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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 11:40

 

Au nom d’Allah,L’infiniment Miséricordieux, le très Miséricordieux 

 

Introduction

Gloire à Allah, Seigneur des mondes.  Et que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur notre prophète Mohammed, sa famille et ses compagnons. 

Le premier pilier de l’islam est notre attestation qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Mohammed est le messager d’Allah.  La première moitié de cette attestation signifie notre croyance au monothéisme, [celle de croire et de mettre en pratique qu’il n’y a pas de dieu méritant d’être adoré si ce n’est Allah].

La deuxième moitié est une déclaration que Mohammed (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) est le messager d’Allah [sachant qu’il n’y a pas de meilleur exemple méritant d’être suivi si ce n’est le sien].  Ce n’est qu’en cultivant les points qui vont suivre que nous pouvons réellement saisir la signification de la deuxième moitié de l’attestation de foi :

1. Croire tout ce que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) nous a dit.  Nous devons croire, d’abord et avant tout, que Mohammed (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) est le Messager d’Allah envoyé à toute l’humanité et à tous les Djinns afin de transmettre à cette dernière ce qu’Allah lui a révélé du Coran et de la Sounnah.  Cette révélation est la religion de l’islam et jamais Allah n’acceptera de Ses serviteurs une autre religion.

2. Obéir à ses commandements sans jamais y trouver à redire et avec complète soumission.  Nous devons suivre sa Sounnah, nous y conformer et nous abstenir de tout ce qui lui est contraire.

3. Aimer le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).  Nous devons aimer notre Prophète plus que quiconque, même plus que nos propres parents ou enfants ou notre propre personne.  C’est en l’aimant ainsi que nous lui démontrerons le respect et la déférence dont il est digne et que nous serons assez motivés pour faire tout ce qui est en notre pouvoir pour le soutenir et le défendre.

Il nous incombe à tous, en tant que musulman, de réellement appliquer dans nos vies la signification de la deuxième moitié de l’attestation de foi (la parole d’unicité) « Mohammed est le Messager d’Allah ». Ceci, pour valider sa foi et concrétiser cette seconde attestation et pour qu’elle soit acceptée. Les hypocrites sont venus dire au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) : 

  • « Lorsque les hypocrites viennent te voir, ils prétendent : « Nous attestons que tu es le Messager d’Allah. » Allah sait bien que tu es Son messager ! Et Allah atteste que les hypocrites sont vraiment des menteurs.» [Sourate al-Mounâfiqoun : 1]

Il y a plusieurs actions concrètes que nous pouvons faire pour démontrer l’amour que nous portons au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et pour nous acquitter de nos devoirs envers lui.  Nous devons répondre aux attaques des mécréants à son encontre et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour le défendre.  Nous devons tous participer à cette défense dans la mesure de nos moyens.

Ce que nous pouvons faire en tant qu'individu

 

1.      Étudier les preuves irréfutables que Mohammed (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) est le Messager d’Allah.  La source principale sur laquelle se fonde cette preuve n’est autre que le Coran.

2.      Apprendre en détail les preuves tirées du Coran, de la Sounnah et de l’avis unanime des musulmans qui prouvent qu’il est obligatoire d’obéir au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et de suivre son parfait exemple.

3.      Apprendre de quelle façon Allah a protégé la Sounnah du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui)     encherchant à en savoir plus sur les efforts considérables qu’ont fait les savants, à travers les siècles, pour distinguer les faux hadiths des hadiths authentiques et sur la façon dont ils les ont compilés en se basant sur des critères les plus rigoureux qui soient.  Aucune autre civilisation n’a jamais développé de critères aussi stricts pour authentifier des faits historiques.

4.      Cultiver dans nos cœurs notre amour pour le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) en nous rappelant sa description et ses nobles qualités, en lisant des écrits sur son bon caractère et sur ses bonnes actions et sur le fait qu’il incarnait en lui seul toutes les bonnes qualités qu’il est possible de retrouver chez un être humain.

5.      Nous rappeler son grand mérite et le bien qu’il a fait à chacun de nous, car c’est lui qui nous a transmis la religion véridique, et il a accompli ce devoir de la façon la plus parfaite qui soit.  Il a rempli à la perfection son devoir envers Allah, nous a transmis le message de son Seigneur et a conseillé la communauté.

6.      Après la reconnaissance envers d’Allah, nous lui devons reconnaissance pour toutes les bonnes choses que nous réalisons et auxquelles nous parvenons, en ce monde et dans l’au-delà, car c’est lui qui nous a pavé le chemin et montré la façon de les réaliser et de les atteindre, qui nous a guidés vers leur accomplissement.  Pour cela, Allah lui a accordé comme rétribution la plus grande bénédiction jamais accordée à un Prophète.

7.      Nous rappeler à quel point le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) était compatissant et indulgent envers sa communauté et à quel point il se souciait de son bien-être et s’assurait qu’elle soit bien guidée.  Allah dit : « Le Prophète est plus proche des croyants qu’ils ne le sont d’eux-mêmes. » [Sourate al-Ahzab: 6]

8.      Prendre connaissance des versets du Coran et des hadiths qui mentionnent le haut rang et sa grande valeur dont il jouit auprès de son Seigneur, de l’amour que son Créateur lui porte et à quel point il est tenu en haute estime par Lui.

9.      Obéir à l’ordre d’Allah lorsqu’Il nous demande d’aimer son Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Cependant, nous sommes tenus de l’aimer plus que notre amour propre. Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « Nul ne croit vraiment si je ne suis à ses yeux plus cher que sa propre personne, que ses enfants, que ses parents et que toute l’humanité. »

10.  Obéir aux ordres d’Allah en démontrant du respect envers le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et envers sa Sounnah.

 Allah dit : « Ô vous qui croyez ! N’élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète, et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres, sinon vos œuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte. » [Sourate al-Houjourat : 2]

 Allah dit : « Ceux qui baissent la voix auprès du Messager d’Allah sont ceux dont Allah a éprouvé les cœurs pour la piété. Ils auront un pardon et une énorme récompense. » [Sourate al-Houjourat : 3]

 Allah dit : « N’appelez pas le messager comme vous vous appelez les uns les autres. » [Sourate al-Nour : 3]

11.  Obéir aux ordres d’Allah en prenant la défense de notre Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et en le protégeant de ceux qui tentent de lui causer du tort ou de porter atteinte à son honneur.

Allah dit : « … pour que vous croyiez en Allah et en Son messager, que vous l’honoriez et le respectiez,… » [Sourate al-Fath : 9]

12.  Cultiver en nos cœurs une intention constante et sincère de défendre le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et de faire l’apologie de sa bonne renommée.

13.  Garder à l’esprit les avantages et la récompense énorme qui attendent, dans l’au-delà, ceux qui démontrent sincèrement leur amour pour le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).  Ils seront ses proches compagnons au Paradis, car le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit (à celui qui dit : « j’aime Allah et son messager ») : « Vous serez avec ceux que vous aimez. »

14.  Prendre l’habitude de faire des salutations au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) chaque fois que son nom est mentionné, et plus particulièrement après l’appel à la prière, le jour de vendredi. Ne pas hésiter à le faire à chaque instant pour la grande récompense de cet acte et pour le droit que le prophète détient sur nous.

15.  Lire la biographie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) écrite à partir de sources authentiques et mettre à profit les nombreuses leçons qu’elle contient et en établissant un lien entre ces événements et notre quotidien.

16.  Apprendre la Sounnah du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) en étudiant ses sources authentiques établies par les savants. Nous devons prendre le temps d’étudier les hadiths et nous efforcer d’en avoir une bonne compréhension.  Nous devons tirer de ces hadiths les règles et les leçons qu’ils contiennent comme ses sagesses, sa haute noblesse, et son incitation à adorer parfaitement Allah et à être humble envers son Créateur.

17.  Nous efforcer de suivre intégralement la Sounnah en accordant la priorité aux choses obligatoires.

18.  Nous efforcer de suivre le parfait exemple du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), même dans les choses que nous ne sommes pas obligés de faire ne serait-ce mettre cela en pratique qu’une fois dans notre vie afin de suivre son exemple jusque dans les moindres détails.

19.  Être attentifs à ne jamais déprécier aucun aspect de la Sounnah ou s’en moquer.

20.  Éprouver de la joie chaque fois que l’on voit des gens mettre en pratique un aspect de sa Sounnah.

21.  Ressentir de la tristesse chaque fois que l’on voit des gens négliger un aspect de sa Sounnah.

22.  Concevoir une inimitié profonde envers quiconque calomnie le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) ou désapprouve sa Sounnah.

23.  Aimer les membres de la famille du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), ses femmes et ses descendants inclus.  Nous pouvons chercher à nous rapprocher d’Allah en les aimant parce qu’ils étaient proches du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et pour leur engagement envers l’islam.  Il doit nous tenir à cœur de voir ses descendants et sa famille obéir à Allah si l’un d’entre eux venait à désobéir à la Sounnah, car c’est quelque chose qui était très cher au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).  ‘Omar Ibn al-Khattab, a dit à l’oncle du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) : « Ô Abbas ! Le jour où tu as embrassé l’islam m’est plus cher que le jour où al-Khattab l’a fait.  Et ce, uniquement parce que je sais que ta conversion à l’islam était plus chère au Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) que celle de al-Khattab. »

24.  Suivre la recommandation du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) concernant sa propre famille, lorsqu’il a répété à trois reprises : « Je vous rappelle les droits qu’Allah m’a accordé en ce qui concerne le respect dû à ma famille. ».

25.  Aimer et respecter les compagnons (Sahaba) du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), reconnaître leur prédominance sur toute autre personne de cette communauté en ce qui a trait à leur savoir, leurs œuvres et leur noble position auprès d’Allah. [Nous devons être reconnaissants envers eux pour les efforts qu’ils ont déployés afin que l’islam parvienne jusqu’à nous].

26.  Aimer et respecter les savants musulmans pour leur statut et leur connaissance approfondie de l’héritage légué par le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).  Les savants sont les héritiers des prophètes et en ce sens, ils méritent d’être aimés et respectés.  C’est là un des droits du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) sur nous.

 

Ce que nous pouvons faire en tant que familles et en tant que société

27. Inculquer à nos enfants l’amour du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).

28. Enseigner à nos enfants à suivre son parfait exemple.

29. Posséder chez soi des livres sur la vie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et les lire en famille.

30. Posséder chez soi des cassettes audio sur sa vie et les écouter en famille.

31. Ne faire visionner à nos enfants que ce qui est conforme à l’islam et ses principes.

32. Prévoir chaque semaine un ou plusieurs cours en famille où on y enseignerait la vie du Prophète.

33. Que le chef de famille suive l’exemple du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dans ses rapports avec sa famille.

34. Encourager nos enfants à mémoriser et à mettre en pratique les invocations enseignées par le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) pour se rappeler d’Allah en toute occasion.

35. Encourager nos enfants à dépenser une partie de leurs économies en œuvres charitables que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) avait pour habitude d’encourager, comme donner aux orphelins, nourrir une personne pauvre ou aider des gens dans le besoin.  C’est là une excellente façon de mettre en pratique la Sounnah.

36. Habituer nos enfants à utiliser, dans leur langage courant, des paroles du Prophète telles que : « Le croyant est intelligent et sage » ; « Un croyant ne rentre pas la main dans le même trou s’il s’y est fait piquer une première fois »  et « Facilitez les choses et ne les rendez pas difficiles ».

37. Organiser, à la maison, des compétitions dans lesquelles sont testées les connaissances des membres de la famille sur la vie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).

38. Apprendre à nos enfants la biographie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) en organisant des activités telles qu’« Un jour à la maison du Prophète ».

Ce que nous pouvons faire dans le domaine de l'éducation

39. Cultiver l’amour pour le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dans le cœur de nos étudiants en leur enseignant les droits qu’il détient sur la communauté musulmane.

40. Multiplier les conférences portant sur différents aspects de sa vie et de sa personnalité.

41. Encourager les autorités en matière d’éducation à ajouter dans le programme d’études islamiques et des sciences humaines un cours spécialisé sur la vie du Prophète.

42. Nous efforcer à trouver les financements pour multiplier les chaires d’enseignements islamiques universitaire professeurs enseignant la biographie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dans les universités occidentales.

43. Encourager les recherches académiques approfondies sur la biographie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et encourager les savants musulmans à publier des travaux portant sur différents aspects de sa Sounnah.

44. Organiser des lieux d’exposition d’information dans les écoles et les universités pour faire connaître le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) aux gens et les informer sur les régions géographiques où l’islam s’est répandu.

45. Dédier des emplacements réservés et visibles de nos bibliothèques à des ouvrages sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).

46. Rédiger des ouvrages de référence encyclopédiques sur la vie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et les traduire en différentes langues.

47. Organiser des concours annuels à l’issue desquels les étudiants pourront recevoir des prix pour le travail de recherche le plus original sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et sur sa vie.

48. Organiser des colonies de vacances pour jeunes où l’on cultive par les activités proposées l’amour pour le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et où l’on enseigne aux jeunes à mettre la Sounnah en pratique.

49. Animer, pour nos futurs dirigeants, des séminaires de formation portant sur la façon de suivre l’exemple du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).

Ce que les dirigeants, les prédicateurs et les étudiants peuvent faire

50. Expliquer de quelle façon le message auquel nous invite le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) constitue le sceau de tous les messages révélés avant lui.  Mettre l’accent sur le fait qu’il a été envoyé avec la religion monothéiste pure et clémente et que son souci premier était de guider l’humanité vers l’adoration sincère et monothéiste de son Seigneur.

51. Multiplier nos efforts pour inviter à l’islam les gens de toutes les nations, de toutes couleurs et de toutes les conditions sociales.

52. Parler aux gens du noble caractère qu’avait le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) avant même de commencer à recevoir la révélation d’Allah, et du fait que parmi son peuple, il était connu pour posséder le meilleur caractère. Montrer aussi cette haute moralité après avoir reçu la révélation.

53. Informer les gens des mérites de notre Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et des particularités de la communauté de l’islam de façon éloquente et attractive pour éveiller leur intérêt.

54. Informer les gens sur la façon dont se comportait le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) avec sa famille, ses voisins et ses compagnons (qu’Allah les agrée).

55. Attirer l’attention sur le fait qu’il s’est toujours comporté avec politesse et magnanimité envers les juifs, les chrétiens, les païens et les hypocrites qui eux, pourtant, lui démontraient de l’hostilité.

56. Faire savoir aux gens avec quelle noblesse de caractère il s’est acquitté de ses tâches les plus ordinaires dans sa vie de tous les jours.

57. Réserver une partie du sermon du vendredi pour discuter certains aspects de la vie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et, occasionnellement, dédier tout un sermon à ce sujet.

58. Après nos prières quotidiennes, nous pouvons consacrer cinq minutes au commentaire des versets récités durant la prière et ayant un lien avec le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).

59. Mettre en œuvre au sein de la mosquée des cours de mémorisation de la Sounnah similaires à ceux destinés à la mémorisation du Coran.

60. Corriger les idées reçues qu’entretiennent les gens en général sur la Sounnah et souligner l’importance de suivre et d’appliquer cette Sounnah dans notre vie quotidienne en employant un langage simple et clair.

61. Rappeler aux gens les jugements islamiques rendus par les savants musulmans concernant ceux qui calomnient le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et insister sur le fait que nous sommes obligés de nous dissocier de telles personnes et les prendre en aversion.

62. Multiplier les efforts pour ramener les gens à leur religion en leur présentant le message du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dans les termes les plus simples et les plus clairs.

63. Nous efforcer d’utiliser les médias pour mettre en garde les gens contre l’exagération dans leur vénération du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et leur expliquer les versets du Coran qui interdisent l’excès et l’extravagance, tels que : « N’exagérez pas dans votre religion ».  Et expliquer les hadiths tels que : « N’exagérez pas en me vénérant comme les chrétiens exagèrent dans la vénération du fils de Marie. »  Il est important de souligner que le véritable amour pour le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) se traduit par le fait de suivre sa Sounnah.

64. Encourager les gens à lire la biographie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) des ouvrages basés sur des sources authentiques.  Nous devons faire connaître ces sources authentiques et les rendre disponibles.

65. Réfuter les idées reçues et les affirmations erronées qui circulent sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et sur sa vie.

Ce que nous pouvons faire au niveau culturel et médiatique

66. Profiter de certains événements culturels ou médiatiques pour faire connaître le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) aux gens et les particularités de sa communauté.

67. S’abstenir de publier ou de diffuser quoi que ce soit, qui serait contraire à sa Sounnah.

68. Réfuter les idées reçues et les affirmations fausses véhiculées par les médias occidentaux au sujet de notre Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et de notre religion.

69. Organiser des conférences de presse et des événements culturels en compagnie de penseurs non-musulmans justes et modérés au cours desquels nous pouvons discuter mutuellement au sujet du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et de son message.

70. Publier ce que des non-musulmans objectifs ont dit ou écrit sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).

71. Organiser des colloques et des conférences culturelles où sont discutés la vie et la méthodologie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et où l’on démontre comment cette dernière convient à toutes les époques et à toutes les régions du monde.

72. Diffuser des concours télévisés où les candidats peuvent gagner des prix en mettant à l’épreuve leurs connaissances sur la biographie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).

73. Écrire et publier des articles, des récits authentiques et des brochures sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).

74. Suggérer à la rédaction de certains journaux et magazines afin qu’ils créent une section hebdomadaire dans laquelle seront publiés des versets du Coran et des hadiths du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et dans laquelle sera expliqué pourquoi les musulmans aiment le Prophète et font tout pour suivre son exemple.

75. Adresser une pétition au conseil d’administration des réseaux de télévision afin qu’ils créent des émissions sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et sur sa vie, dans lesquelles seront mises en valeur ses grandes qualités et sa conduite irréprochable et exemplaire envers ses femmes, ses enfants, ses fidèles, et même ses ennemis.

76. Encourager les studios de production à réaliser des documentaires de qualité sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), sur sa vie et sur ses rapports avec autrui.

77. Encourager nos stations de télévision locales, ainsi que les chaînes satellites à produire et diffuser de bons supports pour enfants mettant en valeur les qualités du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et racontant des épisodes de sa vie. 

Ce que nous pouvons faire par l'entremise de nos organismes et oeuvres de charité islamiques

78. Fonder des comités et/ou des départements dédiés à la défense du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) au sein de nos organismes.

79. Réserver des emplacements pour nos organismes dans des salons d’expositions et des congrès afin de distribuer des dépliants sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et son message.

80. Établir des centres de distribution permanents afin de distribuer des livres, des brochures et des cassettes audio sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).

81. Créer un prix spécial aux conditions préalablement établies qui sera décerné à la personne ayant le mieux servi la Sounnah du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) ainsi que sa biographie.  L’attribution de ce prix pourrait être accompagnée d’une cérémonie à laquelle prendraient part d’importantes personnalités.

82. Imprimer des livres sur la biographie du Prophète en différentes langues et les distribuer dans les bibliothèques, les universités et les centres d’études orientales à travers le monde.

83. Publier un périodique sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), sur sa vie, sur les enseignements islamiques en général et sur les musulmans, mettant en valeur les caractéristiques inégalables de la religion qu’il nous a révélée.

84. Organiser des collectes de fonds pour financer des programmes visant à défendre le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), ainsi que pour financer la rédaction et la traduction de livres, d’articles et la réalisation de sites internet.

Ce que nous pouvons faire sur internet

85. Fonder des organismes dédiés à la propagation de l’islam et destinés, entre autres, à faire comprendre aux gens de quelle façon l’islam enseigne l’amour et le respect envers tous les prophètes (que la paix soit sur eux).

86. Créer des sites web et des groupes de discussion dédiés à la vie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).  À une moindre échelle, créer sur des sites existants des pages dont l’unique vocation serait le Prophète.

87. Participer à des dialogues avec des non-musulmans dans le but de les inviter à étudier les différents aspects de la vie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), sa personnalité et la religion avec laquelle il a été envoyé.

88. Inclure dans la signature de nos emails des hadiths et des exhortations du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).

89. Rédiger, de temps à autre, une lettre d’information traitant de la vie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et de son message, et destinée à être envoyée lors d’occasions spéciales ou lorsque les circonstances le justifient.

90. Insérer des annonces de livres et de conférences dans les principaux moteurs de recherche.

Ce que peuvent faire les riches et les gouvernements islamiques

91. Soutenir financièrement des activités islamiques liées au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), à sa vie, etc.

92. Imprimer des panneaux d’affichage sur lesquels sont citées des paroles du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).

93. Aider, dans la mesure de nos moyens, à l’établissement, à travers le monde, de stations de radio et de télévision islamiques, ainsi que de périodiques dédiés à la propagation du message de l’islam en différentes langues, et plus particulièrement en anglais.

94. Payer pour du temps de diffusion à la télévision et à la radio de différents pays afin de faire passer notre message.

95. Établir des centres islamiques dédiés à des travaux de recherche sur la biographie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et à la publication de ces recherches en plusieurs langues.

96. Mettre sur pied des musées et des bibliothèques dédiés à la vie du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et à l’héritage qu’il nous a laissé.

97. Financer la création de sites web de qualité supérieure dans le but d’informer les gens sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et sur sa vie.

98. Financer la production de livres, de cassettes audio et d’émissions de télévision de première qualité en plusieurs langues différentes, et plus particulièrement en anglais.

99. Trouver des fonds pour financer des concours islamiques sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et pour fournir des prix intéressants afin d’encourager la participation.

Pour ce qui est de la centième façon de participer à la défense du Prophète, nous nous en remettons à vous, chers lecteurs.  Vos idées et suggestions sont les bienvenues. Veuillez nous les faire parvenir dans vos commentaires sur notre site.

