant ou dans le futur. Si vous souhaitez coloniser un pays dans lequel une population vit déjà, vous devez fournir une armée pour le pays ou trouver quelque riche personne ou bienfaiteur qui vous la fournirait. Sinon, abandonnez la colonisation, parce que sans une force armée, qui rendrait physiquement impossible toute tentative de détruire ou d’empêcher cette colonisation, la colonisation sera impossible, pas difficile, pas dangereuse, mais IMPOSSIBLE. Le sionisme est une aventure de colonisation et c’est pour cela qu’elle est dépendante d’une force armée. Il est important … de parler hébreu, mais malheureusement, il est encore plus important d’être capable de tirer, ou bien je termine le jeu de la colonisation.»

ISRAEL-34.jpgVladimir Jabotinsky, fondateur du sionisme révisioniste (précurseur du likoud), Le Mur de fer, 1923.

« La colonisation sioniste doit être exécutée contre la volonté de la population autochtone.
C’est pourquoi cette colonisation doit continuer seulement sous la protection d’une puissance indépendante de la population locale, tel un mur de fer capable de résister à la pression de la population locale. Ceci est notre politique à l’égard des arabes.

ISRAEL-35.jpgVladimir Jabotinsky, Le Mur de fer, 1923.

« Entre nous soit dit, il doit être clair qu’il n’y a pas de place pour deux peuples dans ce pays. Nous n’atteindrons pas notre but si les arabes sont dans ce pays. Il n’y a pas d’autres possibilités que de transférer les arabes d’ici vers les pays voisins – tous. Pas un seul village, pas une seule tribu ne doit rester.

israel-36.jpgJoseph Weitz, chef du département colonisation de l’Agence juive en 1940, tiré de « A solution to the refugee problem ».

« Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine lorsque l’attention du monde s’est focalisée sur ce pays, pour mettre à exécution des expulsions massives parmi les arabes des territoires ».

ISRAEL-37.jpgBenyamin Netanyahu, alors député israélien au ministère des affaires étrangères, ancien premier ministre d’Israël, s’exprimant devant des étudiants à l’université de Bar Ilan, tiré du journal israélien « Hotam », du 24 novembre 1989.

« A-t-on vu un seul peuple abandonner son territoire de sa propre volonté ? De la même façon, les arabes de Palestine n’abandonneront pas leur souveraineté sans l’usage de la violence ».

ISRAEL-38.jpgISRAEL-39.jpgVladimir Jabotinsky (fondateur et partisan des organisations terroristes sionistes), cité par Maxime Rodinson dans « Peuple juif ou problème juif » (Jewish people or jewish problem).

« Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal, nous avons pris leur pays. C’est vrai que Dieu nous l’a promis, mais en quoi cela les concerne ? Notre dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce de leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous avons volé leur pays. Pourquoi devraient-ils l’accepter ?


israel-40.jpgDavid Ben Gurion, le premier ministre israélien, cité par Nahum Goldman dans le paradoxe juif, p. 121.

« Nous déclarons ouvertement que les arabes n’ont aucun droit de s’établir sur ne serait-ce un seul centimètre du Grand Israël …
La force est l’unique chose qu’ils comprennent. Nous devons utiliser la force absolue jusqu’à ce que les palestiniens viennent ramper devant nous.
».

Raphael Eitan, chef d’Etat-major des forces de la défense israéliennes. Gad Becker, Yediot Aharonot, 13 avril 1983, New York Times, le 14 avril 1983.

« Si l’assemblée générale devait voter par 121 voix contre une le retour aux frontières de l’armistice (frontière d’avant juin 1967), Israël refuserait de se plier à cette décision ».

israeil-41.jpgAba Aban, ministre israélien des affaires étrangères. New York Times, 9 juin 1967.

« Chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela …
Je vais vous dire quelque chose de très clair :
Ne vous préoccupez pas de la pression de l’Amérique sur Israël, nous, les juifs, contrôlons l’Amérique, et les américains le savent
».

Le premier ministre israélien Ariel Sharon, 3 octobre 2001, à Shimon Péres, cité sur la radio Kol Yisrael.