Chers lecteurs musulmans, chères lectrices musulmanes, il est de notre devoir collectif autant qu’individu de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour soutenir notre Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).  Nous vous adressons cette liste de suggestions afin que nul d’entre vous n’ait d’excuses pour demeurer inactif.  Commençons donc à travailler ensemble en diffusant d’abord cette liste au plus grand nombre de personnes possible.  Nous devrions inviter les membres de notre famille ainsi que nos amis à participer.  Nous ne devrions pas nous sentir gênés de décrocher le téléphone ou d’envoyer un court message lorsque le but est de soutenir notre Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). 


 Rédigé par

Le Comité International de Soutien au Sceau des Prophètes

Révisé par Abu Hamza Al-Germâny

 


 

Publié par

Le bureau de prêche de Rabwah (riyadh)

www.islamhouse.com

link Nouvelle réplique contre Charlie Hebdo et les chantres de la liberté d'expression

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 08:45

 

Louanges à Allah, Seigneur de l'univers et paix et salut d'Allah sur le dernier des prophètes et des messagers.

Quelques non-musulmans et surtout des Occidentaux — sous l'influence de l'anamorphose délibérée de plusieurs sources occidentales envers la personnalité du prophète Mohammed — se posent la question sur ce que le prophète (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) a présenté à l'humanité ?Partant des responsabilités du programme mondial pour la présentation du prophète de la miséricorde (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui), nous nous sentons dans l'obligation de répondre à cette interrogation. Sans pour autant entrer dans les détails, nous tenons à présenter un bref aperçu sur ce que le sceau des prophètes et des messagers Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) a apporté au monde. Nous avons résumé ces apports dans les points suivants :

1

Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) libéra l'homme – par révélation divine — de l'asservissement de l'homme à l'homme et de sa domination à l'asservissement de l'homme à son Seigneur Allah qui n'a point d'associé, délivrant de la sorte l'homme de l'asservissement à tout autre qu'Allah, ce qui constitue le plus grand honneur accordé à l'homme.

2

Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) libéra l'entendement des gens – sur ordre d'Allah — des mythes, des superstitions, du culte des idoles, des fausses divinités et des idées contraires à la logique comme prétendre que Dieu a un fils humain qu'il sacrifia , alors qu’il était innocent de tout  péché pour assurer le salut de l'humanité.

3

 Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) jeta les bases de la tolérance entre les hommes. Allah lui révéla dans le Coran qu'il n'y a point de contrainte en religion. Le messager d'Allah (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) montra les droits des non-musulmans qui ne font pas la guerre aux musulmans stipulant qu'ils ont droit à la sécurité pour leurs personnes, leurs enfants, leur honneur et leurs biens. Et pour preuve, l'existence jusqu'à nos jours dans les pays islamiques de citoyens juifs et chrétiens qui y vivent honorablement, alors que les tribunaux d'inquisition mirent fin à la présence des musulmans en Espagne dans une vague d'épuration ethnique contraire à tous les principes annoncés par la civilisation occidentale.

4

Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) fut une miséricorde pour tous les hommes quelles que soient leurs religions et ethnies voire pour l'univers. Son enseignement atteste que cette miséricorde touche les oiseaux et tous les animaux auxquels il interdit de nuire et d'agresser.

5

Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) fit preuve de respect et de considération, sans pareil, envers tous les prophètes qui le précédèrent dont Abraham, Moïse et le Messie Jésus, que la paix et le salut soient sur eux. Allah lui révéla un texte stipulant que si quelqu'un démentait l'un d'eux ou le dénigrait, il ne faisait plus partie de la communauté des musulmans, car tous les prophètes sont des frères ayant participé à l'appel au culte de Dieu Unique sans aucun associé.

6

Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) défendit les droits de l'être humain, homme ou femme, jeune ou vieux, sans tenir compte des rangs sociaux ou des niveaux de vie. Il décréta un ensemble de nobles principes dans ce domaine, dont les principes énoncés dans son sermon de pèlerinage d'adieu. Le prophète (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) décéda trois mois après ce sermon dans lequel il interdit catégoriquement de porter atteinte aux sangs des gens, à leurs biens et à leurs honneurs. Et ce, avant que le monde ne connaisse la loi de la Grande Charte en 1215, la Pétition des Droits en 1628, la Loi d'Habeas Corpus en 1679, la déclaration d'indépendance américaine en 1776, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen en 1789 et la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948.

7

 Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) accorda une place de choix à la morale dans la vie de l'homme. Il appela aux bonnes mœurs et protégea la sincérité, la loyauté et la pudeur. Il appela au renforcement des liens sociaux comme la piété filiale, les bonnes relations entre les proches parents. Il mit ces principes en application et interdit l'immoralité qu'il rejeta totalement. Il mit en garde contre le mensonge, la trahison, la haine, l'adultère et l'ingratitude filiale et régla tous les problèmes qui en résultent.

8

Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) appela — par révélation divine — à réfléchir et à raisonner, à découvrir l'univers et acquérir le savoir. Il plaça tout cela parmi les choses pour lesquels l'homme est récompensé tandis que les savants et les penseurs des autres civilisations souffraient alors de l'oppression et des accusations de diffamation et d'hérésie et étaient constamment sous la menace de l'emprisonnement, du bannissement, de la torture voire du meurtre.

9

Sur révélation divine, Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) apporta une religion conforme à la nature humaine qui tenait compte des besoins de l'esprit et des exigences du corps. Il apporta une religion établissant un parallèle entre le travail pour la vie ici bas et pour l'au-delà, pondérant les instincts de l'homme, sans  les refouler et sans  les effaçer complètement. Comme ce fut le cas dans d'autres civilisations ayant sombré dans l'idéalisme contraire à la nature humaine, privant les ascètes de leurs droits naturels tels le mariage et de leurs réactions naturelles face à l'agression en les appelant à pardonner aux  agresseurs, ce qui poussa la majorité des enfants de cette civilisation au rejet de ces principes et à l'adoption effrénée du matérialisme pur qui satisfait les exigences du corps et délaisse l'esprit dans sa solitude.

10

Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) présenta à l'humanité le modèle parfait de fraternité entre les hommes. Il indiqua qu'aucune race n'avait de faveur sur une autre race, car elles sont toutes égales dans la création, les droits et les devoirs. Il accorda des chances égales aux adeptes de sa religion pour servir la religion comme le firent Abdoullah Ibn Salem l'Hébreu, Souhaib le Romain, Bilal l'Éthiopien et Salman le Perse, de concert avec leurs frères arabes.

 


En conclusion, chaqun de ces dix points nécessite un développement à part et maints arguments pour les étayer. Il existe aussi nombre d'autres apports de Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) en faveur de l'humanité, sur révélation d'Allah le Très Haut, qu'il n'est pas aisé de citer complètement. Pour de plus amples informations, il est possible de consulter le site du programme mondial pour la présentation du prophète de la miséricorde :

  www.mercyprophet.com  

Prière et salut d'Allah sur notre prophète Mohammed (que le salut et la paix de Dieu soient sur lui) et sur ses frères les prophètes ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses adeptes.

Dr. Adel Ibn Ali Al Chaddy

Secrétaire général du programme mondial pour la présentation du prophète de la miséricorde

Revu par Abu Hamza Al-Germâny 

Publié par

www.islamhouse.com

 

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 16:59

Les Juifs et les Chrétiens sont des personnes qu'Allah décrit en tant que Gens du Livre dans le Coran. Plusieurs versets du Coran décrivent comment les Musulmans devraient se comporter envers les Gens du Livre. Et quand nous regardons la vie de notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) nous voyons le plus bel exemple de la façon dont les versets du Coran doivent être appliqués. En conséquence, les Musulmans ont le devoir de montrer de l'affection aux Gens du Livre, de les protéger et de veiller sur eux, et de les inviter à l'Islam avec un style compréhensible et agréable.

Les Musulmans ont la responsabilité de prêcher tout le monde

L'un des commandements d'Allah aux Musulmans dans le Coran est d'ordonner le bien et d'interdire le mal, d'appeler les gens au vrai chemin et d’œuvrer pour une domination mondiale des valeurs morales islamiques.

  • *       Puissiez-vous former une communauté qui prêche le bien, ordonne ce qui est convenable et interdise ce qui est répréhensible. Ce sont ceux qui agissent ainsi qui seront les bienheureux ! (Sourate Al Imran, 104)
  • *      Heureux sont ceux qui se repentent à Allah, L’adorent, Le glorifient, jeûnent, s’inclinent, se prosternent, ordonnent le bien, désavouent le mal et observent les commandements d'Allah ! Annonce cette bonne nouvelle aux croyants !(Sourate at-Tawba, 112)

Tous les prophètes d'Allah, les messagers et les croyants justes ont scrupuleusement obéi à ce commandement d'Allah et ont prêché à toutes les sections de la société de l'époque dans laquelle ils vivaient. En prêchant ils ne se sont jamais dit, "on ne peut pas parler de la religion à une telle personne", "on ne peut pas inviter au vrai chemin les membres de cette race ou des gens qui tiennent ces croyances" ou "il ne faudrait pas parler aux gens qui s'habillent comme ça." Ils ont appelé tout le monde à la vraie religion d'Allah, sans aucune discrimination contre qui que ce soit. Notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a prêché plusieurs fois les païens de la Mecque, Abu Jahil, Abu Lahab, tous les visiteurs et tribus qui sont venus pour la mise en place des tentes pendant la saison du hadj et les communautés juives et chrétiennes. Il leur a demandé de croire en l'Unique Allah sans faire de distinction sur la base de la position de l'autre partie dans la société, sur les vues de l'Islam, sur les idées, sur le style de vie, sur le fondement moral ou sur la tenue vestimentaire, en usant de diverses techniques et approches avec sagesse. Il n'a jamais adopté l'attitude selon laquelle il ne faudrait pas parler ou prêcher telle ou telle personne.

Le Prophète Abraham (paix sur lui) a décrit l'existence et l'unicité d'Allah à Nemrod, la personne la plus extrême, cruelle et impitoyable de son temps. Le Prophète Moïse (paix sur lui) est allé et a demandé à Pharaon, qui persécutait terriblement et massacrait les garçons des Musulmans de l'époque, le peuple d'Israël, d'adopter la religion d'Allah. Et en le faisant, Allah a commandé au Prophète Moïse (paix  sur lui) d'utiliser de "douces paroles" :

  • *      "Allez trouver Pharaon dont l’impiété ne connaît plus de limites. Parlez-lui un langage conciliant ! Peut-être sera-t-il amené à réfléchir ou à Me craindre." - "Seigneur, dirent Moïse et son frère, nous craignons qu’il ne se livre à quelques excès ou ne commette quelques brutalités à notre égard." – "Ne craignez rien, dit le Seigneur, Je serai avec vous pour voir et entendre."(Sourate Ta-Ha, 43-46)

Comme nous l'avons vu, Allah a envoyé le Prophète Moïse (paix sur lui) et le Prophète Aaron (paix  sur lui) prêcher la personne la plus immorale, perverse et méchante de l'époque, le plus grand ennemi de l'Islam. Les Prophètes Moïse (paix  sur lui) et Aaron (paix  sur lui) sont allés au palais de Pharaon, le bastion de l'impiété et de l'immoralité de l'époque, et l'ont prêché là-bas. Mais Allah leur a commandé d'user de « douces paroles » même à un tel ennemi de la foi comme Pharaon.

Comme il en ressort de cette histoire qu'Allah révèle dans le Coran, les Musulmans ont le devoir de prêcher toutes les catégories de personnes. Et en communiquant le message ils ont la responsabilité d'user le style de langage le plus poli, aimable, affectueux et patient. Il n'y a pas de place pour une langue dure, stricte et fanatique dans l'Islam. Peu importe les conditions, peu importe ce que l'autre personne peut être, un Musulman est tenu d'expliquer la foi avec bonté, affection et amour. Ce que le Musulman doit faire, c'est de décrire la foi de la manière révélée dans le Coran par Allah et de montrer aux gens la vérité sans recourir à la pression ou à la contrainte, sachant que c'est Allah qui conduira les gens au bonheur. La communauté à qui les Musulmans ont le devoir de montrer la vérité et d'appeler à l'Islam, la seule vraie foi aux yeux d'Allah, sont les Gens du Livre. Tandis que les Musulmans ont le devoir d'expliquer la religion à ceux qui ont des valeurs morales et un comportement détériorés, y compris les impies, les matérialistes et les athées, ils ont aussi la responsabilité d'appeler les Gens du Livre, qui croient en l'unicité d'Allah et aux prophètes et qui vivent selon les Livres qu'Allah a envoyés, vers le vrai chemin. Et il est clair que nous avons besoin d'entretenir des relations sociales avec les Gens du Livre pour que cette responsabilité révélée dans le Coran soit libérée.

Il y a des croyants sincères parmi les Gens du Livre

Certaines personnes, qui ignorent les dispositions explicites révélées dans le musevicocuklarCoran, qui ignorent la vie de notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et qui sont intolérantes et dures, qui respectent des absurdités plutôt que les versets et les hadiths, détiennent la croyance perverse selon laquelle Allah a maudit tous les Juifs et les Chrétiens. Et ils cherchent à semer les germes de la haine entre les Musulmans et les Gens du Livre en étendant ces croyances perverties et encouragent le conflit, le combat, la guerre et le carnage. Mais le fait est qu'il n'est pas question dans le Coran d'Allah de maudire indistinctement tous les Juifs, tout le peuple israélien et tous les Chrétiens.

Le fait est que dans le Coran, Allah révèle que les Chrétiens et les Juifs ont des croyances, des valeurs et un comportement viciés. Il révèle aussi qu'Il condamne, critique et qu'Il est mécontent de leur comportement et de leurs erreurs déplaisants. Mais ce n'est pas quelque chose qui comprend tous les Juifs et tous les Chrétiens sans exception. Cette condamnation, d'alerte et de rappel est destinée à ceux qui s'engagent dans une telle immoralité. Allah nous parle de leur immoralité dans le Coran. Il a averti les Juifs qui ont opprimé les Juifs, qui ont rendu la vie difficile au Prophète Moïse (paix  sur lui), ces Juifs qui ont dévié malgré les avertissements, les Juifs qui sont allés avec Shamir et ont adopté les fausses idoles et les Juifs qui ont laissé le Prophète Moïse (paix  sur lui) seul dans sa lutte. De la même façon, Il dit que les Chrétiens qui considèrent le Prophète Jésus (paix  sur lui) comme étant divin, qui disent qu'Allah n'est pas Unique et qui maintiennent même qu'Il a un fils, ont dévié dans l'incrédulité.

Cependant, il est également révélé dans le Coran que les Gens du Livre ne sont pas tous les mêmes et qu'il y a parmi eux des croyants sincères en Allah et qui le tiennent dans le respect le plus profond :

  • *      Cependant, les détenteurs des Ecritures ne sont pas tous les mêmes, car parmi eux il y a une communauté pieuse dont les membres passent des nuits entières à réciter les versets de Dieu et à se prosterner. Ils croient en Dieu et au Jour dernier ; ils ordonnent le Bien, réprouvent le Mal et s’empressent d’accomplir de bonnes œuvres. Ceux-là sont au nombre des justes. Quelque bien qu’ils fassent, il ne leur sera pas dénié, car Dieu connaît bien ceux qui Le craignent. (Sourate Al Imran, 113-115)
  • *      Certes, parmi les gens des Écritures, il en est qui croient en Dieu, qui tiennent pour véridique ce qui vous a été révélé ainsi que ce qui leur a été révélé et qui, entièrement soumis à Allah, ne troquent jamais Ses enseignements contre un vil profit. Ceux-là trouveront leur juste récompense auprès de leur Seigneur, toujours prompt dans Ses comptes. (Sourate Al Imran, 199)
  • *      Ceux que Nous avions initiés aux Ecritures avant le Coran croient à ce Livre, et quand on le leur récite, ils disent : "Nous y croyons, parce qu’il exprime la vérité émanant de Notre Seigneur. Et nous étions, avant cette révélation, déjà totalement soumis." (Sourate al-Qasas, 52-53)
  • *      Parmi les gens des Écritures, il en est à qui tu peux confier un quintal d’or et qui se ferait un devoir de te le restituer ; il en est d’autres, en revanche, à qui tu ne confierais même pas un denier, car, pour le récupérer, il te faudrait les harceler sans répit. Ces gens-là agissent ainsi parce qu’ils disent : "Nous n’avons aucun scrupule à avoir à l’égard de ces gentils", prêtant ainsi sciemment à Allah leurs propres mensonges. (Sourate Al Imran, 75)

Comme nous l'avons vu, l'idée proposée par certaines personnes soutenant que, "les Juifs sont maudits, les Chrétiens sont maudits, et ils sont tous nos ennemis" n'est pas compatible avec le Coran. Allah est le Juste, Celui Qui gouverne Ses serviteurs avec la vérité. Allah ne punira jamais une personne pour quelque chose qu'elle n'aura pas fait, pour les immoralités qu’elle n’a pas commises simplement parce qu'elle vient d'un peuple qui a commis des immoralités dans le passé. Ce serait incompatible avec la gloire d'Allah, la justice et les sublimes vertus. Ce sont dans les croyances mythologiques diverses et perverses qu'un peuple peut être condamné et puni en masse, pas dans le Coran. Pour ces raisons, les attitudes des Musulmans envers les Gens du Livre doivent être basées sur les versets du Coran et sur les propos (hadiths) de notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui), et non sur des idées fondées sur la superstition et l'invention.

Il faut d'abord inviter les Gens du Livre à dire "Il est un seul Allah"

En révélant dans le Coran l'attitude que les musulmans devraient adopter envers les Gens du Livre, Allah nous a également dit comment il faut les prêcher. Selon le commandement d'Allah, les Musulmans doivent d'abord inviter les gens du Livre à dire, "Il est un seul Allah", en d'autres termes, d'être monothéiste.

  • *      Dis : "O gens des Ecritures ! Mettons-nous d’accord sur une formule valable pour nous et pour vous, à savoir de n’adorer qu'Allah Seul, de ne rien Lui associer et de ne pas nous prendre les uns les autres pour des maîtres en dehors d'Allah." S’ils s’y refusent, dites-leur : "Soyez témoins que, en ce qui nous concerne, notre soumission à Allah est totale et entière." (Sourate Al Imran, 64)

Un des éléments importants de la sagesse concernant la raison pour laquelle Allah révèle dans le Coran que les Gens du Livre devraient être appelés à dire "Il est un seul Allah"est que cela montre qu'Allah aime quand ils disent, "La ilaha illa Allah". Lorsque les Gens du Livre disent, "La ilaha illa Allah", ils diront qu'ils croient en l’unique Allah et qui Lui sont consacrés avec un profond amour et respect, c'est la question la plus importante et cruciale. Afin qu'Allah aime et Soit l'Ami des Gens du Livre qui expriment leur amour et leur amitié envers Lui en disant, "La ilaha illa Allah ", il est essentiel qu'ils disent également, "Mohammedan Rasoulullah"et qu'ils se conforment au Coran. Ayant contribué aux Gens du Livre disant d'abord : "Il est un seul Allah", les Musulmans ont alors la responsabilité de les inviter à croire que le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) est le dernier prophète et que le Coran est le dernier Livre et à vivre selon le Coran. Allah a également révélé dans le Coran la forme que devrait prendre cet appel.

"Les plus belles paroles" doivent être utilisées lors du prêche aux Gens du Livre

Rien dans n'importe quel verset du Coran n'encourage une attitude hostile envers les Gens du Livre ou une haine implacable contre eux. Une telle idée est incompatible avec le Coran et la Sunnah. Un Musulman peut seulement éprouver une aversion envers ceux qui déclarent la guerre à Allah et à Sa religion, pas seulement envers ceux qui sont Juifs ou Chrétiens mais envers n'importe quelle race ou communauté auxquelles ils appartiennent. Mais cette aversion ne doit jamais conduire les Musulmans à adopter une attitude injuste, intolérante et répressive à leur égard. En effet, Allah nous dit dans le Coran que, "O vous qui croyez ! Soyez fermes dans l’accomplissement de vos devoirs envers Allah, et impartiaux quand vous êtes appelés à témoigner ! Que l’aversion que vous ressentez pour certaines personnes ne vous incite pas à commettre des injustices ! Soyez équitables, vous n’en serez que plus proches de la piété ! Craignez Allah ! Allah est si bien informé de ce que vous faites."(Sourate al-M’aida, 8)

En outre, les Musulmans ont le devoir de protéger et de veiller à tous ceux qui cherchent leur protection, même s'ils sont incroyants.

  • Si un idolâtre te demande asile, accorde-le-lui afin qu’il puisse entendre la Parole du Seigneur. Puis fais-le parvenir en lieu sûr… (Sourate at-Tawba, 6)

Lorsqu'il est question des Gens du Livre, qui croient en l'existence et craignent Allah, et aiment les prophètes qu'il a envoyé, et en particulier ceux qui disent sincèrement "La ilaha illa Allah ", il faut évidemment adopter une approche affectueuse et aimable. En effet, Allah veut que nous agissions avec ces personnes de la meilleure façon possible :

  • Ne discutez avec les gens des Ecritures que de la manière la plus courtoise, à moins qu’il ne s’agisse de ceux d’entre eux qui sont injustes. Dites-leur : "Nous croyons en ce qui nous a été révélé et en ce qui vous a été révélé. Notre Dieu et le vôtre ne font qu’un Dieu Unique et nous Lui sommes totalement soumis." (Sourate al-Ankabut, 46)

Notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) prêchait les Gens du Livre, avec amour et affection

Nous apprenons du chemin le plus fin et le plus sage de notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) comment mettre en œuvre les dispositions qu'Allah révèle dans le Coran. L'essentiel pour les Musulmans est les versets d'Allah et leur interprétation et leur application par notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui). Lorsque nous examinons les relations que notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a entretenues avec les Gens du Livre, nous voyons qu'il les traitait avec affection, compréhension et tolérance, qu'il les protégeait et veillait sur eux, qu’il leur a donné les moyens pour vivre leur foi en toute liberté. Le traité de Medina, rédigé sous la dictée de notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) en personne, les accords avec les Chrétiens de Najran et les privilèges accordés par notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) à diverses tribus chrétiennes et juives sont tous d’excellents exemples d’affection, de protection et de l’attitude juste de notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) envers les Gens du Livre. Il y a aussi les faits dans les collections des hadiths dignes de confiance, qu’il se leva lorsqu’un cortège funéraire juif passa, qu’il permit aux Chrétiens de pratiquer leur propre culte dans le Nabawi Masjid-i, qu’il étendit son propre manteau pour que les Chrétiens qui lui rendaient visite s’asseyent dessus sont des faits établis dans les livres de hadiths authentiques du Chrétien Nedashi auprès duquel il avait il a envoyé les premiers Musulmans exilés afin qu’ils soient en sécurité. Tous les Musulmans doivent donc agir à la lumière de ces faits, traiter les Gens du Livre avec bonté, d’une manière compatible avec la Sunnah de notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et de les appeler à l’Islam avec amour, affection et bonté. (Vous pouvez lire d’excellents exemples de la vie de notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) ici.)

Pour être de vrais Chrétiens ou Juifs, les Gens du Livre doivent être Musulmans et se conformer au Coran

Comme nous l’avons vu de tout ce qui a été dit jusqu’à présent, du Coran et des preuves de la vie de notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui), les Musulmans doivent traiter les gens du Livre avec affection et les appeler à l’unicité d’Allah et à l’Islam d’une manière agréable.

Il est sans doute une excellente chose pour les Gens du Livre de croire en l’unicité d’Allah et de dire : "La ilaha illa Allah." Mais l’Islam est la foi auprès d’Allah. Si les Gens du Livre veulent qu’Allah les aime et les approuve, alors ils doivent accepter que Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) fût le dernier prophète et obéir au Coran. Les vraies religions qu’Allah a envoyées ici-bas au Prophète Moïse (paix  sur lui) et au Prophète Jésus (paix sur lui) ont été corrompues au cours du temps et les divers idées et concepts que ni le Prophète Moïse (paix  sur lui), ni le Prophète Jésus (paix  sur lui) n’ont jamais prêché ou ne seraient jamais d’accord avec ont été ajoutés à elles, tandis que certains concepts vrais ont été supprimés.

Pour cette raison, si les Gens du Livre souhaitent se conformer à la vraie foi envoyée ici-bas à ces saints prophètes dans la forme qui plaît à Allah, s’ils veulent être des Juifs sincères comme au temps du Prophète Moïse (paix  sur lui) ou de sincères Chrétiens comme au temps du Prophète Jésus (paix  sur lui), alors ils doivent en même temps être musulmans (soumis à Allah) et obéir au Coran. Dans le Coran, Allah ordonne de croire en tous les prophètes, sans distinction. De la même manière, qu’un Musulman abandonne la foi s’il dit qu’il croit au Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui), mais rejette le Prophète Abraham (paix  sur lui), les Chrétiens et les Juifs aussi doivent accepter que Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) soit le prophète d’Allah et l’aimer sincèrement. Cela ne signifie pas qu’ils ignorent ou n’aiment plus les prophètes Moïse (paix  sur lui) et Jésus (paix  sur lui). Au contraire, cela contribuera dans leur amour de ces saints prophètes exactement de la manière qu’Allah veut et approuve. Cela leur permettra même d’être plus proche du Prophète Moïse (paix  sur lui) et du Prophète Jésus (paix  sur lui), de mieux les comprendre et de se consacrer bien plus à eux.

Si, malgré toute cette vérité manifeste, certaines personnes de Gens du Livre souhaitent persister dans leurs propres idées et croyances, les Musulmans ne peuvent pas les obliger à se reconvertir ou utiliser n’importe quel type de contrainte. Ce que les Musulmans doivent dire, comme le révèle Allah dans le Coran, à tout le monde ainsi qu’aux Gens du Livre, est, "A vous votre religion, et à moi la mienne !". (Sourate al-Kafirun, 6)

Harun Yahia

Jun 12, 2011 


article suivant : L'attitude exemplaire de notre Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) envers les Gens du Livre

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 16:45

Les rappels du Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) aux Gens du Livre

Notre Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) s'adressait aux Gens du Livre de la meilleure façon, et leur transmettait non pas une forme polythéiste et corrompue de la religion mais l'ultime révélation d'Allah Tout comme pour les mécréants le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) n'exerçait aucune pression sur les Gens du Livre mais leur prodiguait des conseils éclairés.

Les Gens du Livre, et les juifs notamment, ont pour particularité qu'ils se considèrent comme les meilleurs serviteurs d'Allah et prétendent que nul autre qu'eux n'entrera au paradis. Plusieurs versets dans le Coran mentionnent ce type d'allégations. Le Coran nous retranscrit la réponse donnée par le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) à ces déclarations infondées:

  • *       Et quand on leur dit: “Croyez à ce que Dieu a fait descendre”, ils disent: “Nous croyons à ce qu'on a fait descendre sur nous.” Et ils rejettent le reste, alors qu'il est la vérité confirmant ce qu'il y avait déjà avec eux. – Dis: “Pourquoi donc avez-vous tué auparavant les prophètes de Dieu, si vous étiez croyants?” (Sourate al-Baqara: 91)
  • *      Dis: “Si l'ultime demeure auprès de Dieu est pour vous seuls, à l'exclusion des autres gens, souhaitez donc la mort [immédiate] si vous êtes véridiques!” Or, ils ne la souhaiteront jamais, sachant tout le mal qu'ils ont perpétré de leurs mains. Et Dieu connaît bien les injustes. (Sourate al-Baqara: 94-95)
  • *      Et ils ont dit: “Nul d'autre n'entrera au paradis que les juifs ou les chrétiens.” Voilà leurs chimères. – Dis: “Donnez votre preuve, si vous êtes véridiques.” (Sourate al-Baqara: 111)
  • *      Les juifs et les chrétiens ont dit: “Nous sommes les fils de Dieu et Ses préférés.” Dis: “Pourquoi donc vous châtie-t-Il pour vos péchés?” En fait, vous êtes des êtres humains d'entre ceux qu'Il a créés. Il pardonne à qui Il veut et Il châtie qui Il veut. Et à Dieu seul appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux. Et c'est vers Lui que sera la destination finale. (Sourate al-Ma'ida: 18)
  • *      Ils ont dit: “Soyez juifs ou chrétiens, vous serez donc sur la bonne voie.” – Dis: “Non, mais suivons la religion d'Abraham, le modèle même de la droiture et qui ne fut point parmi les associateurs.” (Sourate al-Baqara: 135)

Le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) commandait aussi aux croyants de dire que “la foi consiste à croire en Allah, en Ses anges, Ses Livres, Ses Messagers…” 1 quand ils devaient s'adresser aux Gens du Livre.

Notre Prophète Mohammed (paix etbénédictiond’Allah sur lui) ne polémiquait jamais avec les Gens du Livre et ne les contraignait jamais à croire

Le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) invitait les Gens du Livre à embrasser la foi véritable, sans tomber dans l'idolâtrie, et à vivre selon les préceptes du Coran. Cependant il traitait ceux qui refusaient de lui obéir avec une grande gentillesse et bonté. Il laissait les Gens du Livre libres d'adorer Allah comme ils le souhaitaient, leur permettait de continuer à observer leurs coutumes et ordonnait à son peuple de les traiter avec équité. On rapporte que le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit:

  • *      Quiconque tue une personne qui bénéficie de la protection des Musulmans ne sentira pas l'odeur du paradis. 2

Les textes des traités conclus par le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et ses successeurs avec les chrétiens, juifs et autres communautés religieuses ont été conservés jusqu'aujourd'hui et constituent des documents extrêmement importants. Dans le texte de l'accord qu'il avait préparé à l'intention du chrétien Ibn Harris et de ses coreligionnaires par exemple, le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) avait fait écrire au tout début:

  • *      La religion, les églises, les vies et les biens de tous les chrétiens vivant à l'Est sont sous la protection de Dieu et de Son Messager. Personne ne sera contraint d'embrasser l'Islam. Si un chrétien est tué ou subit un dommage, les Musulmans doivent lui venir en aide 3 et lut ensuite ce verset du Coran: Et ne discutez que de la meilleure façon avec les Gens du Livre…” (Sourate al-'Ankabut: 46)

Dieu indiquait au Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) la façon dont son peuple devait traiter les Gens du Livre:

  • *      Dis: “Discutez-vous avec nous au sujet de Dieu, alors qu'Il est notre Seigneur et le vôtre? À nous nos actions et à vous les vôtres! C'est à Lui que nous sommes dévoués.” (Sourate al-Baqara: 139)

Il appelait les Gens du Livre à adorer Allah sans rien Lui associer

Quand il invitait les Gens du Livre à rejoindre la vraie religion, le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) leur disait de n'associer aucun partenaire à l'adoration d'Allah et de s'entendre avec les Musulmans sur un dogme commun:

  • *      Dis: “Ô Gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous: que nous n'adorions que Dieu, sans rien Lui associer, et que nous ne nous prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors de Dieu.” Puis, s'ils tournent le dos, dites: “Soyez témoins que nous, nous sommes soumis.”(Sourate Al ‘Imran: 64)
  • *      Dis: “Ô Gens du Livre, n'exagérez pas en votre religion, en vous opposant à la vérité. Ne suivez pas les passions des gens qui se sont égarés avant cela, qui ont égaré beaucoup de monde et qui se sont égarés du chemin droit.”(Sourate al-Ma'ida: 77)

Le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) envoya Mu‘âd Ibn Jabal et Abû Musâ AlAsh ‘arî au Yémen, et enjoignit à Mu‘âd Ibn Jabal d'inviter les Gens du Livre à adorer Allah exclusivement:

  • *     Tu te rends auprès d'un peuple du Livre. Tout d'abord, invite-les à adorer Allah seul4

Harun Yahya

Dec 13, 2011

 



 

Pour lire l'article de  : Comment devrions-nous prêcher les Gens du Livre ?

1. Sahih Boukhari, vol. 6, no 300
2. Sahih Boukhari, vol. 9, p.43
3. Yrd. Doç. Dr. Orhan Atalay, Doğu-Batı Kaynaklarında Birlikte Yaşama (Co-existence in Eastern-Western Sources), Gazeteciler ve Yazarlar Vakfı Yayınları, İstanbul, 1999, p.95
4.
Il leur prodigua les recommandations suivantes :  « Optez pour la facilité et non la difficulté et soyez annonciateur de la bonne nouvelle et non de la mauvaise » et il dit en s’adressant à Mu‘âd : « tu vas certainement rencontrer des gens du livre, tu dois commencer par leur apprendre d’abord l’attestation, puis, s’ils obéissent, dis leur que Dieu (à qu’ils ont obéi) a prescrit pour eux une aumône à prendre des riches pour être donnée aux pauvres, s’ils t’obéissent n’acceptent aucun argent (comme récompense), et prend garde à la prière de celui qui a subi une injustice.. » Nous voyons que le Prophète a recommandé à Mu‘âd d’utiliser la pédagogie dans sa communication avec les gens du Livre : 

- D’abord le plus facile et le plus important : l’attestation que Dieu est Un et que Muhammad est Son messager. 
- Puis les prescriptions, en expliquant leur valeur sociale (pour exemple, l’instauration de l’aumône légale pour assurer l’équilibre de la société).

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 17:26

 

 -   Lis

-    Je ne sais pas lire 

Ce dialogue insolite, qui inaugura pour le monde l’ère coranique peut apporter aujourd’hui un précieux élément à l’étude psychanalytique du phénomène du « Wahy ».

C’est le seul dialogue historiquement enregistré, ou le « moi » mohammadien répond distinctement, en syllabes sonores à la voix qui va lui annoncer bientôt sa mission.

Hallucination ?

Abstraction faite de toute sa suite historique – qui embrassera une période de vingt trois années – le phénomène qui nous considérons ici, à son état initial, est auditivo-visuel. Or, les hallucinations de ce genre se produisent sur les bords du sommeil : hallucinations hypnagogiques quand le « moi » conscient est sur le point de s’évanouir dans le sommeil, et hallucinations hypnopompiques, quand la conscience en émerge.

Dans l’un comme dans l’autre cas, la psychiatrie a noté, pour des sujets normaux comme l’était Mohammed – la dissipation du phénomène hallucinatoire par une cause motrice, telle l’articulation de sons audibles.

C’est bien notre cas, puisque dans le dialogue mis en tête, la cause motrice s’est répétée à trois reprises. Or, si l’hallucination pouvait n’avoir pas été dissipée par la première partie du dialogue, elle saurait avoir subsistée, des le premier choc sonore, pendant les deux dernières manifestations dont l’explication resterait ainsi en suspens.

En sorte que, sans rien préjuger de la nature même du phénomène, il n’est néanmoins possible de l’interpréter comme une hallucination.

D’autre part, d’un point de vue externe, le dialogue en question fixe d’emblée la position relative du « moi » mohammadien dans le discours coranique, ou il se trouve mis, dès la première révélation, à la deuxième personne du singulier. C’est en réalité à un « toi » que le discours coranique s’adresse par la bouche d’une « je » qui tient ici directement le langage théopathique pour ordonner de lire à une « Ummi » qui ne saurait si concevoir lisant et qui, pour cela, en est bouleversé.

Toute la question ici, est de savoir si ce « toi » et ce « je » peuvent se superposer psychologiquement dans une même « moi » celui de Mohammed.

Il y a, tout d’abord, à noter la divergence capitale, évidente, dans le dialogue considéré, entre ce « je » qui ordonne impérieusement et ce « toi » troublé qui se dérobe. Cette dérobade reflète naturellement chez le sujet-qui sait qu’il ne sait pas lire – la conscience et la notion qu’on a de soi-même.

Sa réponse négative, timide mais précise, est l’aboutissement normal d’un processus psychologique qui procède de cette notion personnelle et parfaitement positive ; son « Ummia ».

Or, l’ordre impérieux, auquel cet « Ummi » se dérobe, ainsi, ne semble-t-il pas faire fi, ou méconnaitre cette notion positive ?

Ce synchronisme de deux processus divergents peut-il se concevoir dans un même et unique « moi » qui enfermerait ainsi les deux personnages du dialogue ? Or, ces deux conditions –divergence et synchronisme- sont contradictoires, envisagées aussi bien sur un seul et même plan du « moi » que sur deux plans différents : conscience et subconscience.

Il y a nécessairement multiplicité des « moi » dans notre dialogue, multiplicité qu’il n’est pas possible d’enfermer dans une même entité psychique. En fait, on est obligé d’admettre ici la dualité des « moi » comme dans le plus banal dialogue.

Mais, parmi ces deux « moi » qui discourent, s’exprime le « moi » mohammadien, témoin consciencieux et historien sincère du fait que nous analysons.

D’ailleurs, c’est la seule fois où ce « moi » se serai aussi nettement explicité dans l’étrange phénomène coranique. C’est la seule fois ou il prendre délibérément une nette et volontaire position en face du « je » interlocuteur qui, par une anomalie subtile et manifestement irrationnelle, ordonne à un analphabète, et a sa stupéfaction, de lire.

Par la suite, et a jamais, le « moi » mohammadien ne prendra plus la parole pour discourir avec le « je » qui lui parle.

Ce silence est en soi assez remarquable car il marque la définitive prise de conscience de Mohammed devant un phénomène dans lequel il observera désormais une attitude entièrement passive.

Son « moi » demeurera, pour toujours, muet dans le discours coranique, lequel précisément, ne reflètera par les péripéties de son histoire particulière : aucun écho, notamment de sa douleur, quand il perdra la plus tendre épouse et le meilleur des oncles. Nous savons cependant, combien Mohammed avait de tendresse filiale pour ces deux êtres là.

Ces considérations sur l’impersonnalité du discours coranique dans lequel le pronom mohammadien n’intervient qu’a la deuxième personne du singulier, peuvent être encore renforcées.

Il y a, en effet, des versets dont la forme singulière attire l’attention par le rôle insolite qu’y tient le « toi »mohammadien.

En voici un exemple :

« C’est Lui [Dieu] qui vous dirige sur terre et sur mer. Quand vous êtes sur les embarcations et qu’elles les emportent par un vent favorable, cela les réjouit, puis quand un vent violent vient et que la tempête les entoure de toute part… » (Coran 10.22)

 

Dans ce verset, la transition anormale du pronom « Vous » au pronom « Ils » [Les] est très remarquable, car elle ne saurait se justifier comme une erreur grammaticale –inconcevable dans un style dont la perfection littéraire a précisément fourni l’argument majeur de la mission de Mohammed. Or, s’il ne s’était agi que d’un lapsus, une correction eut été nécessaire, possible et facile après coup. Si cela n’à point été fait, par le Prophète qui récitait le Coran pour lui–même et pour l’apprendre à ses compagnons- cela implique que l’anomalie en question n’avait pas à ses yeux le caractère d’un lapsus. Par ailleurs, cela témoigne que Mohammed ne s’accordait aucun pouvoir de censure à l’égard du texte coranique.

D’ailleurs nous n’examinerons pas ici la question sous son aspect littéraire, mais uniquement au point de vue psychanalytique. Or, l’anomalie signalée demeure un cas remarquable où le « moi » mohammadien figure explicitement et successivement dans deux rôles différents ; il est un interlocuteur directement intéressé, inclus dans le « vous » à qui s’adresse le discours. Puis il devient un témoin indirectement intéressé et place incidemment devant le spectacle d’une action mise à la troisième personne du pluriel. Cette transition inattendue impliquerait deux états psychologiques dont le second-pour une « moi » donné, ici le « moi » mohammadien »- ne peut résulter que du dénouement du premier ou être ce dénouement lui-même.

Autrement dit, il faudrait dans le verset en question que le « il » soit lui-même la conséquence psychologique directe du « vous » ou qu’il en dépende par une conséquence Intermédiaire. De toute façon, un lien logique ou psychologique demeure nécessaire pour rendre le verset analysé justiciable d’une simple « moi » humain. Or, le lien logique est manifestement inexistant puisqu’il s’agit apparemment –avec le « moi » pensant de Mohammed qui nous a laissé des témoignages abondants de sa facture littéraire personnelle dans les traditions ( SAHIH D'EL BOKHARI - SOMMAIRE ) ou nous ne retrouvons aucune forme pareille. Cette remarque doit entre considérée en passant, comme un trait de plus de l’impersonnalité qui caractérise le style propre du Coran.

Tandis qu’au point de vue psychologique, il y a lieu de remarquer que la transition du « vous » au « ils » -sujets successifs dans le verset » ne marque pas néanmoins une transition dans la nature de l’action. En effet, dans le verset examiné, les verbes dessinent une même représentation qui se déroule dans un même tableau, tandis que les sujets de l’action ont manifestement changé. Cette transition est donc partielle, et pour cette raison, est-elle imputable à une association d’idées élaborées dans le « moi » subconscient de Mohammed.

Or, quand l’association d’idées intervient dans les thèmes du subconscient,-notamment dans les rêves- elle modifie non seulement les positions relatives des sujets, par leurs transferts d’une personne à l’autre, mais les sujets eux-mêmes changent ainsi que leur action. Ici, il y a précisément un sujet implicite, en l’espèce le « moi » mohammadien dont la position varie par rapport au sujet explicite ; mais l’action se continue pareille à elle-même dans le verset considéré. Pour cette raison, l’association d’idées ne peut être conçue ici comme la cause psychologique ayant déterminé une modification limitée qui n’apparait que dans l’aspect grammatical du verset sans qu’aucun détail de la scène n’ait changé.

L’exégèse classique a déjà considéré ce problème, qu’elle a consacré sous le nom de « iltifat ».

Le « iltifat » est une simple interprétation externe du problème dont nous cherchons la clé, interprétation purement littéraire et qui ne pourrait designer, au point de vue psychologique, qu’un acte essentiellement conscient émanant d’un « Moi » volontaire, celui du « « Moulfit ». Elle ne saurait, pour cette raison, fournir l’explication psychanalytique que nous désirons, a moins de modifier toutes les données que nous avons établies en ce qui concerne le « Moi » mohammadien.

Finalement, quoi que cela bouleverse l’habitude cartésienne qui emmure la raison dans les règles d’un positivisme étroit, on est obligé de chercher la clé du problème ailleurs que dans le simple psychisme d’un « moi »mohammadien.

Force nous est de considérer, alors, un autre plan ou s’élabore, tout d’abord, le phénomène coranique avant d’affecter le « moi » humain qui le traduit. Et comme il n’y a pas lieu de situer ce plan dans un autre « moi » humain, il faudrait le voir nécessairement dans un metapsychisme qui n’a avec le « moi »mohammadien que le simple lien du « WAHY »

 

 

Malek Bennabi

(Extrait de l’ouvrage de l’auteur : le phénomène coranique, paru à Alger, le 30 Octobre 1946)

 


 

Article précèdent → LES ORIGINES DE L’ISLAM

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 22:50

Le prophète Mohammed (صلى الله عليه وسلم ) nommément cité dans la bible:

Dans le chapitre 5 du Cantique des Cantiques, une femme fait la description de l'homme qu'elle aime, à la fin du chapitre, on peut lire le nom Mohammed

 Quoi de plus clair pour une prophétie 

 

  חִכּוֹ, מַמְתַקִּים, וְכֻלּוֹ, מַחֲמַדִּים; זֶה דוֹדִי וְזֶה רֵעִי, בְּנוֹת יְר וּשָׁלִָ

 

Hiko mamtakim vé khulo Mahamad im , zé dodi vé zé réi , bnot yarushalaim .