« Parmi les phénomène politique les plus inquiétants de notre temps, il y a l’émergence, dans l’Etat nouvellement créé d’Israël, d’un parti de la Liberté (Herut), un parti politique très proche, dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social, des nazis et des partis fascistes. Begin et Yitzhak Shamir qui étaient membres de ce parti sont devenus premiers ministres ».

israeil-30.jpgAlbert Einstein.
Hana Arendt et d’autres juifs américains célèbres, ont écrit dans le New York Times, pour protester contre la visite en Amérique de Begin, en décembre 1948.

« La carte actuelle de la Palestine a été dessinée sous le mandat britannique. Le peuple juif possède une autre carte que les jeunes et les adultes doivent s’efforcer de mener à bien : celle du Nil à l’Euphrate ».

Ben Gurion.

« Nous devons affronter la réalité qu’Israël n’est ni innocent, ni rédempteur. Et que lors de sa création et de son expansion, nous les juifs avons créé ce dont nous avons souffert historiquement : une population de réfugiés dans une diaspora ».

ISRAEL-42.jpgMartin Buber, philosophe juif, s’adressant au premier ministre Ben Gurion, sur le caractère moral de l’Etat d’Israël en faisant référence aux réfugiés arabes en mars 1949.

« Quand nous (disciples du judaïsme prophétique) nous sommes retournés en Palestine … la majorité des juifs, ont préféré apprendre d’Hitler plutôt que de nous ».

israeil-42.jpgISRAEL-43.jpgMartin Buber, au public de New York. Jewish Newletter, 2 juin 1958.

« Le pouvoir légal d’Hitler était basé sur le « décret de loi », qui était voté tout à fait légalement par le Reichstag et qui permettait au Führer et à ses représentants, en langage simple, de faire ce qu’ils voulaient, ou en langage juridique, de publier des décrets ayant pouvoir de loi. Exactement le même type de loi votée par la Knesset (le parlement israélien) juste après la conquête de 1967, accordant au gouvernement israélien, et à ses représentants le pouvoir d’Hitler, qu’ils utilisent de façon hitlérienne ».

Docteur Israel Shahak, président de la Ligue israélienne pour les droits de l’homme et les droits civiques, survivant du camp de concentration de Bergen Belsen, commentant les lois d’urgence de l’armée israélienne suite à la guerre de 1967.Palestine, vol. 12, décembre 1983.

« Nous sommes sortis, accompagnés par Ben Gurion. Allon a répété sa question : « Que devons-nous faire avec la population palestinienne ? » Ben Gurion a levé sa main dans un geste qui voulait dire : « Chassez-les ».

Yitzhak Rabin, version censurée des mémoires de Rabin, publiées dans le New York times, 23 octobre 1979.

 

 

israel impunie

 

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L'état des soldats juifs
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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 16:49

Voici une liste des résolutions de l’ONU qu’Israël n’applique pas. Ben oui, c’est Israël !

 
Assemblée générale (ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

  1. Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies
  2. Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins » ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.  
  3. Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).
Conseil de sécurité
  1. Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.  
  2. Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés. 
  3. Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région. 
  4. Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».  
  5. Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris »de la résolution 250.  
  6. Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.  
  7. Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».  
  8. Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.  
  9. Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.  
  10. Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler. 
  11. Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit. 
  12. Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ». 
  13. Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève. 
  14. Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés. 
  15. Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés. 
  16. Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés. 
  17. Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés. 
  18. Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672. 
  19. Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève. 
  20. Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève. 
  21. Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban. 
  22. Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens. 
  23. Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève. 
  24.  Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations. 
  25. Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ». 
  26. Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ». 
  27. Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ». 
  28. Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet. 
  29. Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ». 
  30. Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure suceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ». 
  31. Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

 

 

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 21:53

 

Egypte-Ghaza

 

 




Tariq Ramadan

Jeudi 7 janvier 2010

On savait que les Palestiniens étaient depuis longtemps les victimes directes des politiques arabes chaotiques, veules et hypocrites. On savait que l’Etat d’Israël n’avait au fond pas de grands efforts à faire pour imposer sa vision, ses méthodes et ses objectifs : avec les Etats-Unis, le silence complice de l’Europe, et la complicité passive des Etats arabes, la cause était entendue. D’aucuns ont même parlé, avec quelque raison, de la « politique pro-sioniste » des Etats arabes. Nous savions les lâchetés et les trahisons : rien de nouveau à l’horizon.