 

Voici les différentes traductions que l'on peut rencontrer, elles mettent en relief la volonté de cacher le nom Mohammed en traduisant sa signification.
Cantique 5.16 :

       Son palais est la douceur même ; et tout son être est l'objet même du désir. Tel est mon chéri, tel est mon compagnon, filles de Jérusalem !                                                                                                  (Bible TOB)

  Le suffixe « im » marque habituellement le pluriel, or, ici, nous avons affaire à un pluriel de majesté, tel que celui d'Elohim (pluriel d'élua), ou celui d'Adonaï (pluriel d'adon). Cette particularité de certaines langues, tel que l'arabe, l'hébreu ou le français, permet à une personne d'affirmer sa noblesse, c'est le cas pour Dieu, ou un monarque. On se souvient tous du «Nous de majesté » utilisé jadis, par les rois de France.

מחמדּ

מַחמ

מֻחמדּ

Il est remarquable que ce soit la translitération parfaite de l'arabe محمدen hébreu מחמד.  

Le suffixe «  im  » ajouté, nous lisons Mouhamad-im .
Une autre chose qu'il serait intéressant de prendre en compte, est le fait que les termes Chéri (dodi)1  (sauf Proverbes ) et ami (rai) 2 , peuvent aussi être traduit par oncle et voisin.

En effet, dodi est traduit seize fois par oncle, dans toute la Bible. Et rai est traduit par voisin cent-deux fois, et seulement dix fois par ami.

Si nous traduisons correctement d'après ce qui précède :

Tel est mon oncle, tel est mon voisin, Filles de Jérusalem! devient une référence claire à la descendance d'Ismaël.

  Cantique 5.16 :

  toute sa personne est pleine de charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, Filles de Jérusalem!

                                                                    (Bible Louis Segond)
 MOHAMMED DANS L'ANCIEN TESTAMENT

Il devait venir d'Arabie avec dix-mille saints

Voici une prophétie majeure concernant Mohammed   (صلى الله عليه وسلم)
dans la Bible, celle de la prise de La Mecque par dix-mille compagnons: 

« L'Éternel est venu de Sinaï, il s'est levé pour eux de Séir, il a resplendi de la montagne de Paran, et il est venu avec dix-mille saints du Sud [ou de sa main droite] est sorti une loi de feu pour eux. »                                                                                   

« L'Éternel est venu de Sinaï, il s'est levé pour eux de Séir, il a resplendi du Mont Paran »

                                                                                                                           [Deutéronome 33:2] 

La tradition juive et chrétienne veut que ces 3 endroits désignent le Sinaï, nous allons voir que cela désigne plutôt:

le Sinaï,

la Palestine

 l'Arabie.

Le mont Sinaï est bien connu, c'est là où Moïse reçut les tables de la Loi, et qu'il entendit Dieu.

Séir est une montagne au nord de Juda (actuelle Palestine), située près de l'ancienne Beth-Shemesh (Ain Shems aujourd'hui), selon «Smith's Bible Dictionary » 1  et « The KJV Old Testament Hebrew Lexicon  » 2

Non loin de Séir , se trouve Bethléem, lieu de naissance de Jésus, (paix sur lui).Séir est donc situé dans la région où Jésus, paix sur lui, apporta l'Évangile: la Palestine.

Reste le Mont Paran , qu'est-ce que le Mont Paran ? 

Paran est situé en Arabie, en effet la Bible fait référence au désert de Paran avec l'histoire d'Agar et d'Ismaël, paix soit sur lui, en ces termes: 

    Dieu fut avec l'enfant (Ismaël), qui grandit, habita dans le désert, et devint tireur d'arc.                                                                                     Genèse 21.21

    Il habita dans le désert de Paran , et sa mère lui prit une femme du pays d'Égypte.                                                                                     Genèse 21.20

Ismaël, l'ancêtre des arabes grandit donc dans le désert de Paran , qui est le désert d'Arabie. La tradition arabe de l'époque rapporte qu'Ismaël et sa mère s'installèrent dans la vallée de La Mecque (cf. La Mecque décrite dans la Bible). 

 

De plus, les descendants d'Ismaël se fixèrent dans ce même désert de Paran, tel que l'affirme la Bible:

    ...et voici les noms des fils d'Ismaël, par leurs noms, selon leurs     générations : Le premier-né d'Ismaël, Nebaïoth ; et Kédar , et Adbeël , et Mibsam , et Mishma et Duma , et Massa, Hadar , et Téma , Jetur , Naphish et Kedma .                                                                               Genèse 25.13

    Ce sont là les fils d'Ismaël, et ce sont là leurs noms, selon leurs    villages et leurs campements : douze princes de leurs tribus.                                                                                               Genèse 25.16

              Ces douze fils d'Ismaël sont les pères des arabes, ils donnèrent leurs noms aux villages où ils résidaient et les arabes ont continué à vivre dans ce même désert de Paran. Le désert d'Arabie est donc Paran dans la Bible, c'est le lieu de fixation d'Ismaël et de ses descendants. 

Mais il est écrit « Mont Paran » ( ??? ??????? , Har Paran en hébreu) , l'Éternel a resplendi du Mont Paran , c'est à dire d'un mont en Arabie.
Cela devient clair, il ne peut s'agir que du Mont Hira , où Mohammed(صلى الله عليه وسلم) a reçu la première révélation de l'ange Jibril (Gabriel).
Le passage « L'Éternel est venu de Sinaï , il s'est levé pour eux de Séir , il a resplendi du Mont Paran  » nous montre 3 régions distinctes le Sinaïla Palestine et un mont d'Arabie (Mont Hira ).

C'est une référence claire aux trois prophètes Moïse ,Jésus et Mohammed  (صلى الله عليه وسلم) , que la paix soit sur eux tous.

En effet, la révélation divine, s'est d'abord faite avec Moïse au Sinaï, puis Jésus en Palestine, et enfin Mohammed (صلى الله عليه وسلم) en Arabie. C'est à dire, la Thora , l'Évangile et le Coran.

De plus, on retrouve à de nombreuses reprises Paran dans la Bible , mais seulement 2 fois « Mont Paran », et ces deux fois sont des prophéties claires concernant la venue de Mohammed (صلى الله عليه وسلم) , l'autre prophétie est : Le Saint devait venir de La Mecque. 

« Il est venu avec dix-mille saints »

Ce qui est traduit par dix-mille saints est en hébreu רִבְבֹת קֹדֶשׁ (rivévot kodesh), dans certaines Bibles, rivévot est traduit par myriadeune myriade d'hommes signifie exactement dix-mille hommes.

De plus la racine r-v-v est utilisée à beaucoup d'autres endroits dans la Bible pour dénombrer les hommes ou les choses:
Comment un seul en poursuivrait-il mille, Et deux en mettraient-ils
dix mille [ Rivava ] en fuite [...] Deutéronome 32.30

La traduction anglaise : http://kjv.biblebrowser.com/deuteronomy/33-2.htm

"And he said, The LORD came from Sinai, and rose up from Seir unto them; he shined forth from mount Paran, and he came with ten thousands of saints: from his right hand went a fiery law for them".  

Dans la king james version :

"And he said, The LORD came from Sinai, and rose up from Seir unto them; he shined forth from mount Paran, and he came with tenthousands of saints: from his right hand went a fiery law for them."

(Voir aussi Deutéronome 33.17 ; 1 Samuel 18.7 et 18.8 ; 1 Samuel 29.5 ; Lévitique 26.8 ; Néhémie 7.66 ; Esdras 2.64 ; Genèse 24.60 ; ...)


Dans le verset, kodesh signifie saint, ou plutôt homme saint, la traduction de rivévot kodesh est donc dix-mille saints.

    C'est aussi pour eux qu'Énoch, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces termes: Voici, le Seigneur est venu avec dix-mille saints.  Jude 1.14

    ... pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous  les impies parmi eux, de tous les actes d'impiété qu'ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu'ont proférées contre lui des pécheurs  impies.   Jude 1.15 

Le mot grec employé est μυριασιν murias », ce qui signifie 10 000.
Murias est l'étymologie de myriade,
 c'est l'équivalent grec de révivot en hébreu.

Encore une fois, nous retrouvons dans la Bible une référence à « dix-mille saints », et là, l'auteur du livre de Jude (les auteurs ?) nous dit bien que c'est une prophétie d'Énoch, ayant vécu des millénaires avant J-C.

Énoch a donc annoncé que dix-mille saints de Dieu viendraient exercer un jugement, contre des impies, des incroyants. 

Du premier au dernier livre de la Bible, la prophétie des dix-mille saints resta en suspens , et personne ne l'a accompli.

Historiquement, ces prophéties ne peuvent s'appliquer qu'à Mohammed

صلى الله عليه وسلم), c'est le seul prophète à être venu avec dix-mille saints compagnons, lors de la prise de La Mecque.

Y-a-t-il eu un autre prophète accompagné de dix-mille saints compagnons, dans le désert de Paran ?

En fait, dans beaucoup de Bibles, les traducteurs ont camouflé «rivévot et « murias » par myriade, alors que cela veut exactement dire dix-mille, dans le seul but de dérouter le lecteur, de cacher les prophéties concernant Mohammed (صلى الله عليه وسلم) et l'entrée à La Mecque, qui est un événement historique sans précédent.

 

« L'Éternel est venu de Sinaï, il s'est levé pour eux de Séir, il a resplendi de la montagne de Paran, et il est venu avec dix-mille saints du Sud [ou de sa main droite] est sorti une loi de feu pour eux. » [Deutéronome 33:2]



Cette prophétie ne peut s'accorder qu'avec Mohammed (صلى الله عليه وسلم), en effet, personne d'autre n'est venue à Paran en Arabie, avec dix-mille saints compagnons et une loi divine.

 

Cette prophétie vient clore la Thora, c'est le chapitre 33, celui des bénédictions de Moïse, juste avant sa mort. Les dernières paroles d'un des plus grands prophètes d'Israël, rapportées avec plus ou moins de précision dans le Deutéronome, annonce donc clairement la venue de Mohammed (صلى الله عليه وسلم).

 

Il n'est pas étonnant qu'un événement aussi important que la libération de La Mecque, se retrouve prédit dans la Thora, mais aussi dans les écritures hindoues, car l'ouverture de La Mecque marque le commencement de l’expansion  de l'Islam, et de son rayonnement encore actuel. 

 

Si Jude (ayant vécu bien après Jésus) cite cette prophétie, c'est qu'elle ne s'est pas encore réalisée. Ni au temps d'Énoch, ni au temps de Moise, ni au temps de Jude. 

Le Prophète attendu du Pentateuque

En ouvrant la Bible, nous rencontrons  la plus importante prophétie du Pentateuque, concernant ce personnage, dans le Deutéronome 18: 15-22

15. « L'Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d'entre tes frères, un prophète comme moi: vous l'écouterez. 

16. C'est là tout ce que tu as demandé à l'Éternel, ton Dieu, à Horeb, le jour du rassemblement, quand tu disais: Que je ne continue pas à entendre la voix de l'Eternel, mon Dieu, et que ne voie plus ce grand feu, afin de ne pas mourir. 

17. L'Éternel me dit: ce qu'ils ont dit est bien. 

18. Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. 

19. Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles qu'il dira en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte. 

20. Mais le prophète qui aura l'audace de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai pas commandé de dire, ou qui parlera au nom d'autres dieux, ce prophète-là sera mis à mort.   

21. Peut-être diras-tu dans ton cœur: Comment reconnaîtrons-nous la parole que l'Éternel n'aura pas dite ? 

22. Quand le prophète parlera au nom de l'Éternel, et que sa parole ne se réalisera pas et n'arrivera pas, ce sera une parole que l'Éternel n'aura pas dite. C'est par audace que le prophète l'aura dite : Tu n'en auras pas peur ». 

  

  Quand nous examinons attentivement les phrases de ce texte nous constatons qu'il ne s'agit pas de Jésus comme le prétendaient les Chrétiens. Les raisons de cette conviction pourront être résumées dans les constatations et les remarques suivantes : 

   

Bien que Jésus fût parmi les Juifs et eût commencé sa mission, il ne fut pas reconnu comme étant le Prophète dont parle la prophétie précitée du Deutéronome. Mais les Juifs le distinguèrent du Prophète attendu. Cette remarque nous la tirerons du questionnaire fait par les sacrificateurs et les lévites, envoyés par les Juifs, à Jean-Baptiste (Yahia). Ils avaient, néanmoins la certitude que Jean est un prophète, mais ils voulaient l'identifier. On lui a mentionné trois personnages : le ChristElie et le Prophète. Mais lui, a déclaré n'être aucun de ces trois :

    « Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites pour lui demander : Toi, qui es-tu ? Il confessa sans le nier, il confessa : Moi, je ne suis pas le Christ. Et ils lui demandèrent: Quoi donc? Es-tu Elie ? Et il dit: je ne le suis pas. Es-tu le Prophète ? Et il répondit : Non... Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens. Ils l'interrogèrent et lui dirent : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ, ni Elie, ni le Prophète ? ... »Jean, 1 : 19-25.  

 

  De ce texte nous apprenons qu'il y a trois personnages : « Le Christ » qui est très probablement Jésus ; « Elie » qui pourrait être Jean-Baptiste (selon les dires attribués à Jésus dans Matthieu, 11 : 7-15) ; et enfin le Prophète

   L'identification des personnages nous importe peu, pour l'instant; mais ce que nous devons retenir de ce témoignage c'est leur nombre et notamment la distinction faite entre le Christ et le Prophète.   

 Qui est donc ce Prophète ?

    Son image a sans doute pour fond la prophétie du Deutéronome citée plus haut.

    Par ailleurs, pour mettre l'accent sur la distinction que faisaient les Juifs à cette époque entre le Christ et le Prophète nous reproduisons un autre texte de l'Évangile de Jean, 7 :40-41 :

    « Des gens de la foule, après avoir entendu ces paroles, disaient : Celui-ci est vraiment le Prophète. D'autres disaient : Celui-ci est le Christ... » 

    Le Prophète est donc un autre personnage, mis en parallèle avec le Christ et dont on attendait la venue comme celle du Christ. Ces deux versets corroborent notre point de vue et appuient notre  démonstration .     Cependant, pour donner un autre appui à cette réalité biblique nous citerons quelques versets des documents découverts dans la grotte de Qumrân (proche de la Mer Morte) qui mettent clairement l'accent sur la venue de trois personnages : deux messies et un Prophète. Dans le document appelé « Manuel de Discipline »,     il est écrit :

« Seuls les fils d'Aaron décideront des questions de droit et de biens... Et qu'eux-mêmes ne s'éloignent d'aucun conseil de la loi pour marcher dans l'obstination de leur cœur; mais qu'ils jugent d'après les premiers préceptes par lesquels les hommes de la communauté ont été d'abord disciplinés jusqu'à ce que viennent un Prophète et les Messies d'Aaron et d'Israël. »

(Les manuscrits de la Mer Morte, Millar Burrows; traduit de l'américain par M. Glotz et M.T..Frank. Ed. Robert Laffont, Paris 1970, p. 345.)

Les sectaires de Qumrân, attendaient donc deux messies ; mais ils attendaient aussi un prophète, comme faisaient les autres Juifs.

    2. Dans la prophétie du Deutéronome que nous avons reproduite; il y a cette formule : « Un prophète comme toi ».

    Au début des versets, lorsque c'était Moïse qui parlait il disait:

« Un Prophète comme moi »,

...mais dans les versets suivants il répète les paroles de Dieu qui lui étaient adressées, et c'est alors qu'il dit :

« Un prophète comme toi », c'est-à-dire comme Moïse. 

    Cette caractéristique ne saurait être appliquée à Jésus pour les raisons suivantes :

Jésus est un Israélite ; c'est une cause pour qu'il ne puisse pas être plus grand que Moïse ou l'égaler ; car dans le Deutéronome, 34 : 10-11, on constate qu'aucune personne parmi les Israélites ne saurait susciter l'idée que nous venons d'élaborer, d'être plus grande que Moïse :

    « Il ne s'est plus levé en Israël de prophète comme Moïse que l'Éternel connaissait face à face. Nul ne peut lui être comparé pour tous les signes et les miracles que Dieu l'envoya faire au pays d'Égypte contre Pharaon... ».

Donc si quelqu'un prétend que parmi les Israélites apparaîtrait un prophète plus grand que Moïse on devrait le démentir. 

 

2. Selon, les principes théologiques des Catholiques et des Protestants, concernant Jésus, il n'y aura aucune ressemblance entre Jésus et Moïse. Nous élucidons cette idée par les constatations suivantes : 

a) Pour les Protestants et les Catholiques qui voient en Jésus la deuxième personne de la Trinité et le Fils de Dieu, Moïse serait son serviteur ; par conséquent il serait inadmissible de les mettre en équivalence et d'établir entre eux des ressemblances *.

    *Quant aux Témoins de Jéhovah, qui prétendent que Jésus est le Fils de Dieu (mais sans le proclamer un Dieu), il parait impossible d'établir une comparaison entre les deux, car entre un Fils de Dieu et un simple être humain il n'y a aucune ressemblance, soit dans leur essence, soit dans les conséquences qui s'ensuivent: comme les péchés pour Moïse (selon la croyance des Chrétiens) et l'impeccabilité, pour Jésus. 

b) Jésus - comme prétendait Paul - était devenu maudit pour les Chrétiens : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous - car il est écrit : Maudit soit quiconque est pendu au bois » Galates, 3 : 13 ; mais Moïse n'a ni été maudit ni crucifié alors que Jésus l'a été comme le croient les Chrétiens. 

c) La loi de Moïse contient diverses directives et règles concernant la vie pratique : les interdictions et les devoirs, individuels et collectifs, portant sur la morale, la famille, I*économie, le droit etc. Alors que la loi ou les directives que renferment les Évangiles ne concernent que quelques questions de ce genre. 

d) Moïse était un homme obéi et avait autorité sur son peuple par contre Jésus ne l'était pas. 

3. Dans cette prophétie du Deutéronome il y a cette formule :

« Je leur susciterai du milieu de leurs frères... »

Au moment de l'évocation de cette prophétie, les douze tribus d'Israël ont été toutes présentes. Le contexte, en effet, montre que la parole est adressée à tout Israël. 

Donc il est inadmissible de prétendre que l'expression: « leurs frères » se rapporte aux tribus d'Israël ou à l'une d'elles. Leurs frères sont donc les Ismaélites, c'est-à-dire les Arabes ; car Ismaël est le frère d'Isaac père d'Israël ; comme le dit le verset 12 du chapitre 16 de la Genèse :

 « Il (Ismaël) sera comme un âne sauvage5, sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui ; il demeurera face à tous ses frères.»;

et dans le verset 18 chapitre 25 :

« Ismaël s'établit en face de tous ses frères.» 6

(5) La vraie traduction du mot « Para » est « nombreuse ». Les Chrétiens l'ont traduit par un âne Sauvage; ce qui est indigne d'un juste homme comme Ismaël. Donc la phrase authentique est la suivante: « Sa postérité sera nombreuse ».

 (6) Cette prophétie ne concerne par les Edomites, les frères des Israélites, parce que selon la Bible: Genèse, 27: 1-40Isaac a béni Jacob et a privé Esaü, qui sera le père des Edomites ; donc le Prophète attendu ne sera pas un descendant d'Esaü.

 

4. « Je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui commanderai ».

C'est une allusion faite d'une part, à la révélation que ce prophète recevra et d'autre part à son analphabétisme. Jésus ne pourrait pas être concerné par cette prophétie car, selon les Chrétiens, Jésus est un Dieu; ce qui implique qu'il n'a pas besoin qu'on mette les paroles de Dieu dans sa bouche et qu'il n'a pas besoin de recevoir les ordres; puisque c'est lui le Dieu qui commande à toutes choses !

5. « Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles qu'il dira en mon nom c'est moi qui en demanderai compte. »

Ici c'est une allusion à la grandeur de ce prophète. Mais il est difficile d'appliquer cette caractéristique à Jésus car d'une part, il ne serait qu'un simple porte-parole de Dieu et d'autre part ce ne serai pas lui qui jugerait ceux qui ne l'écouteront pas mais ce sera Dieu ; ce qui est incompatible avec les dogmes chrétiens. 

Mais lorsque nous essayons d'appliquer les caractéristiques citées dans la prophétie du Deutéronome, au Prophète Mohammad nous trouvons une parfaite concordance :

Il est comme Moïse dans les caractéristiques suivantes :

Il est un serviteur de Dieu et son Messager comme Moïse, et non pas un Dieu. 

Il a un père et une mère (Jésus n'a que la mère).

Il s'est marié et avait des enfants, comme Moïse (Jésus, non).

- La révélation qu'il a reçue contient des directives et des règles qui régissent la vie entière des hommes : individuelle et collective ; morale, politique, économique, juridique et religieuse.  

- Pour éclaircir cette question nous citons quelques faits :

Dans les deux religions : islamique et juive, il y a les ablutions légales pour faire les prières ; la purification légale des femmes après les règles, l'accouchement et après l'acte sexuel entre la femme et son mari (dans ce cas la purification est également obligatoire pour l'homme). L'interdiction de manger la viande d'animaux non égorgés et la chair du porc. La punition concernant l'adultère (de l'homme et de la femme). La loi du Talion. L'interdiction des sacrifices pour les idoles. L'interdiction de la pratique de l'usure. Et enfin le pur monothéisme. 

D'autre partMohammad   (صلى الله عليه وسلمest mort naturellement comme Moïse ; par contre Jésus, selon les chrétiens, fut crucifié et tué. 

Mohammad  (صلى الله عليه وسلم)  a été enseveli et enterré et ne fut pas ressuscité (comme Moïse) alors que Jésus, selon les Chrétiens, a été ressuscité et élevé au ciel. 

Il n'était pas maudit pour sa communauté (tel Moïse) ; par contre Jésus l'était comme prétendait Paul. 

- Le Coran a souligné cette ressemblance aussi bien entre Mohammad  (صلى الله عليه وسلم)  et Moïse qu'entre le Coran et la Torah.

Dieu dit dans le Coran, 73 : 15 :

« Oui, nous vous avons envoyé un Prophète qui porte témoignage contre vous, comme nous avions envoyé un Prophète à Pharaon. » 

 Et il dit à propos du Coran et de la Torah, 21 : 48-50:

 « Nous avons donné la Loi à Moïse et à Aaron, comme une Lumière et un Rappel pour ceux qui craignent Dieu; pour ceux qui redoutent leur Seigneur bien qu'ils ne le voient pas et qui sont émus en pensant à l'Heure. Et ceci [le Coran] est un Rappel béni que nous avons fait descendre. Allez-vous donc le méconnaître ? ». 

Mohammad  (صلى الله عليه وسلم)  était illettré, la parole de Dieu était dans sa bouche comme dit le Coran à son propos :

« Par l'étoile lorsqu'elle disparaît. Votre compagnon (Mohammad) n'est pas dans l'erreur; il ne parle pas sous l'empire de la passion : Ce n'est là qu'une révélation qui lui a été inspirée. » (53: 1-4). 

6. Dans cette prophétie il est dit : « Mais le prophète qui aura l'audace de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai pas commandé de dire, ou qui parlera au nom d'autres dieux, ce prophète-là sera mis à mort.,» 

La phrase « ...sera mis à mort » désigne une personne et pas un ordre.

Si alors le Prophète Mohammad avait été Imposteur il aurait dû être tué comme le souligne ce verset ; mais Il ne l'a pas été ; par conséquent il n'était pas un imposteur, et c'est ce que dit le Coran : 

« S'il (Mohammad) nous avait attribué quelques paroles mensongères, nous l'aurions pris par la main droite, puis nous lui aurions tranché l'aorte, nul d'entre vous n'aurait été capable de s'y opposer. » (69 : 44-47).

Dans un autre verset le Coran dit :

« Ô Prophète ! Fais connaître ce qui t'a été révélé par ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n'auras pas fait connaître son message. Dieu te protégera des gens. » (5 : 75). 

Cette promesse du Coran a été accomplie et personne n'a réussi à le tuer bien qu'il eût de nombreux ennemis et qu'il participât à une vingtaine de batailles.

 7. - Dans cette prophétie du Deutéronome, Dieu a donné des signes pour distinguer le prophète imposteur du prophète véridique :

« Peut-être diras-tu dans ton cœur : Comment reconnaîtrons-nous la parole que l'Éternel n'aura pas dite ? Quand le prophète parlera au nom de l'Éternel, et que sa parole ne se réalisera pas et n'arrivera pas, ce sera une parole que l'Éternel n'aura pas dite. C'est par audace que le prophète l'aura dite : tu n'en auras pas peur. »  

Plusieurs prédictions et prophéties ont été émises dans le Coran ainsi que par le Prophète Mohammad   (صلى الله عليه وسلم) (dans ses propos). Nous citons quelques-unes tout en soulignant qu'elles sont nombreuses et qu'elles se sont toutes réalisées : consultez PREDICTIONS . 

8. Les rabbins juifs à l'époque du Prophète Mohammad avaient reconnu qu'il était le Prophète attendu. Quelques-uns d'entre eux s'étaient convertis à l'Islam (conversion de : Abdoullah ibn Salam, rabbin juif, Médine) ; d'autres avaient préféré s'obstiner dans leur incrédulité comme l'avait fait Caïphe, le Souverain sacrificateur des Juifs vis-à-vis de Jésus bien qu'il eût reconnu que ce dernier était un prophète (Voir Jean, 11 : 49-52). 

Cependant, une petite objection pourrait être soulevée ; elle est suggérée par la proposition : «  Du milieu de toi » (v.15).

              Cette formule, au contraire, corrobore ce que nous voulons établir car le Prophète Mohammad, après avoir passé une dizaine d'années à La Mecque où il prêchait, quitta cette ville pour s'installer à Médine. Dans celle-ci, il y avait trois grandes tribus juives, qui avaient émigré en Arabie, peut-être après les persécutions romaines ; c'étaient les Banû-n-Nadîr, les Banû Quraïza et les Bânu Qaïnuqâ, en outre dans la région de Médine il y avait les Juifs de Kha"ibar, plus loin ceux de Taïmâ. 

Par ailleurs nous tenons à rappeler ici que dans les documents de la Mer Morte, les Écritures incitent les sectaires de Qumrân à s'installer au désert pour préparer le chemin du Seigneur. Il nous semble que l'émigration des Juifs en Arabie, ou du moins d'une partie d'entre elle, se serait réalisée dans ce but. 

Les Juifs, en effet, avaient contribué à la conversion des habitants arabes païens de Médine en leur parlant d'un prophète qui apparaîtra bientôt.

D'autre part, il est à signaler que cette expression (du milieu de toi) pourrait être une addition ultérieure pour mettre la confusion dans le texte, ou alors c'est une note explicative introduite postérieurement dans le texte par un scribe. Les raisons que nous pouvons fournir pour cette explication sont: 

1. Pierre avait mentionné cette prophétie sans rapporter cette expression (voir Actes, 3 : 22-23) ainsi que Etienne (Actes, 7 : 37).

2. Moïse, quand il a rapporté ce que Dieu lui a dit, n'a pas mentionné cette expression (voir Deutéronome, 18 : 17).

3. Dieu avait promis à Abraham de bénir Ismaël et sa postérité (voir Genèse, 17 : 20). Si la venue du Prophète Mohammed n'était pas la réalisation de cette promesse et de cette bénédiction quand alors se réaliseront-elles ? 

Or les Chrétiens prétendaient et prétendent encore que Jésus a été tué ; donc en nous basant sur cette prophétie du Deutéronome nous pourrons conclure que : soit Jésus était un imposteur et non pas un vrai prophète (?) puisqu'il fut tué, comme on le prétend ; soit alors, Jésus a été tué tout en étant un vrai prophète ce qui nous mène à conclure en revanche que ces versets du Deutéronome ne sont pas authentiques et qu'ils ne sont pas l'œuvre d'une inspiration ; par conséquent ces versets ne concernent pas Jésus ; mais tout ceci est grave pour la foi des Chrétiens ! Certes cela est un dilemme. Cependant le Coran donne une explication qui résout cette controverse : Jésus n'a pas été tué mais élevé au ciel, un autre fut crucifié à sa place (Voir le Coran, 4 :157). Selon les faits coraniques le problème est résolu : le texte du Deutéronome est authentique, Jésus ne fut pas tué et n'était pas un imposteur.
  On a donc vu ou est le prophète Mohammed  (صلى الله عليه وسلم) cité exactement dans la bible


 

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 15:39

→Un livre, imprimé aux Etats-Unis intitulé The 100 : A Ranking of the Most Influential Persons in History (les 100 premiers : un classement des personnes les plus influentes de l’histoire), écrit par Michael Hart, de nationalité américaine et érudit dans le domaine des mathématiques et des sciences.
Son étude incluait plusieurs personnalités éminentes telles que Jésus et Moïse (paix sur eux), César, Napoléon, Christophe Colomb, Shakespeare, etc. et il s’est basé, pour cette classification, sur une taxinomie exhaustive selon leur ordre d’importance.
Quelle conclusion est-il arrivé après une pointilleuse et longue recherche sur leurs vies et leurs réalisations?
Il est arrivé à une conviction indubitable que celui dont le nom méritait d’être à la tête de cette liste, en tant qu’homme le plus grand de l’histoire de l’humanité, est notre noble prophète Mohammed (صلى الله عليه وسلم) .
Michael Hart est un homme de nationalité américaine, qui a d’abord reçu le respect et l’estime de ses compatriotes avant d’être reconnu ailleurs, un homme qui a désigné al-moustafa (l’élu), notre noble Messager, comme étant le plus grand d’entre les grands. Et pour confirmer le bien-fondé de son choix, il affirme :  

 « Mon choix, de mettre Mohammed (صلى الله عليه وسلم) à la tête de la liste des personnes qui ont été les plus influentes dans le monde) peut surprendre certains lecteurs et être remis en question par d’autres, mais il reste qu’il est le seul homme de l’histoire à avoir eu autant de succès à la fois au niveau religieux et au niveau séculier… Mohammed (صلى الله عليه وسلم) a fondé et promulgué une des grandes religions du monde et il est devenu un leader politique d’une efficacité remarquable. Aujourd’hui, treize siècles après sa mort, son influence demeure tout aussi puissante et continue à se faire sentir partout. »   

Quant au psychologue de confession juive Jules Maserman, il a déclaré publiquement que l’homme ayant eu les plus grandes qualités de leader de l’histoire est Mohammed(صلى الله عليه وسلم) suivi, à un moindre degré, de Moïse (paix sur lui).  

 Gustavo Le Bon, auteur de « The World of Islamic Civilization » affirme que :

« si les hommes devaient être jugés en fonction de leurs actions les plus nobles, Mohammed (صلى الله عليه وسلم) serait parmi les plus grands que l’histoire ait connus », tandis que le philosophe écossais Thomas Carlyle soutient, dans son livre intitulé « On Heroes », que « Mohammed a affirmé être un messager envoyé par Allah et il a prouvé qu’il disait vrai en invitant les gens à l’islam, lesquels furent ensuite suivis par des centaines de millions de fidèles qui, des siècles plus tard, continuent d’aimer leur religion avec tout autant de ferveur. Après cela, avons-nous besoin d’autres preuves démontrant qu’il est un prophète? … »

Le poète français Lamartine, après avoir étudié certains aspects de la vie de notre noble prophète, a déclaré :  

« Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens et l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet?”...”Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérants d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateurs de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet! ہ toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? »  

De son côté, l’écrivain russe Tolstoï, qui fut impressionné par la tolérance de l’islam vis-à-vis des autres religions et par la personnalité du messager Mohammed (صلى الله عليه وسلم) a dit :  

« Mohammed n’a jamais dit qu’il était l’unique prophète envoyé par Allah; il croyait tout autant que Moïse et Jésus, paix sur eux, étaient des prophètes, et il a également dit que les juifs et les chrétiens ne seraient jamais forcés d’abandonner leur religion. »
 

L’illustre écrivain anglais George Bernard Shaw, applaudi et loué par l’Occident pour son esprit et sa pensée, a dit, faisant l’éloge du Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) :

« Je crois que si une personne comme Mohammed avait pris le pouvoir absolu sur toute la planète, il serait parvenu à la diriger avec succès, aurait mené le monde à un grand bien-être et aurait réglé ses problèmes de telle façon que la paix mondiale et le bonheur tant recherchés nous auraient été assurés. »

Enfin, voici ce qu’a rétorqué Mahatma Gandhi à ceux qui critiquaient le Sceau des prophètes (صلى الله عليه وسلم) :  

 « Ils voient du feu là où il y a de la lumière, de la laideur là où il y a de la beauté, ils dénaturent toute bonne qualité et la présentent comme un vice, ce qui ne fait que démontrer leur état corrompu et leur immoralité… Ils sont frappés de cécité, car ils ne voient pas que l’unique épée que Mohammed ait jamais dégainée est celle de la clémence, de la compassion et de l’amitié, celle qui, à la fois, vainc les ennemis et purifie leur cœur. Cette épée est infiniment plus puissante que celle qui est faite de métal. »


Nous voici donc, aujourd’hui, après ce long parcours qui serpente à travers l’histoire depuis des siècles et au long duquel orientaux et occidentaux, par les écrits de leurs représentants les plus illustres, rendent hommage à Mohammed (صلى الله عليه وسلم) pour ses bienfaits uniques… Nous n’en ferons donc pas trop de cas si quelqu’un se lève aujourd’hui dans l’espoir futile de ternir sa réputation envers et contre tous les sages qui, de tous horizons et à travers les siècles, lui ont rendu et lui rendent l’hommage qu’il mérite



 

 

RANG 

1

Mahomet (ou Mohammed)

          Islam

Prophète de l'Islam et conquérant de l'Arabie; Michael Hart estime que  classer Mahomet (ou Mohammed)  en premier peut être sujet à controverse. Cependant, d'un  point de vue séculier et historique, il pense que c'est le bon choix car Mohammed est le seul homme a avoir été un grand leader sur 2 plans : Religieux et Militaire/politique. 
MOHAMMED (,صلى الله عليه وسلم) sceau des prophètes

2

Isaac Newton

Anglican (rejette  le Trinitarianisme, et l',Athanasianisme; Croyait en l'Arianisme de l'église primitive)

physicien; théorie de la gravitation
 et la création, en concurrence avec Leibniz, du calcul infinitésimal.

3

Jésus Christ *

Judaïsme; Christianisme

fondateur du Christianisme

4

Bouddha

Hindouisme; Bouddhisme

fondateur du Bouddhisme

5

Confucius

Confucianisme

fondateur du Confucianisme

6

St. Paul

Judaïsme; Christianisme

diffuseur du Christianisme

7

Ts'ai Lun

Religion traditionnelle Chinoise

inventeur du papier

8

Johann Gutenberg

Catholique

Imprime la Bible

9

Christophe Colomb

Catholique

Explorateur, a conduit l'Europe vers l'Amérique

10

Albert Einstein

Juif

physicien; relativité, Physique Einsteinienne

11

Louis Pasteur

Catholique

scientifique ; pasteurisation

12

Galileo Galilée

Catholique

astronome; a décrit le parcours des astres selon une ellipse et a été emprisonné par l'église de l'époque.

13

Aristote

Platonisme /Philosophie Grecque

très influent philosophe Grec

14

Euclide

Platonisme /Philosophie Grecque

mathématicien; Géométrie Euclidienne

15

Moïse

Judaïsme

prophète principal du Judaïsme

16

Charles Darwin

Anglican (nominal); Unitarien

biologiste; Créateur du Darwinisme, théorie de l'évolution qui a eu un gros impact sur de nombreuses religions

17

Shih Huang Ti

Religion traditionnelle Chinoise

Empereur Chinois

18

Auguste

Païen Romain

Empereur

19

Nicolas Copernic

Catholique (prêtre)

astronome;  héliocentricité

20

Antoine Laurent Lavoisier

Catholique

père de la chimie moderne, philosophe, économiste

21

Constantin le Grand

Païen Romain Christianisme

Empereur romain qui a légalisé le Christianisme en le déclarant religion d'état. Rejette l'Arianisme et établit l'Athanasianisme comme doctrine officielle.

22

James Watt

Presbytérien

mathématicien et ingénieur écossais dont les améliorations de la machine à vapeur furent une étape clé dans la révolution industrielle.

23

Michael Faraday

Sandemanien

physicien anglais, chimiste. Découvre  l'électromagnétisme

24

James Clerk Maxwell

Presbytérien, Anglican, Baptiste

physicien écossais qui a démontré que l'électricité et le magnétisme pouvaient être unifiés en un seul phénomène : l'électromagnétisme

25

Martin Luther

Catholique; Luthérien

allemand qui a été l’initiateur du protestantisme (luthéranisme)

26

George Washington

Episcopalien et franc-maçon

premier président des USA

27

Karl Marx

Juif; Luthérien, Athée, Marxisme/Communisme

fondateur du Marxisme, Communisme Marxiste

28

Orville and Wilbur Wright

United Brethren

inventeurs de l'avion

29

Genghis Khan

Mongol shamanisme

conquérant Mongole

30

Adam Smith

Protestant libéral

philosophe et économiste écossais des Lumières. Il reste dans l’histoire comme le père de la science économique moderne, et son œuvre principale, la Richesse des nations, est un des textes fondateurs du libéralisme économique

31

Edward de Vere
raver de  William Shakespeare

Catholique; Anglican

littérature; également auteur de 6 volumes concernant la philosophie et la religion

32

John Dalton

Quaker

chimiste et physicien britannique né à Eaglesfield, près de Cockermouth dans le Cumberland. Il est plus particulièrement connu pour sa théorie atomique publiée en 1805 et ses recherches sur le daltonisme.

33

Alexandre le Grand

Païen selon l'état Grec

conquérant

34

Napoléon Bonaparte

Catholique

général, Premier consul, puis empereur des Français. Il fut un conquérant de l'Europe continentale.

35

Thomas Edison

Congregationaliste; agnostic

l'un des inventeurs américains les plus importants des États-Unis [1]. Fondateur de General Electric, un des premiers empires industriels mondiaux, pionnier de l'électricité, diffuseur, popularisateur et perfectionneur de technologies d'avant garde, auto-proclamé inventeur du téléphone, du cinéma et de l'enregistrement du son

36

Antony van Leeuwenhoek

Eglise Néerlandaise réformée

amélioration du microscope et  l'un des précurseurs de ce que l'on appellera plus tard la biologie cellulaire et la microbiologie

37

William T.G. Morton

??

américain qui fut responsable de la première démonstration publique réussie des qualités de l'éther en tant qu'anesthésique par inhalation.

38

Guglielmo Marconi

Catholique et Anglican

inventeur de la radio

39

Adolf Hitler

Nazisme; né/élevé dans le catholicisme mais le rejette

à l'origine de la Seconde Guerre mondiale et, au cours de celle-ci, de très nombreux crimes contre l'humanité, dont le génocide des Juifs d'Europe reste le plus marquant

40

Platon

Platonisme / Greek philosophy

philosophe, fondateur du Platonisme

41

Oliver Cromwell

Puritain (Protestant)

Leader politique et militaire Anglais

42

Alexander Graham Bell

Unitarien/Universaliste

inventeur du téléphone

43

Alexander Fleming

Catholique

pénicilline; avancées en bactériologie, immunologie et chimiothérapie

44

John Locke

 Puritain (Anglican), Chrétien libéral

philosophe et théologien libéral

 

AUTRES LIENS →MOHAMMED (,صلى الله عليه وسلم) sceau des prophètes

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 19:30

(Article precedent →LA REVELATION CORANIQUE

 


 ... Après les Béni Qoraïdha, il y eut encore trois autres expéditions mineures avant celle de Hodaïbiya qui s'est déroulée la sixième année de l'Hégire. Le Prophète décida d'accomplir le pèlerinage à La Mecque en compagnie de sept cents hommes désarmés pour éviter de provoquer les Mecquois. Arrivée à Hodaïbiya, la caravane fit halte et Mohammed chargea son compagnon Othman Ibn Affan1, d'informer les Qoraïchites de leurs intentions pacifiques. Mais, contrairement à la tradition établie, ceux-ci refusèrent l'entrée de la ville aux pèlerins et émirent des conditions qui semblèrent inacceptables aux Musulmans. Ils exigeaient, outre l'annulation du pèlerinage et son report d'une année, la conclusion d'une trêve de dix ans et la restitution des transfuges mecquois sans contrepartie pour les Médinois qui ne pouvaient récupérer leurs fidèles.

     

A la surprise générale, le Prophète accepta les termes du traité. Il fit même une autre concession qui parut  humiliante aux Musulmans et dont il a été question, plus haut. Dans la formule liminaire du traité, Ali le cousin du Prophète avait écrit : « Au Nom de Dieu, Clément et Miséricordieux. » Sohaïl le négociateur mecquois s'écria : « Nous ne connaissons ni le Clément, ni le Miséricordieux, écris comme nous avons l'habitude d'écrire : « En Ton Nom, Ô Dieu. » Arrivé à la désignation des parties contractantes, Ali écrivit : « Mohammed Envoyé de Dieu ».  « Nous ne reconnaissons pas Mohammed comme Prophète, sans quoi nous ne lui aurions pas interdit l'entrée de la Kaâba, écris : « Mohammed, fils d’‘Abdallah. » Ali se fâcha et jura de ne pas rayer les mots litigieux. Ce fut le Prophète lui-même qui les annula.  Le traité fut ensuite rédigé dans sa forme définitive  et signé par les deux parties.

 Les Musulmans étaient mécontents aussi bien de la forme que du contenu. Cependant, contre toute attente, le Prophète éprouva la satisfaction d'avoir conclu un pacte  avantageux pour l’Islam. Quelque temps plus tard, en effet, les termes qui semblaient inacceptables aux fidèles,  commencèrent à donner les fruits attendus, qui contribuèrent à la consolidation et à l'expansion de l'Islam. Les Musulmans avaient été surtout choqués par le comportement des négociateurs mecquois et déçus de n'avoir pu accomplir le pèlerinage. Mais le Prophète avait des objectifs stratégiques, qui s'intégraient dans une politique à long terme et les apparentes concessions accordées, n'allaient pas tarder à jouer en faveur de la nouvelle religion.     