On avait pu croire que le pire fut atteint avec l’offensive meurtrière et criminelle des forces israéliennes sur Gaza il y a un an. C’était sans compter sur la capacité créatrice du « pire encore » qu’allait nous offrir l’Etat égyptien et la délégation des « autorités religieuses » d’al-Azhar. Au nom de « la sécurité nationale », contre « le terrorisme », et, enfin, pour lutter contre « la corruption », la « contrebande » et « le trafic de drogue » des « indisciplinés » de Gaza, le gouvernement égyptien a décidé de construire un mur souterrain de plus de vingt mètres de profondeur afin d’empêcher que les « Gazaouis » continuent leurs actes « illégaux » de construction des « tunnels de la contrebande ». Le gouvernement égyptien n’a bien sûr aucune intention de cloîtrer les habitants dans leur enfer ; il s’agit, à l’évidence, d’une question de sécurité nationale ! Cela est tellement vrai que le comité des savants d’al-Azhar a cautionné ladite décision en affirmant qu’il était « islamiquement légitime » (« conforme à la sharî’a ») de protéger ses frontières (ceux ci répondaient à une fatwa de l’Union mondiale des savant musulmans qui disait exactement le contraire, à savoir que cette décision était « islamiquement inacceptable »).

Quelle honte ! Comment ose-t-on jouer avec la justice, instrumentaliser ainsi le pouvoir et la religion. Le peuple palestinien, et au premier rang duquel les habitants de Gaza, vivent un déni de dignité et de droit, ils n’ont plus accès à la nourriture, à l’eau et aux soins, et voilà que le gouvernement égyptien se fait l’allié de la pire politique israélienne : isoler, étrangler, affamer, étouffer les civils palestiniens après les avoir décimés par centaines. Il est question de faire plier la résistance et d’acculer les leaders. Le gouvernement égyptien a bloqué les différents convois qui cherchaient à secourir le peuple palestinien avec l’espoir de lever le blocus sur Gaza. La mobilisation qui a permis à des centaines de femmes et d’hommes du monde entier de se réunir à Rafa a essuyé refus sur refus de la part du pouvoir du Caire, le tout agrémenté de quelques humiliations ciblées.

Quelle honte vraiment ! Le gouvernement israélien peut sourire. Au même moment, on nous annonce un lancement nouveau et « prometteur » du « processus de paix » !! Toutes les parties y trouveraient leur compte, nous dit-on, et les Etats-Unis, soutenus par l’Arabie Saoudite et … l’Egypte, ont grandement participé à l’élaboration de ce « programme complet ». Beau « processus de paix » au nom duquel il aura fallu soumettre des civils à des mois de boycott avant d’inviter leurs leaders à des tables de négociations « très libres » et « très respectueuses ». Le gouvernement israélien peut sourire, à l’évidence : il gagne encore du temps et ne perd sur aucun dossier. Sa politique de peuplement sera temporairement gelée…sauf les constructions déjà engagées. Belle négociation en vérité !

Il faut le dire et le répéter : le « mur-égyptien-de-sécurité-nationale » est une honte. Les autorités religieuses qui l’ont, de surcroît, légitimé ont agi comme ces fameux « ulamâ » (savants musulmans) ou « conseils islamiques » soumis qui aux pouvoirs, qui aux dictatures, qui aux forces coloniales ou qui encore aux quelconques Républiques peu cohérentes et manipulatrices des religieux. Que peut-il rester de leur crédibilité avec l’émission d’une telle « fatwa politique » qui ajoute à la dictature du pouvoir la caution islamique de la lâcheté des savants (ulamâ) ? Le silence eut été préférable.

Il faut dénoncer l’inacceptable et demeurer aux côtés de celles et de ceux qui résistent dans la dignité. S’il est une chose que les gouvernements israéliens successifs savent, et avec laquelle nous sommes d’accord, c’est que le peuple palestinien ne cédera pas. Et pour ceux qui auraient quelques doutes, ajoutons à cette certitude, une seconde vérité du temps : l’Histoire est du côté des Palestiniens et ce sont eux qui représentent pour aujourd’hui et pour demain l’espoir des valeurs humaines les plus nobles. Résister à l’oppresseur, défendre ses droits légitimes et sa terre, et ne jamais céder à l’arrogance et aux mensonges des puissants. Quant aux pouvoirs israéliens, égyptiens ou autres, ou encore les fatâwâ (plur. de fatwa) des ulamâ appointés, ils passeront, ils passeront très certainement et seront heureusement oubliés. Heureusement. Le devoir de mémoire se meut en invitation à l’oubli quand il s’agit des noms et des agissements des dictateurs, des traitres et des lâches.