          Le fait d'avoir négocié et signé un traité avec le Prophète, que le Salut et la Bénédiction d’Allah soient sur lui,  équivalait à reconnaître son autorité sur les Musulmans, sur les habitants de Médine et sur les tribus qui leur étaient inféodées, ce que les Mecquois avaient toujours refusé d'admettre auparavant. La trêve de dix ans qui a été décrétée,  fut mise à profit pour renforcer l'organisation religieuse, politique et administrative des territoires occupés par les Musulmans. Le report du pèlerinage loin d'être une concession devait s'avérer comme une démonstration de force. Ils étaient 700 hommes désarmés la première fois, ils seront 2 000 tous armés et équipés l'année suivante. Par ailleurs, les Mecquois auraient à quitter la ville pendant trois jours afin de laisser les pèlerins remplir leurs obligations, ce qui aurait été inconcevable auparavant. L'accomplissement du pèlerinage à une si grande échelle eut un impact psychologique considérable.   

La troisième clause, d'une portée plus limitée n'avait pas eu non plus les effets escomptés par les idolâtres. Elle faisait interdiction aux Musulmans de réclamer les transfuges médinois, qui se réfugieraient auprès des idolâtres mecquois. Dans ce cas, il ne pouvait s'agir que d'apostats et les Musulmans n'avaient que faire de cette qualité de traitres, sinon de les exécuter ainsi que l’exigeait la pratique ; ils ne réclamèrent donc pas leur  récupération. La deuxième partie de la clause  qui prévoyait de renvoyer à La Mecque les nouveaux convertis à l'Islam allait connaître quant à elle, un dénouement inattendu. Découragés par un tel obstacle, et plutôt que de rejoindre Médine et d'être extradés, les Mecquois nouvellement convertis à l’Islam, constituèrent dans le désert une organisation « d'éléments incontrôlés » qui s'attaquèrent aux caravanes des idolâtres qoraïchites, leur menant la vie dure.   

Devant la tournure des événements, les responsables mecquois demandèrent une révision de la clause  en question et insistèrent pour que le Prophète prenne sous son contrôle ces éléments qui étaient livrés à eux-mêmes. Désormais, ces derniers pouvaient être accueillis librement à Médine et cela à la demande de leurs ennemis ! Dans la rédaction des clauses de style, l'amputation de la formule introductive ne changeait rien au fait que Dieu était bien le Clément et le Miséricordieux,  et que le Prophète Mohammed tout en étant le fils d’Abdallah soit également l'Envoyé de Dieu. Les Mecquois devaient d'ailleurs bientôt l'apprendre à leurs dépens. Ainsi s'explique la révélation coranique qui parle « d'une victoire éclatante », là où les fidèles musulmans avaient cru trébucher sur un revers humiliant. Le Coran dit :  

 

 « Nous t’avons accordé une victoire éclatante, afin qu’Allah te pardonne tes péchés passés et futurs, qu’Il parachève Sa Grâce en toi et te dirige sur la voie droite. Allah te donne un puissant secours. C’est Lui qui a fait descendre la quiétude (sakina) dans le cœur des croyants, afin que leur foi augmente. » (Coran. 48. 1 à 4)  

 

Le pacte de Hodaïbiya allait permettre au Prophète de passer à la vitesse supérieure en donnant au Message coranique la résonnance internationale qui lui manquait encore. La nouvelle religion venait de sortir de son milieu régional et étendait son emprise.  L’Envoyé de Dieu députa huit ambassadeurs porteurs de messages personnels auprès des dirigeants des principaux pays de la région, pour les convier à l'Islam. Les sources historiques précisent qu'il s'agit de :( http://www.whymuhammad.com/fr/contents.aspx?aid=2987#_ftnref4)

 

28969_1490218258359_1321067932_1307680_7424759_n.jpg1.  L'Empereur byzantin d'orient Héraclius 1er.  

 

2. Le roi sassanide Khosro II, roi de Perse.

 

3. Le Négus (Nadjaschi) AI Adhkham, roi d'Abyssinie.

 

4. Le Gouverneur des Coptes (Egypte), Muqauqas.

 

5. Le Gouverneur de Syrie, Harith.

 

6. Le Prince du Yemama, Haudsa.

 

7. Le Prince d’Oman, Djaffar Ben Djolonda.

 

8. Le Gouverneur de Bahreïn.

 

 Les émissaires lui rapportèrent des réponses différentes.

Le roi d'Abyssinie accepta sa conversion à l'Islam.

 Le gouverneur copte d’Egypte,  répondit par une missive bienveillante mais ne renia pas le Christianisme.Le roi de Perse Khosro II, déchira la lettre et ordonna à son gouverneur du Yémen de capturer Mohammed ou de lui ramener sa tête, pour avoir osé s’adresser à un personnage de son rang. Il ne put savourer ce plaisir et fut assassiné par son propre fils Kavâdh-Schiroui, en l’an 628, qui le remplaça à la tête du royaume et annula les ordres de son père.(http://0z.fr/NffDp)

 D'autres ne donnèrent pas de réponse. Mais cela est tout à fait secondaire. L'objectif que s'est assigné le Prophète avait été largement atteint. La religion musulmane était sortie de sa coquille et partait à la conquête du monde. Les premiers ambassadeurs de l'Islam avaient ouvert la voie à la diffusion du Message divin qui s'est réalisée avec une rapidité extraordinaire. Quelques années plus tard, la presque totalité de ces territoires,  adoptaient la religion islamique. 

Comme convenu lors du traité de Hodaïbiya vint le temps du pèlerinage. Le Prophète laissa les armes et les chevaux en dehors de la ville mais suffisamment près pour parer à toute éventualité. Les Mecquois sortirent de la cité, livrée pendant trois jours aux pèlerins musulmans, qui s'adonnèrent pour la première fois dans l’histoire de l’Islam,  au rituel sacré prescrit par la nouvelle religion, qui n'a pas varié à ce jour. Les idolâtres furent impressionnés par la foi ardente des croyants, ce qui devait amener un peu plus tard la conversion d'hommes célèbres comme Khalid Ibn Walid ou 'Amr Ibn El 'As, les deux généraux de l’Islam, considérés comme les meilleurs stratèges de l’époque, qui furent les artisans de grandes victoires. Après avoir effectué le « petit pèlerinage » ou « Omrat el Qada » qui a lieu en dehors de la période traditionnelle du grand pèlerinage appelé « Hadj », les Musulmans quittèrent la Mecque comme convenu et les idolâtres reprirent possession des lieux sacrés. 

Au cours de la huitième année de l'Hégire, il y eut plusieurs expéditions avant celle de Mou'ta qui mit aux prises un contingent de l'armée musulmane et une armée chrétienne composée d'Arabes ghassanides et de Byzantins. Les effectifs de l'armée chrétienne étaient considérables. Les chroniqueurs parlent de 100 à 200 000 combattants contre 3 000 guerriers pour les Musulmans. Malgré l’énorme disparité des forces, le combat s'engagea en territoire ennemi. Zaïd, l’ancien esclave et fils adoptif du Prophète, qui commandait le détachement ainsi que ses deux adjoints furent tués de même que nombre d'autres Musulmans. Khalid Ibn Walid, que le Prophète avait surnommé « L'Epée de Dieu » et qui avait été la cause de la défaite des Musulmans à Ohod,  lorsqu’il était encore idolâtre, prit le commandement, réorganisa ses troupes et  lança une offensive. Cependant, les forces adverses étaient trop nombreuses. Les Musulmans durent décrocher et revenir à Médine. Il est intéressant de signaler que dans les instructions qu'il leur avait données avant le départ, le Prophète recommanda à ses troupes d'épargner les enfants, les femmes, les vieillards ainsi que les moines et de ménager les maisons, les cultures et les arbres. Une attitude à mettre en parallèle avec les faits d’armes bibliques et les conquêtes coloniales et les conséquences à tirer d’un tel enseignement. 

Au retour de cette expédition, le Prophète entreprit les préparatifs afin  de délivrer La Mecque de l’idolâtrie. Le traité qui régissait les relations entre les Musulmans et les Qoraïchites venait en effet d'être rompu à l’initiative de ces derniers et les Musulmans n'étaient plus tenus de respecter des engagements devenus caducs. Une armée de 10 000 combattants fut mise sur pied. Elle était commandée par les meilleurs généraux et avait à sa tête le Prophète en personne. Elle arriva en vue de La Mecque au mois de Ramadhan (Janvier 630). Son importance jeta le désarroi dans le coeur des idolâtres. Ils dépêchèrent Abou Sofiane pour tenter une ultime démarche et retarder une échéance, qui avançait à grands pas. Elle fut  vouée bien évidemment à l'échec. Il ne restait plus à ce dernier qu'une seule chance de sauver la situation et sa propre vie : se convertir à l'Islam. Et là, il a dû certainement sentir tout le poids de la Clémence et de la Miséricorde que ses agents avaient cru dénier au Seigneur de l’univers, lors de la conclusion du traité de Hodaïbiya par ses sbires. C'est de par ces nobles vertus propres à la religion musulmane que lui furent pardonnés et sa rébellion contre l'Islam, durant vingt ans, et tous les crimes dont il était tenu responsable en sa qualité de chef mecquois des idolâtres. 

Le Prophète alla encore plus loin dans la mansuétude et annonça que quiconque se réfugierait dans la demeure d'Abou Sofiane serait en sécurité. Comme ses ennemis étaient trop nombreux pour tenir dans la maison de ce dernier, il ajouta : « Celui qui se réfugiera dans la Maison Sacrée de la Kaâba, sera en sécurité et celui qui jettera ses armes et s'enfermera chez lui sera aussi en sécurité. » Ainsi, alors qu'il était puissant,  victorieux et que rien ne pouvait lui résister, il offrit avec son coeur la sécurité et la paix à  ses ennemis.  Une  grandeur d'âme et une  noblesse de comportement, inconnue dans l’histoire de l’humanité, tant ancienne que contemporaine, aussi bien en Orient qu’en Occident ! 

Les Mecquois se concertèrent pour arrêter une ligne de conduite. Finalement et en dépit des renforts de leurs confédérés ils estimèrent qu'ils n'étaient pas en mesure de s'opposer aux Musulmans et s'enfermèrent dans leurs demeures, afin d’avoir la vie sauve. Le Prophète divisa ses troupes en plusieurs unités et investit la ville des quatre côtés à la fois. Une faible résistance d'irréductibles se manifesta, mais elle fut vite réduite au silence. Il s'avança vers le Temple Sacré de la Kaâba et fit son entrée solennelle le 20 du mois de Ramadhan. Il était monté sur une chamelle et ne cessait de se prosterner en signe d'humilité et en hommage à la Gloire d’Allah, le Seigneur  et le Créateur de l’univers. 

ART1.jpg Les idoles qui encombraient la Maison Sacrée furent enlevées et brisées.  Les sources historiques parlent de 360 statues, dont la plus grande par ses dimensions et aussi la plus vénérée Hobal, fut projetée à terre et placée devant le seuil de la Kaâba, afin que  ceux qui  pénètrent  dans le Temple, puissent la fouler aux pieds et démontrer son inanité.  Les Mecquois, du moins ceux qui étaient encore habités par l'idolâtrie n'en revenaient pas de voir leurs dieux abattus, détruits, pulvérisés  et utilisés comme marchepieds par les pèlerins musulmans. Il est évident qu'au fond de leurs cœurs, nombre de polythéistes endurcis ne s'étaient pas privés d'appeler de tous leurs vœux quelque calamité vengeresse, pour punir ces derniers de leur ignoble forfait. Mais rien ne se passa. Figées dans leur éternelle stupidité, les statues étaient écrasées, broyées, anéanties par ces hommes nouveaux qui vouaient un culte unique  à Allah,  le Seigneur et Créateur de l'Univers.  Et,  chaque fois qu'une idole était délogée de son socle et s'abîmait à terre, un  cri sortait des milliers de poitrines réunies autour de la Maison Sacrée : « Allahou  Akbar ! », (Dieu est le Plus Grand !).

 

Lorsque la Kaâba fut débarrassée des vestiges de l’idolâtrie qui l'encombraient et des représentations profanes, le Prophète Mohammed, que le Salut et la Bénédiction d’Allah,  soient sur lui, entra et accomplit une prière dédiée à la Gloire d’Allah. Puis après avoir prononcé les  louanges d’usage, à Son intention, il s'adressa à la foule anxieuse et apeurée qui s’était massée, en prononçant cette formule  désormais célèbre : « Habitants de la Mecque, comment dois-je agir envers vous ? » 

La suite de ce discours a été développée plus haut, lorsque  Sohaïl Ibn 'Amr qui était encore idolâtre,  se leva et dit : « Je pense que toi qui est un noble Qoraïchite, issu d'une famille noble, qui reviens dans ta patrie triomphant de tes compatriotes, tu as l'intention de traiter avec pitié les vieillards, d'amnistier les jeunes gens, d'épargner les femmes et les enfants, de les gracier tous, de leur pardonner et de leur laisser la liberté. » Après son pardon, le Prophète  regagna sa tente. 

Le lendemain et pendant trois jours, les Mecquois vinrent prononcer la formule de foi et prêter serment  d’allégeance et de fidélité devant le Prophète. Cette formule consiste à dire :

« Il n’existe  aucun autre dieu en imagesCAG7G9JEdehors d’Allah et Mohammed est Son Prophète. » Puis, de petites expéditions furent lancées contre les tribus environnantes pour obtenir leur soumission. C'est au cours de l'une d'elles que furent détruits les sanctuaires consacrés aux deux autres idoles vénérées par les Arabes idolâtres: Manât et Al'Ozza.

 

Après avoir délimité le périmètre du territoire sacré de La Mecque, le Prophète fut informé qu’une menace militaire se profilait à quelques deux ou trois jours de marche, à l'Est. Il s'agissait d'une coalition formée par les tribus des Béni Hawazin, des Béni Hillal et des Thaqif qui parvinrent à lever une armée  composée de 30 000 guerriers, qui se disposaient à passer à l’attaque. Le Prophète prit les devants et partit à leur rencontre à la tête d’une troupe de 12 000 combattants. Le 30 Janvier 630, ils arrivèrent à Honaïn et furent impressionnés par l'énorme masse humaine qui se présentait devant eux. Leur chef avait en effet décidé de faire suivre les guerriers par les femmes, les enfants et leurs troupeaux de bétail. Le tout constituait une mer qui ondulait  et ondoyait sous le soleil, à perte de vue. Dès le début de l’action, les Musulmans éprouvèrent les pires difficultés face à cette multitude et  nombre d’entre eux  furent tués ou blessés. D'autres s'enfuirent. Mais le Prophète qui était entouré de ses fidèles, fut stoïque et tint bon.

  Dans le désordre indescriptible des combats, il réussit à rallier une partie de son armée en pleine déconfiture et lança des charges furieuses et répétées contre le corps principal de l'armée ennemie, jusqu’à rompre leurs rangs et désorganiser leur système de défense.  Ce fut alors une  panique générale parmi leurs troupes. Les combattants s'enfuirent de tous les côtés, abandonnant leurs femmes et leurs enfants, leurs troupeaux et  leurs biens, pour se réfugier à Taïf, ville fortifiée. Cette même ville dont les habitants, chassèrent le Prophète au  début de son apostolat, lorsqu’il est venu chercher protection. 

La ville fut assiégée durant vingt-cinq jours par les troupes musulmanes, mais refusa  de se rendre. Les Musulmans se retirèrent alors, non sans ramener avec eux,  en guise de butin, les familles des vaincus et un  butin considérable. Constatant qu'ils avaient tout perdu dans les combats, ces derniers se convertirent à l'Islam et vinrent réclamer leurs familles. Ils savaient  qu’il ne leur restait que ce moyen pour échapper à un sort qui aurait pu être autrement plus dramatique. Après leur conversion, leurs biens et leurs familles leur furent restitués,  et ils furent libres de leur personne. La défaite des Hawazin mit un terme, du moins en Arabie, aux grandes concentrations guerrières agressives. C’est aussi à Taïf que fut détruite, l’autre idole, appelée Al Lat. 

Puis, le Prophète effectua une visite en état pénitentiel des lieux saints de La Mecque avant de retourner à Médine, la ville qui lui avait offert l’hospitalité à ses débuts.  Là, il apprit que les Ghassanides (Arabes chrétiens) se préparaient à nouveau à la guerre et menaçaient leur sécurité. En pleine chaleur d’été, il organisa une expédition de 30 000 hommes et se rendit à Tabouk, à 600 kilomètres au nord, aux confins de la frontière syrienne. Il ne rencontra pas l'armée byzantine et établit son campement sur place. Les tribus d'alentour, impressionnées par le déploiement de forces, vinrent prêter des serments d'allégeance et le Prophète leur délivra des lettres de paix, qui leur assuraient la sécurité et la protection des troupes musulmanes. 

Après quelques semaines de halte, il retourna à Médine. Désormais son autorité et son influence s'exerçaient pratiquement sur toute l'Arabie et sur une partie des territoires environnants. Des coins les plus reculés de la péninsule, des délégations de tribus se pressaient à Médine pour se convertir, établir des alliances et solliciter la sécurité. Une nouvelle ère venait de commencer dans la région. Elle allait s'étendre sur une partie notable du monde. Le Prophète réorganisa l'administration et nomma des agents pour son fonctionnement. Durant la neuvième année de l'Hégire, il interdit aux païens, aux idolâtres et aux incroyants,  de s'approcher de la Maison Sacrée. L'année suivante, il décida d'accomplir le pèlerinage (Hadj) à la Kaâba, à l’occasion de l’Aïd el Adha. L'événement eut un tel retentissement qu'il regroupa 140 000 personnes. 

Mohammed se présenta en état d'ihram (sacralisation) à La Mecque monté sur une chamelle blanche, en répétant la formule suivante :

« Me voici à Toi, ô Allah ! Me voici venant à Toi. Tu n'as pas d'associé. A  Toi Seul les Louanges, l'Adoration, l'Autorité Suprêmes. »

Puis il exécuta les différents rites avant de se rendre au Djebel Rahma, à Arafat et de prononcer son discours d'adieu. Il rappela les principes fondamentaux du Coran, exhorta les pèlerins à s'y conformer en toutes circonstances et les invita à transmettre le message aux contrées éloignées et aux générations futures. A chaque recommandation, il s'arrêtait et posait la question suivante :

 « Ai-je communiqué le message ? « Oui,  répondait la foule émue aux larmes. » Il reprenait : « Ô Allah, Sois en témoin ! » 

Quand il eut  terminé son discours,  le vendredi  9 Dou l'Hidja, il descendit dans la vallée sur le dos de sa monture ;  alors il reçut la dernière et ultime révélation qui devait mettre un terme au Coran et clore  définitivement le cycle des religions divines et des Envoyés de Dieu, à destination de l’humanité. Désormais, jamais plus un Elu de Dieu, n’apparaîtra sur terre  pour  s’adresser au genre humain et communiquer un Message divin. L’ère des révélations divines qui  débuta avec Adam, venait de prendre fin, avec le Prophète Mohammed, le sceau des Messagers de Dieu,  que le Salut et la Bénédiction d’Allah soient sur lui. La chamelle ploya sous le poids de l’ultime révélation et allongea sa tête sur le sol en signe de soumission. (C’est Dieu qui parle) :

« Aujourd'hui, J'ai parachevé votre religion, Je vous ai comblés de la Plénitude de Ma Grâce et J'agrée pour vous l'Islam comme religion. ». (Coran 5. 3)

Ainsi prit fin la révélation coranique.  

Le dernier pèlerinage est connu sous le nom de Pèlerinage d'adieu, parce que le Prophète, qui recevait la visite de l’Ange Gabriel, une fois par an, pour lui faire réciter le Coran, afin de valider son authenticité, exigea cette année une double récitation, signe qu’il ne reparaîtrait  plus et que désormais le Livre Sacré était à l’abri de toute altération,  d’autant qu’il avait été déjà consigné intégralement par écrit, sous le contrôle du Prophète.  Dès lors, celui-ci était conscient qu’il s’agissait de sa dernière année. Quelques jours plus tard, il quitta La Mecque qu'il ne devait jamais plus revoir. Ses forces commençaient à décliner, il était souvent souffrant. Pendant vingt-trois ans, temps que dura la transmission du Message coranique, il subit des épreuves épuisantes, harassantes. Au mois de Moharrem de la 11ème  année de l'Hégire sa maladie s'aggrava. Il se plaignait de violents maux de tête.  

Profitant de la situation, quelques mystificateurs se prévalant de la qualité d'envoyés de Dieu, firent leur apparition et essayèrent de gagner à leur cause la population. Les trois principaux usurpateurs furent :  

- Aswad, qui apparut au Yémen. Il faisait des tours de prestidigitation et incitait ses disciples à refuser le paiement de la zakat.  

- Mossaïlima du Yemama. Il dispensa ses adeptes de la prière, autorisa la consommation des boissons alcoolisées et introduisit la pratique de la liberté sexuelle.  

- Tolaïha de la tribu des Béni Assad. Il exempta ses fidèles de l'obligation de la prière et du jeûne.  

Malgré les allègements et les facilités qu'ils accordèrent à leurs adeptes, tous les faux prophètes furent éliminés, victimes expiatoires de leur imposture. Quand l'état de santé de Mohammed s'aggrava, il emménagea chez sa femme Aïcha, la fille de son fidèle ami Abou Bakr. Il avait une forte fièvre et était allongé. Il demanda à ce dernier de présider la prière à sa place car il n'était plus en mesure de le faire. Le sixième jour du mois de Rabi' el Aouel, se sentant un peu mieux, il se rendit à la mosquée et prononça son dernier sermon.

« Si la mort est une nécessité, dit-il, il existe après elle, un jour de justice où les hommes feront des réclamations les uns les autres. Les puissants de la terre réclameront contre les faibles et ceux-ci contre les grands. Il n'y aura de faveurs ni pour moi ni pour personne. Maintenant que je suis encore parmi vous, réclamez-moi votre dû. Si j'ai frappé quelqu'un, voici mon dos, qu'il exerce la loi du talion. Si j'ai offensé quelqu'un, voici mon honneur, qu'il en tire vengeance. Si j'ai pris le bien de quelqu'un, qu'il le reprenne. Purifiez-moi aujourd’hui de toute injustice afin que je puisse comparaître devant Allah, sans blâme et sans reproche envers personne. »  

Les assistants répondaient émus : « Ô Prophète, nous sommes nous-mêmes tes débiteurs ! » Ensuite il regagna sa demeure. Il était de plus en plus malade. Quelques jours passèrent et son mal ne cessait d'empirer. Comme il ne pouvait plus se tenir assis, il posa la tête sur les genoux de sa femme. Il transpirait beaucoup et ne cessait de répéter à voix basse : « Il n y a aucun dieu en dehors d’Allah Lui-même Il dit encore : « Quelle agonie dans la mort! ». Puis il murmura: « Avec le compagnon le plus haut. » Il ouvrit la bouche, la referma et rendit l'âme,  le lundi 12 du mois de Rabi ' et Aouel. (Juin 632). Ce fut la stupéfaction chez les Musulmans qui refusaient de croire que le Prophète de Dieu était mort. La foule se rassembla devant sa demeure. Abou Bakr dut intervenir énergiquement afin de dissiper les doutes et prononça ces paroles historiques : « O Musulmans, Mohammed a quitté ce monde. Que ceux qui adoraient Mohammed sachent qu'il est mort, mais que ceux qui adorent Dieu, sachent qu'il est Vivant et ne meurt jamais. »  

La foule accepta alors la réalité dans une profonde émotion. Le Prophète fut enterré à l'emplacement même où il rendit le dernier soupir,  là où se trouve maintenant la grande mosquée de Médine. Ainsi, s'éteignit l'homme le plus admiré et le plus controversé de tous les temps. Admiré par ceux qui l'ont côtoyé durant toute la vie et pris comme gages, sa sincérité, sa loyauté, son courage, son désintéressement, sa foi inébranlable et son intégrité absolue qui plaident en faveur de l'authenticité absolue de sa Mission prophétique. Controversé par ceux qui avaient à lui opposer des ressentiments injustifiés dont la conscience a été forgée dans les ténèbres du Moyen Age, et qui sont eux-mêmes en manque de reconnaissance divine. Et dominant les problèmes conjoncturels, la Parole d’Allah Unique et Tout-puissant, préservée dans le Coran Sacré, restera à jamais le témoin solennel qui jugera entre les hommes le Jour de la Résurrection,  afin que chacun reçoive son dû, en bien ou en mal, sans que personne ne soit lésé.

 

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Mohammed Yacine KASSAB

 

(Extrait du livre de l’auteur : Gloire a Dieu ou les Mille Vérités Scientifiques du Coran)

 


   

Aller au Sommaire du Livre GLOIRE A DIEU OU LES MILLE VÉRITÉS SCIENTIFIQUES DU CORAN

   

NOTES/

  1-Il fut le 3ème khalife de l'Islam (644-656) successeur d ' Abû Bakr et d'Omar


 

Les professionnels qui désirent exploiter ce livre à usage commercial (édition-traduction-adaptation ou autres) sont priés de prendre attache avec le mail suivant qui les mettra en contact avec l’auteur :

 

« miravelberdo@yahoo.fr 

 

 

 

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 13:11

 Quand celui qui n’était encore que Mohammed, simple citoyen de La Mecque, pénétra en  ce mois de Ramadhan (610 de l’ère chrétienne), dans la caverne de Hirâ, il avait quarante ans. Certaines sources prétendent qu'il en était à sa cinquième retraite, mais cela n'est pas prouvé. Depuis quelque temps, il commençait à avoir des rêves prémonitoires qui le troublaient. Le jeûne du Ramadhan n'avait pas encore été prescrit et Mohammed s'adonna à la méditation et au recueillement dans la solitude. Il y consacra vingt-six jours et la retraite tirait à sa fin, quand  sans transition, alors qu'il s'était endormi, le plus extraordinaire des phénomènes allait survenir pour bouleverser les fondements d’une humanité, dont la foi ne cessait de se dégrader.

En effet, c'est durant cette nuit bénie que lui est apparu l'Archange Djibril (Gabriel) porteur d'un message divin destiné à purifier une spiritualité, qui avait été altérée et détournée de ses objectifs.  Il ne s’agissait pas d’une nouveauté unique en son genre, mais la réédition d’une pratique  qui n’a cessé d’être entretenue tout au long de l’histoire de l’humanité. A la  différence que le Coran est venu clore le cycle des révélations divines, qui prennent fin avec la venue de l’ultime Messager d’Allah, le Prophète Mohammed, que le Salut et la bénédiction d’Allah, soient sur lui. Désormais, plus aucun Elu de Dieu, ne se manifesterait.

En voici le récit de la bouche même du Prophète : « Il m'apprit qu'il étaitiqra.png l'Ange Gabriel, et qu’Allah L'avait envoyé pour m'annoncer qu'Il m'avait choisi pour être son Messager. L'ange m'apprit à faire mes ablutions et lorsque je revins purifié dans mon corps, il me demanda de lire. Je répondis : « Je ne sais pas lire. »  Il me prit dans ses bras et m’enserra  très fort, puis desserrant son étreinte, il exigea de moi de lire une nouvelle fois. Je luis dis : « Je ne sais pas lire » Il m’étreignit à  nouveau,  puis me demanda de lire ;  je répondis que je ne savais pas lire. Il me prit dans ses bras une troisième fois, et m'ayant serré plus puissamment  que jamais, il me relâcha et dit : « Lis au Nom de ton Seigneur ; Celui qui a créé ; II a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le plus Généreux,  c’est Lui qui a enseigné à l'homme l'usage de la plume (l'écriture), et Lui a enseigné ce qu'il ignorait » (Première partie de la sourate 96)

« Je récitai ces paroles après lui. (Puis) Il disparut et, m'étant ressaisi vivement, je ressentis cette impression qu'un livre tout entier venait d'être gravé dans mon coeur. Je quittai, la grotte pour recouvrer mes esprits, lorsque me trouvant à mi-côté de la montagne, j'entendis une voix venant du ciel. Elle me dit : « Ô Mohammed, tu es le Prophète d'Allah, et moi je suis Djibril (Gabriel) ! »  Je levai la tête vers le ciel, Djibril l'emplissait, j'avais beau détourner mes regards aveuglés, vers d'autres parties de l'horizon, partout, je retrouvais son apparition, éblouissante. J'étais cloué, pétrifié dans le même endroit, ne pouvant ni avancer, ni reculer. »

« Une seconde fois, Djibril me répéta : « Ô Mohammed, tu es Prophète d'Allah et moi je suis Djibril. » Puis il disparut comme une vision dans un rêve. Alors, je courus en grande hâte, le coeur secoué par la plus terrible angoisse, en direction de ma demeure. »  

« Lorsqu’il entra dans son logis, il courut vers Khadidja dans le giron de laquelle il cacha la tête, comme pour chercher refuge auprès de cette épouse bien-aimée. En proie à un fort accès de fièvre et frémissant, il s'écria :

« Couvrez-moi, couvrez-moi ! »

On le couvrit jusqu’à ce qu'il se fût calmé. Emue, Khadidja le questionna en ces termes : « Par Dieu, ou étais-tu ? Ô Aboul Kacem (Père de Kacem) ! Que t'est-il arrivé ? J'avais envoyé, mes gens à ta recherche, ils sont revenus sans t'avoir trouvé, ni à Hira, ni dans les environs de la ville. »

« Le Prophète lui fit le récit de l'événement en disant qu'il avait bien cru mourir. »  « Cela ne pouvait être, répliqua Khadidja rassérénée, assurément, Dieu Ne voulait aucunement t'affliger de malheur, car tu es bon pour ta famille, clément envers les faibles, généreux avec les pauvres, secourable pour les victimes de l'injustice. C'est une bonne nouvelle que tu apportes ! Je te l'affirme par Dieu, qui tient la vie de Khadidja entre Ses Mains, je n'ai pas le moindre doute que tu seras le Prophète de notre nation ».

«  Pris d'une grande fatigue, il sombra dans le sommeil. Pendant que Khadidja attendait son réveil, il se leva en sursaut, ruisselant de sueur. Djibril lui était  apparu une seconde fois, porteur du Message de Dieu suivant :

« Ô toi qui es couvert ; Lève-toi et avertis ; Glorifie Ton Seigneur ;  Purifie tes vêtements ; Fuis l'abomination : Ne tire pas vanité de ce que tu fais et  sois patient envers Ton Seigneur. » (Première partie de la Sourate 74)

 «  Depuis,  Djibril ne cessait de visiter Mohammed qui s'habitua à la révélation. Quand il se présentait, une grande émotion s'emparait de lui, son visage pâlissait, il tremblait et de grosses gouttes de sueur coulaient de son corps. De sa bouche sortaient des sons étranges et incohérents, puis il murmurait des versets plus ou moins distinctement. Les personnes présentes n'osaient le regarder. Le Prophète s'affaiblissait et tremblait à mesure que la révélation se prolongeait. De sa bouche sortait une écume blanche. Il poussait aussi assez souvent des sons rauques inintelligibles. »

« Une fois remis de son état de transe,  il réunissait sa pensée et récitait les versets reçus. C'étaient des phrases de longueurs inégales, en prose rimée et rythmée qui contenaient les prescriptions divines dont le Prophète devait en assurer l'exécution telles des lois impératives qui s'imposaient à lui et à ses adeptes....Mohammed subissait une épreuve physique et morale très dure. Il souffrait d'une dépense d'énergie considérable, puisque après l'action, il s'affaiblissait, transpirait, tremblait puis s'assoupissait ou s'endormait comme reposé d'un dur travail physique et moral et d'une dépense d'efforts très grands.  Pendant la révélation... il était absent et ignorait ce qui se passait autour de lui. On ne sait pas s'il était endormi ou s'il était éveillé. Lui-même l'ignorait. Il ne ronflait pas. Il rendit souvent compte de ces mouvements pathétiques d'ébranlement du corps. Lorsque la révélation prenait fin, le Prophète se calmait et s'endormait, accablé par la dure épreuve. A son réveil, il récitait les versets communiqués par l'Ange Djibril. »

 Avant la révélation, le Prophète entendait d'abord comme une sorte de cloche, puis l'extase le prenait. Il était tellement agité intérieurement que même par jour très froid, les gouttes de sueur tombaient de son front. Parfois, il ne s'endormait pas après la révélation. Dès qu'il revenait à son état normal, il apprenait à son entourage le message divin qu'il venait de recevoir et le dictait à ses scribes qui le transcrivaient  immédiatement sur des objets divers, cuir, bois, omoplate de chameau, etc. Puis, il en faisait la lecture pour s’assurer que ses paroles  n’avaient pas été modifiées ou mal interprétées. Le Prophète  retenait sur le champ toute révélation et n’en oubliait plus un seul mot ; la mémoire prodigieuse dont il avait été dotée était infaillible. Ce qui lui a permis de restituer la totalité du Texte coranique, tel qu’il lui a été communiqué, à chacune des interventions de l’Ange Djibril.

Si le premier jour,  celui-ci, s'était manifesté alors que Mohammed se trouvait seul dans la caverne Hirâ, par la suite un  grand nombre de ses compagnons assistèrent à ce phénomène extraordinaire qui a duré  23 ans.  Ceux qui l’ont vu dans cet état pathétique, coupé du monde, soumis à l’incroyable influence de la Puissance Divine,  sont restés médusés et sans voix ; ils ont gardé des souvenirs graves face à un mystère qui dépassait leur entendement et devant lequel ils étaient impuissants.

Les incroyants et les polythéistes au contraire y voyaient quelques tours de prestidigitation ou l'exercice d'une magie maléfique. D'autres, considéraient le Prophète comme un fou, un poète ou un simulateur et le Coran s'est fait l'écho de cette campagne de dénigrement, menée à l’échelle mondiale durant 14 siècles. Les guérisseurs et ceux qui étaient portés à exercer la médecine croyaient déceler une forme d'épilepsie, ou autre affection organique inexpliquée. L’'Eglise chrétienne prenait le Prophète, pour  un apostat, dont l’objectif  était de provoquer  un nouveau schisme qu'il fallait réprimer  durement, au même titre qu’elle le fit pour d’autres dissidences qui apparurent en son sein. Chaque corporation croyait déceler chez le Prophète Mohammed, que le Salut et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, les signes distinctifs qui lui étaient les plus familiers. Un tel comportement n'est pas sans rappeler l'histoire de l'éléphant et des aveugles. « C'est un arbre », dit le premier en tapotant la patte du pachyderme. « Non c'est un serpent »,  s'exclame le second en touchant la trompe. Le troisième qui palpe l'oreille jure que c'est un tapis ... Et chacun de tirer des conclusions  qui avaient l’avantage de  les rassurer dans leurs aberrations.

 Les experts occidentaux allèrent très loin dans l'affabulation. Selon Francesco Gabrieli :

 « Il faut bien se pénétrer de l'idée que l'Occident considéra l'Islam comme une hérésie d'inspiration satanique, et son fondateur, comme un apostat ayant fait des emprunts éhontés au Christianisme. La figure de l'ermite chrétien, Bahira, qui pressentit la mission prophétique de Mahomet, et celle du Chrétien Waraqah, cousin de Khadidja, ont servi d'arguments pour penser que le Prophète avait d'abord été Chrétien avant d'abjurer. Alexandre d'Ancône y consacra une étude devenue classique. Cette légende est accompagnée d'une foule de détails contradictoires entre eux, mais obéissant au même esprit de dénigrement et de critique par les chroniqueurs, les apologistes, les hagiographes et les compilateurs latins du Moyen Age. Gerbert de Nogent et Hil­debert de Tours au 11ème siècle, Pierre le Vénérable au 12ème siècle, Jacques de Vitry, Martin le Polonais, Vincent de Bauvais et Jacques de Vora­gine au 13ème siècle, et en Italie Brunetto Latini et ses continuateurs, auxquels il faut ajouter Dante et les commentateurs de Dante. Et même chez les historiens catholiques du 20ème siècle, comme P. Lammens qui ne peut s'empêcher de laisser paraître la même aversion que le théologien du Moyen Age pour le Prophète et son entourage. En conclusion, la chrétienté médiévale tint Mahomet pour un faux prophète, possédé par le démon de la chair et un propagateur d'hérésie exécrable, venu porter le trouble et le désordre dans le sein de l'Eglise chrétienne. »

Comme le ridicule n’a pas de limite,  des sources sérieuses ont en profité pour attribuer  « la rébellion » du Prophète  au fait d’avoir été évincé du corps pontifical ! Il aurait, toujours d'après ces sources, brigué la papauté pour régner sur le monde chrétien, mais ses (noirs) desseins ont été déjoués par la providence et il aurait été démasqué.  Désabusé par ce mauvais sort, il aurait abjuré le Christianisme, pour fonder « sa » propre religion qui devait non seulement concurrencer le Judéo-christianisme mais venir s’y substituer, tout simplement ! La chronologie des événements permet de situer cette tentative d’instituer un chaos généralisé  sur terre, entre l'année 605, date de sa prise de conscience religieuse, après la reconstruction de la Kaâba, et l'année 610 au cours de laquelle il reçut la première révélation. C'est plutôt à cette dernière date que remonterait son apostasie. Durant la même période, le Vatican a enregistré l'élection de deux Papes "conventionnels" qui étaient en concurrence avec lui, Boniface III, en 607 et Boniface IV en 608, qui l’auraient finalement  supplanté à la tête de l'Eglise universelle.

 La chrétienté médiévale n'était jamais à court d'arguments, fussent-ils dérisoires ou burlesques. Le tout était de ne pas accepter le fait accompli,  et de ruer dans les brancards d’un pseudo Prophète  qui tentait  de promouvoir une nouvelle religion, sortie de derrière les fagots,  au détriment du Christianisme. Ayant échoué dans son accession à la papauté, Mohammed aurait apostasié et serait devenu, Mahound le diable, le prince des Ténèbres, ou encore Satan ou le Grand Démon, le Tentateur, ennemi juré du Christianisme et de la sainte Eglise. L'époque du Moyen Age en Occident se prêtait admirablement aux élucubrations  diaboliques et sataniques. C'était le temps où, pour reprendre une image édifiante du Coran, les ténèbres s'entassaient sur les ténèbres. Bien entendu l'Eglise qui possède des archives complètes démontrant le ridicule d'une telle conception, se garde bien de démentir quoi que ce soit, préférant laisser courir des légendes émanant de bons Chrétiens qui après tout contribuaient à focaliser l'opinion sur cette « race maudite » (Dixit le pape Urbain II, lors du concile de Clermont-Ferrand, prononcé le 27 Septembre 1095, en prélude aux futures croisades en terre sainte.)

Mais, en dépit de  leur malveillance, les attaques injustifiées n'ont jamais été en mesure d’entamer la foi absolue de Mohammed en sa mission sacrée,  ni permis de douter de l'authenticité du Message divin, qui lui était transmis. Il ne cessait de répéter avec sa modestie et sa sincérité légendaires,  qu'il ne faisait rien d'autre que de  se conformer aux révélations  qui lui étaient communiquées par l'Archange Gabriel,  qui émanaient d’Allah, le Seigneur et le Créateur de l’univers,  vis-à-vis Duquel il ne possédait aucun pouvoir. Elles s’imposaient à lui, quoi qu’il fasse, bien qu’il ne tentât rien dès qu’il fut rassuré de leur provenance.

Cependant, le Prophète allait connaître une période critique de son apostolat, qui est rapportée par toutes les sources, qu’elles soient favorables ou non à la nouvelle religion. En effet,  juste  après les premiers messages, la révélation s’est brusquement interrompue, sans raison valable et sans motif apparent.  Le Prophète qui s’était investi corps et âme dans sa mission, ne savait plus que faire ; il était  pris de court et dans un profond embarras. Il  se morfondait en spéculations. Durant trois ans,  ce fut le silence total, les cieux ne répondaient plus ; aucun message ni aucun autre signe ne parvenait. Au point que le Prophète  fut en proie à un grand doute, ravageur, dévastateur. Et s’il avait été victime d’une illusion ou d’un tour de prestidigitation ?  Et si tous les espoirs éveillés en lui, n’étaient que le produit d’une imagination sournoise qui apparaissait maintenant dans toute son hideur ? Les idolâtres se gaussaient d'un Prophète qui avait commencé à révéler un enseignement sacré et qui se trouve maintenant délaissé et  abandonné  par son Dieu. Ils lui infligèrent toutes sortes d'offenses et leurs sarcasmes, n’étaient pas pour lui remonter le moral. Il était profondément affecté et  en proie à un grand désespoir. Il multipliait les prières et les exercices de dévotion, tout en fréquentant  assidument la Maison Sacrée de la Kaâba implorant Dieu de l'assister dans cette épreuve. Mais en vain.

93-011.gifPuis un jour, sans crier gare,  l’Ange Djibril (Gabriel),  se présenta  à nouveau à lui et lui communiqua la sourate suivante : « Par la clarté du jour ; Par la nuit quand elle s'étend ; Ton Seigneur ne t'a pas abandonné ou pris en aversion. La vie future est meilleure pour toi que celle-ci. Ton Seigneur t’accordera bientôt Ses dons et tu seras satisfait. N'étais-tu pas orphelin et Il t'a recueilli. Tu étais errant et Il t'a guidé ; Tu étais pauvre et Il t'a enrichi ; Aussi ne brime pas l'orphelin, Ne repousse pas le mendiant, Et proclame les bienfaits de ton Seigneur. » (Sourate 93)

Ensuite, les révélations se sont succédé régulièrement, tantôt spontanément pour définir le dogme de l’Islam, mais souvent aussi en fonction de circonstances particulières, et ce durant vingt ans, sans arrêt ni interruption. Pour cette raison, le Texte coranique ne se présente pas sous forme chronologique à l’image de la Bible ; il est incrusté d’interventions ponctuelles qui répondent aux exigences des conjonctures et des événements. Ainsi pour comprendre le Coran Sacré, il faut être imprégné de l’histoire de l’Islam. Ce qui déroute plus d’un lecteur occidental, pour qui, ce texte n’est qu’une suite d’interventions chaotiques, alors qu’en réalité, il est d’une grande homogénéité, mais seuls qui sont versés en sciences islamiques, sont en mesure de l’appréhender à s juste mesure. Chaque apparition de l’Ange Gabriel, était accompagnée des phénomènes décrits plus haut. Ce n’était pas un exercice banal,  ni une sinécure, mais une épreuve difficile, épuisante pour le Prophète qui ne reprenait sa lucidité qu'à la fin de la révélation. Dès lors, le message qui lui a été transmis s’imprégnait en lui et il pouvait le communiquer à son entourage, notamment à ses scribes, qui aussitôt le couchaient par écrit.