© Tariq Ramadan 2008
 

 

Tariq Ramadan.com

article à consulter http://www.jaimepasisrael.com/la-bombe-a-phosphore-et-les-tanks-des-armes-dignes/  

 



la raison de l’attitude du gouvernement égyptien concernant Gaza


L'état des soldats juifs
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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 13:11

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...en faisant appel à des Fans de l’informatique, pour participer à cette désinformation en suivant un manuel d’emploi très précis, contenant les règles a suivre :

Extraits du Manuel (comportant 25 règles ) :
La première étape est de montrer que vous voulez la paix A LA FOIS pour les Israéliens et les Palestiniens, et notamment pour les enfants.

 « Soyez attentif à votre ton. Un ton protecteur, paternaliste, détournera les Américains et les Européens…..
il est essentiel pour les messages de porte-parole pro-israéliens de ne pas apparaître comme hautains ou condescendants….
 Si, au centre de votre communication, vous montrez du doigt en disant “Israël a raison, ils ont tort”, vous perdrez plus que vous ne gagnerez »
.
Règle n° 10. « Tracer un parallèle entre Israël et les Etats-Unis, y compris la nécessité de combattre le terrorisme….
 Ne parlez pas de religion…. Par conséquent, même la mention du mot “juif” dans le contexte d’Israël va déclencher une réaction négative…
..“délibéré” est le mot juste à utiliser pour rappeler l’intention derrière derrière les attentats. Ceci est beaucoup plus fort que de décrire les attentats comme “aveugles”…
….
Et, pour terminer le tout, l’inévitable référence à l’holocauste et à la nécessité qu’il ne se reproduise pas...

: Faites porter au Hamas la responsabilité du premier pas pour la paix par l’utilisation du “si” (et n’oubliez pas de terminer avec un clair “alors”, pour montrer qu’Israël est un partenaire pour la paix). “Si le Hamas se réforme... Si le Hamas reconnaît notre droit à exister... Si le Hamas renonce au terrorisme... Si le Hamas soutient les accords de paix internationaux... alors nous sommes disposés à faire la paix aujourd’hui.” 

 

Vous trouverez tout l’article sur le lien suivant : la propagande sur le net 
 

 

 

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 13:25

 La Masjid al-Aqsâ (littéralement : “le Lieu de prière éloigné”) qui se trouve à Jérusalem occupe une place importante dans les cœurs des musulmans.

Dieu, dans le Coran, parle de cette mosquée et du pays où elle se trouve en ces termes :
Pureté à Celui [Dieu] qui a fait voyager Son serviteur [Muhammad] de la Mosquée Sacrée jusqu’à la Masjid al-Aqsâ – celle dont Nous [Dieu] avons béni les alentours – afin de lui montrer Nos Signes. Il [Dieu] est, Lui, Celui qui entend, Celui qui voit” (Coran 17 /1).

Dans les paroles (hadîths) du Prophète Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam) également, 

2) Après leur émigration à Médine, le Prophète et ses Compagnons ont accompli, pendant 16 ou 17 mois, leurs cinq prières quotidiennes le visage tourné dans la direction de la mosquée al-Aqsâ (rapporté par al-Bukhârî et Muslim).

3) Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :
 “Un voyage ne doit être entrepris que vers trois mosquées : la Mosquée Sacrée, ma Mosquée que voici, et la Mosquée al-Aqsâ” (rapporté par al-Bukhârî et Muslim).
Ce Hadîth souligne qu’à part ces trois mosquées, il n’est pas utile de voyager spécialement pour se rendre dans une mosquée (c’est l’interprétation de certains ulémas) ou qu’il n’est pas permis d’entreprendre un voyage à but purement cultuel ailleurs que vers l’une de ces trois mosquées (c’est l’interprétation d’autres ulémas).

4) Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :
La prière (salât) accomplie dans la Mosquée sacrée [de La Mecque] est égale [sur le plan des récompenses] à cent mille prières faites ailleurs. La prière accomplie dans ma Mosquée [à Médine] est égale [sur le plan des récompenses] à mille prières faites ailleurs. Et la prière accomplie dans la Mosquée al-Aqsâ [de Jérusalem] est égale [sur le plan des récompenses] à cinq cents prières faites ailleurs
(rapporté par al-Bazzâr, cité par Ibn Hajar qui dit de ce Hadîth qu’il est hassan).

5) Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), questionné au sujet de la première maison (consacrée à Dieu) bâtie sur terre, a dit :

 “C’est la Mosquée Sacrée [la Kaaba]. - Ensuite ? lui demanda-t-on.
 - C’est la Mosquée al-Aqsâ, répondit-il.
- Combien de temps entre les deux ?
demanda-t-on.
- 40 ans, répondit-il (rapporté par al-Bukhârî).
Commentant ce Hadîth, certains ulémas sont d’avis que c’est Adam qui, le premier, a construit ces deux mosquées, à 40 ans d’intervalle, et que Abraham n’a fait que re-construire la Kaaba à l’endroit où elle avait été construite par Adam, et que Jacob (Ya’qûb) n’a fait lui aussi que reconstruire al-Aqsâ là où Adam l’avait construite. Mais je préfère l’avis d’autres ulémas (Ibn Kathîr notamment), ceux qui, pour leur part, sont d’avis que c’est Abraham qui, le premier, a construit la Kaaba en compagnie de son fils Ismaël, et que al-Aqsâ a été fondée 40 ans après cela (Ibn Kathîr a écrit dans son Tafsîr que le Hadîth relatant que c’est Adam qui a construit le premier la Kaaba est faible).

Par qui al-Aqsâ a été fondée 40 ans après la construction de la Kaaba par Abraham, le prophète Muhammad (sallallahu 'alayhi wa sallam) ne l’a pas dit. Ibn Kathîr est d’avis qu’il s’agit du prophète Jacob (Ya’qûb), et qu’il s’agit juste d’une mise en place très sommaire qui s’est déroulée quarante ans après la construction de la Kaaba par le prophète Abraham (Qassas ul-anbiyâ’, Ibn Kathîr, p. 156 et p. 202). Quant au prophète David (Dâoûd), il n’a fait que réinstaller l’arche là où son ancêtre avait posé les fondations du Sanctuaire. Son fils, le prophète Salomon (Sulaymân), n’a fait quant à lui que reconstruire et l’embellir. Le prophète Muhammad (sur lui la paix) a ainsi relaté comment Salomon, qui est son frère dans la foi, a invoqué Dieu et Lui a demandé trois choses après avoir terminé la (re-)construction du Sanctuaire (rapporté par an-Nassaï et Ibn Mâja, authentifié par al-Albânî).

Tout ceci fait qu’hier comme aujourd’hui, les musulmans demeurent attachés à la Mosquée al-Aqsâ et à ce qu’on appelle aujourd’hui l’Esplanade des Mosquées.

Hier, c’était notamment le vendredi 2 octobre 1187, quand Saladin (Salâh ud-dîn al-Ayyûbî - 1138-1193) avait fait son entrée dans Jérusalem qu’il avait reprise aux Croisés.
 Quatre ans plus tard, en septembre 1191, le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion lui demande par écrit de leur restituer Jérusalem, car, affirme-t-il, “c’est notre lieu de culte”. Saladin lui répond : La Ville sainte est (…) plus importante pour nous, car c’est vers elle que notre Prophète a accompli son miraculeux voyage nocturne, et c’est là que notre communauté sera réunie le jour du jugement dernier. Il est donc exclu que nous l’abandonnions. Jamais les musulmans ne l’admettraient (…) (Les croisades vues par les Arabes, Amin Maalouf, pp. 242-243).

Mais que Saladin refuse d’abandonner Jérusalem ne signifie pas qu’il en interdise l’accès à ceux qui ne sont pas musulmans et qui voudraient y pratiquer leur culte, fussent-ils ceux qui, eux, ont été injustes envers les musulmans lors de leur occupation. Au contraire, dès son entrée à Jérusalem le vendredi 2 octobre 1187, Saladin avait montré à ce sujet la grandeur d’âme des musulmans. Amin Maalouf relate : Ses émirs et ses soldats ont des ordres stricts : aucun chrétien, qu’il soit franc ou oriental, ne doit être inquiété. De fait, il n’y aura ni massacre ni pillage. Quelques fanatiques ont réclamé la destruction de l’église du Saint-Sépulcre en guise de représailles contre les exactions commises par les Franj [les Croisés], mais Saladin les remet à leur place. Bien plus, il renforce la garde sur les lieux du culte et annonce que les Franj eux-mêmes pourront venir en pèlerinage quand ils le voudront. Bien entendu, la croix franque, installée sur le dôme du Rocher, est ramenée. Et la mosquée Al-Aqsa, qui avait été transformée en église, redevient un lieu de culte musulman (…). D’autres biens seront vendus plus tard aux familles juives, que Saladin installera dans la Ville sainte. (…) Si Saladin a conquis Jérusalem, ce n’est pas pour amasser de l’or, encore moins pour se venger. (…) Sa victoire, c’est d’avoir libéré la Ville sainte du joug des envahisseurs, et cela sans bain de sang, sans destruction, sans haine (Les croisades vues par les Arabes, Amin Maalouf, pp. 230-232).
Cette magnanimité de Saladin est en tous points conforme à ce qu’a enseigné le Prophète (Sallalahu ξalliyhi wa sallam) en la matière (par exemple lors de la conquête de La Mecque où vivaient ses ennemis).
Cette attitude chevaleresque de Saladin fut d’autant plus méritoire que les Croisés, eux, n’avaient pas fait preuve d’un comportement noble lors de leur conquête puis de leur occupation de Jérusalem à partir de juillet 1099 (lire à ce sujet, du livre sus-cité, les pages 8-9, 69 et 53-56).

Wallâhu A’lam (Dieu sait mieux).

Par
Anas • 5 juin, 2008 • 

la mention de la Masjid al-Aqsâ revient souvent :
1) Lors de son 
voyage nocturne (al-isrâ wal-mi’râj), le Prophète (Sallalahu ξalliyhi wa sallam) a été conduit d’abord de la Mosquée sacrée de La Mecque jusqu’à la Masjid al-Aqsâ de Jérusalem (voir verset du Coran plus haut, ainsi que les Hadîths bien connus rapportés par al-Bukhârî et Muslim).
11

Selon Ibn Hazem et Anas Ben Malik, le Prophète a dit :

 « Dieu ordonna à ma communauté de faire cinquante prières (par jour). Comme je revenais (de retour du Voyage Nocturne) avec cette ordonnance je passai près de Moïse. – Que t’as ordonné Dieu à l’égard de ta communauté ? me demanda-t-il. - Il m’a prescrit cinquante prières, lui répondis-je. – Retourne vers le Seigneur, me conseilla Moïse, ta communauté ne peut faire cela. – Je revins auprès de Dieu qui réduisit le nombre de moitié. En passant auprès de Moïse je lui dis : - On a réduit de moitié (le nombre de prières). – Retourne vers le Seigneur, insista Moïse, ta communauté ne pourra faire cela. – Je repartis selon les recommandations de Moïse auprès de Dieu qui réduisit à nouveau le nombre de moitié. En revenant près de Moïse, je lui communiquai la nouvelle de la réduction. – Retourne vers le Seigneur, me dit-il, car ta communauté n’aura pas assez de force pour cela. – Je repartis encore vers le Seigneur qui me dit : - Ce sera cinq prières (par jour) qui équivaudront à cinquante, car il n’y a pas de changements dans Mes Paroles. Je m’en allai vers Moïse et il renouvela ses exhortations. – J'ai honte du Seigneur, lui avouai-je. Alors Gabriel m’accompagna jusqu’au lotus de la limite (Sidrata el mountaha) ; il est recouvert de couleurs que je ne peux décrire et je pénétrai dans le Paradis, qui abritait des coupoles de perles et dont le sol était de musc. »

lien a consulterLe berceau des rituels francs-maçonniques : la Caverne de Zedekiah en dessous du Temple de Salomon

article à consulter http://www.jaimepasisrael.com/la-bombe-a-phosphore-et-les-tanks-des-armes-dignes/  

 

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