Les occidentaux qui comparaient ses tensions spirituelles à des affections pathologiques ont été confondus de constater qu'il avait gardé jusqu'à son dernier souffle, une conscience claire et lucide et qu'il n'avait été affligé d'aucune séquelle dégénérative. Ce qui remettait en cause le bien-fondé de leur diagnostic, toujours porté à dévaloriser la nature humaine du Prophète de l’Islam et ses facultés de discernement. Car, ils ne comprenaient rien aux phénomènes mystérieux, auxquels il était confronté, aussi leurs tentatives pour les expliquer viraient souvent au burlesque. Pourtant, les Prophètes bibliques, en nombre considérable,  ont été opposés à des situations bien plus embarrassantes, sans pour autant que la curiosité ou l’étonnement des orientalistes ne se manifestent aucunement. Ils ont tous été  confirmés dans leurs missions, même si la Bible, en décrit certaines qui ressemblaient plus aux aventures des Pieds nickelés, qu’à de véritables révélations divines.

Les opinions des jugeurs se multipliaient dans la confusion et proliféraient dans  l’anarchie. Chacun d’eux tenait à tout prix à coller une étiquette infâmante, au Prophète,  espérant ainsi remporter le concours du délire poussé dans ses derniers retranchements, qui s’est instauré entre eux. Mais le Prophète Mohammed était plus sain d'esprit et plus équilibré que ceux qui ont eu à le juger, dont certains finirent par perdre la raison. Ce fut un flop mémorable.

Durant cette phase de la révélation, les convertis de la première heure furent sa femme Khadidja, l'esclave Zaïd Ibn Haritah qu’il acheta avant de l’affranchir et d’en faire son fils adoptif, Ali ibn Abou Talib, son jeune cousin qu'il avait aussi adopté et qui épousa par la suite sa fille Fatima, ainsi qu’Abou Bakr Ben Seddik, son plus grand ami. Et ce, du fait de l'opposition généralisée à la propagation de la nouvelle religion. Les Mecquois polythéistes, persécutèrent durement ceux qui aspiraient à embrasser l’Islam. Après trois ans de prêche assidu, le Prophète ne réussit à convaincre que les quatre personnes citées ci-dessus dont deux d'entre eux, Zaïd et 'Ali, étaient des enfants ! Très tôt, il eut parmi ses irréductibles ennemis, son oncle Abou Lahab, qui s'employa à le dénigrer et tenta de persuader les autres membres de la famille de se dresser contre lui. Et, durant des années, ils ne furent que cinq Musulmans dans le monde, à professer la foi de l’existence d’Allah, le Seigneur et le Créateur de l’univers !

Puis, peu à peu le nombre de convertis se mit à augmenter laborieusement.  Les esclaves qui tentaient de se convertir à l'Islam furent torturés et livrés au bon vouloir de leurs maîtres, tandis que les hommes libres étaient soumis aux provocations et aux intimidations de toutes sortes.  Afin d'échapper à la persécution des Mecquois qui devenaient de plus en plus agressifs et dangereux, Mohammed accorda à un groupe de croyants, l'autorisation d'émigrer en Abyssinie dont les habitants étaient Chrétiens. Leur chef, le Nadjaschi (Négus) était en effet apprécié pour son équité et son refus de cautionner l'injustice. On était alors dans la cinquième année de la mission prophétique. A partir de ce moment, les idolâtres devinrent plus hargneux contre le Prophète. Ils l'insultaient et le frappaient quand il paraissait dans le sanctuaire.

Déjà le nommé  'Oqba Ibn Abou Mo'aït, lui avait craché au visage pendant qu'il était dans le Temple. Un autre jour, Abou Djahl, le chef de la tribu des Makhzoun, qui lui avait interdit de prier près de la Kaâba  l'agressa et lui jeta sur la tête les abats de chameau, alors qu’il était prosterné, manquant de peu de l’étouffer.  Le même ‘Oqba, essaya une fois de l'étrangler avec une corde durant la prière. Puis Abou Djahl, encore lui, l'accabla d'injures en d'autres circonstances et le blessa à la tête à l'aide d'une grosse pierre. Cet incident devait amener la conversion à l'Islam de Hamza, l’oncle du Prophète, qui releva ainsi l'affront infligé à son neveu et qui fut d’un apport particulièrement apprécié.

Le Prophète ne réagissait jamais avec brutalité à ces attaques indignes. Au contraire, il continuait à prêcher et à prier avec plus de ferveur et de conviction. Les révélations s’intensifiaient prônant avant tout l'Unicité et la Toute-puissance Divine. Lorsqu'ils virent que leur comportement n'obtenait pas les résultats escomptés, les Mecquois changèrent de tactique et décidèrent d'excommunier le clan du Prophète. Désormais, il était interdit de parler aux Musulmans ou d'avoir des relations commerciales ou matrimoniales avec eux et aucune  paix ne saurait être conclue jusqu'à ce qu'ils livrent Mohammed. La situation de la petite communauté déjà très précaire, devenait insoutenable à la suite de cette exclusion,  qui devait  selon les souhaits de leurs auteurs, déboucher sur la reddition du Prophète. Mais loin d'être un moyen de pression, une telle mesure s'avéra être psychologiquement néfaste pour ses instigateurs. Une campagne de contestation fut déclenchée par une partie des Qoraïchites eux-mêmes qui refusèrent qu’un des leurs soit mis en quarantaine et la décision fut abrogée.

 A la mort d'Abou Talib  son protecteur,  le  Prophète fut de plus en plus en butte aux violences de ses ennemis. Il endura deux années encore, tout en révélant son Enseignement   aux Mecquois, mais comme la situation empirait toujours, il décida de se rendre à Taïf, une ville à trois jours de marche, sur la route du Yémen, afin de trouver la sécurité et la sérénité, qui étaient indispensables à la diffusion  de l’enseignement qu’il propageait.  Cependant, les chefs de la ville, influencés par les Mecquois, se liguèrent contre lui. Les habitants le traitèrent durement, lui jetant des pierres qui le blessèrent une nouvelle fois. Il dut retourner à La Mecque ou une autre déception l'attendait puisqu'il avait été déclaré hors la loi pendant son absence. Il chercha péniblement une protection que finira par lui accorder Mout'îm Ibn 'Adiy, un des hommes ayant participé à la levée du boycott contre le clan des Hachémites.

Le Prophète continuait à avoir des révélations et passait son temps à prier, à prêcher et à enseigner. La base du Coran s'élargissait chaque jour davantage, incluant progressivement des préceptes qui devaient démarquer l'Islam non seulement de l'idolâtrie et des autres formes de croyances, mais aussi du Christianisme et du Judaïsme, qui ont été altérés,  remaniés et délaissés. Cette année, comme de coutume, les habitants de Yathrib étaient venus nombreux, en pèlerinage à La Mecque. Fidèle à son habitude, le Prophète se rendit auprès d'un groupe de six personnes et leur présenta la nouvelle religion ; il leur récita quelques passages du Coran et ils furent séduits par les paroles merveilleuses qu’ils entendirent. Ils se convertirent sur le champ et retournèrent chez eux en promettant de parler aux gens de leur tribu  des Khazradj, ainsi qu'à leurs rivaux de toujours,  les hommes de la tribu des Aouss. Yathrib était effectivement divisée en deux tribus principales qui étaient opposées entre elles.

L'année d'après, la ville de Yathrib envoya une délégation de douze personnes pour prêter serment d'allégeance  au Prophète en reconnaissant l’existence d’Allah, le Seigneur et le Créateur de l’univers,  à l’exclusion de toute autre divinité. Les nouveaux convertis s’engagèrent à abandonner les pratiques de l’idolâtrie, de renoncer au vol, au meurtre des filles à leur naissance, pratique usitée à l’époque, ainsi qu’au mensonge et jurèrent de protéger le Prophète de la même façon qu'ils le feraient pour leurs propres personnes. Mohammed renvoya avec eux un homme versé en religion en vue de l'enseigner aux habitants de Yathrib.

Une année plus tard, une forte députation composée de soixante-dix hommes tous nouvellement convertis vint prêter un second serment appelé « serment de la guerre. » Aux clauses initiales s'y ajoutait l'obligation de combattre les ennemis du Prophète et de l’Islam,  jusqu'au triomphe de la nouvelle religion. Douze mandataires, garants de l'accord furent désignés. Le renforcement de la nouvelle puissance  inquiéta les Mecquois qui décidèrent de supprimer définitivement le Prophète, qui constituait  pour eux, désormais un danger réel. Toutefois, personne ne voulut prendre la responsabilité du crime, craignant la réaction du clan  des Hachémites auquel il appartenait. Après maintes propositions, les chefs mecquois convinrent de choisir un membre de chaque tribu et de commettre l'agression collectivement, de sorte que la tribu de Mohammed, ne pouvant combattre tout le monde, n’aurait d’autre issue que d'accepter le prix du sang.

Mis au courant du projet, le Prophète prit ses dispositions et accompagné de son ami Abou Bakr, ils quittèrent La Mecque pour Yathrib. Ce fut la Hidjra, date à partir de laquelle les Musulmans font partir leur nouveau calendrier lunaire, abandonnant ainsi le comput ancien qui tombait en désuétude à chaque événement important.  Le mot Hégire qui en dérive signifie émigration et non fuite ainsi que beaucoup d'orientalistes lui donnent, pour  concéder une connotation lâche et poltronne à cet événement et à la religion qu’il incarne. Malgré les poursuivants lancés à leurs trousses, le Prophète et son compagnon réussirent à  échapper et à rejoindre Yathrib en Septembre de l'année 622. Une nouvelle ère venait de s'ouvrir pour l'Islam, et plus tard pour le monde. La première mosquée musulmane fut édifiée à Qoba, un faubourg de la ville. Désormais, Yathrib portera le nom de Médine, diminutif de « Médinat en Nabi » ou la « ville du Prophète en arabe. » Désormais, la nouvelle religion allait s'épanouir plus librement. L'organisation du premier état musulman fut mise en place et le Prophète régla l'opposition traditionnelle séculaire des Tribus Aouss et Khazradj qui affaiblissait les deux camps. En outre, les Musulmans mecquois qui avaient rejoint Médine avant ou après l'Hégire furent intégrés dans la nouvelle société.

 Cependant, les Musulmans de Médine furent bientôt en butte à  l'hostilité de la communauté juive de la ville, qui avait des intérêts importants et qui  ne voyait pas d’un bon œil, cette nouvelle religion venir concurrencer la leur.  Lorsque l’opposition  devint  manifeste, le Prophète modifia selon un décret divin l'orientation de la prière afin de se démarquer des adversaires de l'Islam. Désormais, les Musulmans ne se tourneraient plus vers Jérusalem (El Qods), la ville des Prophètes,  comme les Israélites, ainsi qu’ils l’avaient fait jusqu’à présent, mais ils devaient  s’orienter vers le Temple  sacré  de la Kaâba, la Maison de Dieu, située à La Mecque et qui avait été construite par Abraham, aidé de son fils Ismaël, l’ancêtre des Arabes.

Le jeûne du Ramadhan fut également institué à Médine. La cité se dota d'une constitution, dont le texte a été conservé  jusqu’à ce jour, qui définit les droits et les devoirs des citoyens et de leur chef. La coutume privée fut abolie et remplacée par la loi coranique. Désormais, les affaires de la communauté entraient dans la compétence de l'organisme central à la tête duquel se trouvait le Prophète assisté d'un conseil, le « Medjlis choura ». Les dispositions en matière de défense et de politique extérieure furent prises, de même que fut institué un système d'assurances sociales pour les responsabilités lourdes. Les caisses de sécurité sociale étaient alimentées par des cotisations et des dons versés par les gens aisés, pour secourir les pauvres et aider les  nécessiteux.

 En matière de défense, le Prophète organisa des détachements armés pour sillonner le désert et intervenir en cas de besoin contre les éléments hostiles. Il y eut ainsi quelques escarmouches avec des caravanes mecquoises qui transitaient non loin de Médine,  qui occupait une position stratégique située entre le centre commercial de La Mecque et les débouchés syriens et palestiniens. Les relations avec les Mecquois étaient toujours très mauvaises. Ces derniers ne pouvant plus attaquer de front les Musulmans, qui constituaient désormais une puissance non négligeable, essayèrent d’affaiblir leur pouvoir en utilisant les Juifs qui résidaient à Médine. Ils avaient aussi recours à ceux que le Coran allait qualifier d'hypocrites, car bien qu’ils se fussent convertis à l’Islam,  sous l’égide de le chef ‘Abdallah Ibn ‘Obay,  ils ne rataient aucune occasion pour engendrer des troubles afin d’en tirer avantage. Ils restaient dans l’indécision, penchant chaque fois du côté de leurs intérêts.

Le Prophète dont la tête était toujours mise à prix, se fixa des objectifs qui visaient à réduire la puissance de ses ennemis et, bientôt une excellente occasion allait se présenter à lui. Le premier jour du mois de Ramadhan, il fut informé qu'une importante caravane composée d'un millier de chameaux chargés de marchandises s'apprêtait à emprunter un itinéraire qui la ferait passer non loin de là, en territoire sous contrôle médinois. La caravane était accompagnée de soixante-dix hommes, commandés par Abou Sofiane, un des plus puissants chefs mecquois.

Le Prophète réunit environ trois cents fidèles autour de lui et partit immédiatement à sa rencontre. Il ne put la rejoindre car elle avait quitté la région à marche forcée. En revanche, les Mecquois qui avaient eu vent du projet, réunirent neuf cents à mille combattants et se mirent en route, décidés à anéantir la puissance montante de l'Islam. La troupe était commandée par Abou Djahl, le chef suprême de La Mecque, qui était un ennemi irréductible de la nouvelle religion, mais aussi  de son Prophète qu’il avait agressé à plusieurs reprises.

Après quelques combats singuliers qui tournèrent à l'avantage des Musulmans, les deux armées s'affrontèrent farouchement à Badr, à l'aube du 17ème jour du Ramadhan. Le Prophète dirigeait les opérations et encourageait ses combattants. Il priait  et implorait Dieu de l'assister dans son action. La confrontation dura toute la journée. Vers le soir, les infidèles furent mis en déroute, malgré leur avantage numérique. Leur chef Abou Djahl avait été tué, de même qu'un grand nombre de personnages de La Mecque. L'armée musulmane eut quatorze martyrs et des blessés. Cette première victoire de l'Islam était plus importante encore par ses conséquences psychologiques et son aspect politique. Son retentissement fut en effet immense. Les croyants qui ne doutèrent jamais de la justesse de leur cause, virent leurs sacrifices couronnés de succès. Quant aux Qoraïchites, non seulement ils furent blessés dans leur chair et leur orgueil, mais de plus, le cordon ombilical qui reliait leur cité marchande aux grands centres commerciaux syriens, palestiniens et ceux du moyen orient, était désormais à la merci des Musulmans. Or, La Mecque était  une ville commerciale et caravanière,  par conséquent très vulnérable si ses voies d'accès venaient à être coupées. Les Mecquois se devaient de relever ce double défi et s'y préparèrent activement.

Pendant ce temps le Prophète entreprit des expéditions contre quelques tribus arabes aux velléités belliqueuses. Il expulsa de Médine le clan juif des Béni Qaïnoqa, instigateur des troubles qui faillirent dégénérer sur une grande échelle et menacer l'ensemble de la communauté médinoise. Treize mois d'intenses préparatifs furent nécessaires aux Qoraïchites pour réorganiser leur armée. Celle-ci comprenait désormais les effectifs des tribus arabes idolâtres,  ainsi que des mercenaires enrôlés pour la durée de la campagne. Elle était commandée par Abou Sofiane, qui avait pris  la succession d’Abou Djahl et qui était accompagné de son épouse Hind, connue pour sa haine envers l'Islam, ainsi que quinze femmes chargées d'exciter les hommes au combat. L'armée formée de 3 000 guerriers se présenta aux portes de Médine, au mois de Chaoual (année 3 de l'Hégire).

Le Prophète fut d'avis de s'enfermer avec ses troupes  dans la ville et de soutenir un siège, car leur infériorité numérique les désavantageait pour combattre en rase campagne. D'autres Musulmans la majorité,  furent d’avis  d'aller affronter l'ennemi en terrain découvert. Finalement, il se rangea à contre-coeur à leur point de vue. L'armée musulmane comptait mille hommes. En cours de route trois cents d'entre eux firent défection à l'instigation de leur chef ‘Abdallah Ibn ‘Obay et retournèrent sur leurs pas. Ce dernier s'attendait à être couronné roi à Médine avant l'arrivée des Musulmans et se serait converti à l'Islam dans le but d'utiliser la religion pour parvenir à ses fins. Après le retrait de ceux qui allaient recevoir le titre « d’hypocrites », l'armée de Mohammed ne comprenait plus que 700 hommes. Elle s'attaqua néanmoins le lendemain avec bravoure aux Mecquois, quatre fois supérieurs et mieux armés. La mêlée fut très dure et malgré la disproportion des forces, les Musulmans commençaient à repousser les envahisseurs. Dans un mouvement de panique, ces derniers se mirent à fuir poursuivis par leurs adversaires.

Le théâtre des opérations était dominé par une colline d'environ trois cents mètres de haut, connue sous le nom de Djebel Ohod. Le Prophète y avait posté une cinquantaine d'archers, avec pour instruction formelle d'occuper ces positions stratégiques quelle que soit l'issue de la confrontation. Cependant, face à la déroute des Mecquois, les archers abandonnèrent leurs postes en dépit des consignes données et se mirent à poursuivre les fuyards dans le but de s’emparer d’une partie du butin. La situation fut immédiatement exploitée par Khalid Ibn Walid, commandant l'aile droite mecquoise qui chargea avec ses cavaliers les quelques archers  restés en poste avant de surgir sur les flancs des Musulmans. La bataille fut meurtrière. Dans la confusion, on annonça que le Prophète avait été tué. Les Musulmans, déjà submergés et blessés, perdirent courage à cette nouvelle et s’enfuirent ; en fait  le Prophète Mohammed n’avait été que blessé visage, il  tomba dans un fossé, mais ne put se relever en raison de sa lourde cuirasse.

Les pertes étaient de soixante-dix martyrs, parmi lesquels Hamza, l'oncle du Prophète, qui a été d’un apport considérable à l’Islam. Les païens se vengèrent sur les victimes d'une façon indigne. Hind, la femme d'Abou Sofiane arracha le foie de Hamza et en déchira un morceau avec ses dents. Son mari donnait des coups de lance sur le corps mutilé afin d'assouvir ses désirs longtemps refoulés

La bataille d’Ohod fut la première défaite des Musulmans mais, alors que ses ennemis pensaient qu'elle sonnerait le glas de la nouvelle religion, elle contribua au contraire à prouver la fermeté qui animait le Prophète et les fidèles. En effet,  trois jours après la bataille, des bruits coururent que l'armée mecquoise était de retour, pour achever son travail. Immédiatement, le Prophète réunit ses maigres effectifs encore valides (lui-même était blessé) et se lança à la rencontre des agresseurs. Arrivé en face d’Ohod, à un endroit nommé Hamra El Assad, il campa sur place et resta pendant trois jours à attendre ses ennemis. En vain, personne ne se présenta. Ne voyant rien venir,  il rentra à Médine avec ses troupes.

Les batailles de Badr et d’Ohod tiennent une place particulière dans l'histoire de l'Islam. La première avait démontré que la nouvelle religion était désormais en mesure de défendre ses acquis, et qu'il fallait compter avec elle. La seconde a été une victoire éclatante malgré son apparente défaite, car il était devenu manifeste que si l'ennemi pouvait remporter quelques batailles, il n'était plus en mesure d'anéantir la religion islamique. Il y eut par la suite plusieurs expéditions dirigées contre les éléments ou les tribus hostiles à la cause de l'Islam. Telles les campagnes de Radji, contre les Béni Nadhir, de Dhât ar Riqâ, Béni Qoraidha, etc.(expéditions ›(http://0z.fr/NffDp)

  Les Juifs de Médine, étaient répartis en trois tribus principales et d'autres, de moindre importance. Les Béni Qaïnoqa qui avaient été à l'origine de troubles dont les conséquences auraient pu être fatales,  furent expulsés de Médine. Après avoir soutenu un siège de quinze jours, ils avaient été autorisés à prendre leurs biens avec eux. Le Prophète leur avait accordé un délai de trois jours pour leur permettre de recouvrer l'argent qui leur était dû. Quant aux Béni Nadhir ils disposaient d’une grande forteresse aux abords de Médine. Lorsque le Prophète s'était rendu chez eux pour leur réclamer leur part dans le prix du sang de deux Musulmans assassinés, conformément au traité en vigueur, ils essayèrent de le tuer par traîtrise. Il réussit à échapper à l'embuscade et leur adressa un ultimatum afin de quitter la région. Les Juifs s'apprêtaient à accepter ces conditions draconiennes, mais le chef des Hypocrites, Abdallah Ibn Obayy, celui-là même qui avait faussé compagnie  au Prophète, avec ses troupes, lors de la bataille d’Ohod,  les incita à rejeter la sommation en promettant son aide contre les Musulmans. Les Israélites, forts de cet appui, s'enfermèrent alors dans leur forteresse et se préparèrent à soutenir le siège. Le Prophète déclara l'ouverture des hostilités et les Béni Nadhir pressèrent le chef des Hypocrites d'intervenir comme prévu. Cependant, pour ne pas faillir à sa réputation, justement méritée, celui-ci fit la sourde oreille et les  abandonna  à leur sort

Le siège dura onze jours. A leur capitulation, les Juifs acceptèrent toutes les conditions qui leur avaient été dictées. Chaque chef de famille avait le droit d'emporter la charge d'un chameau en biens personnels. Avant leur départ, les Béni Nadhir détruisirent leurs maisons afin qu'elles ne tombent pas aux mains des Musulmans. Le Prophète incita ces derniers à participer aux démolitions pour montrer que ces biens ne suscitaient pas de convoitise de son côté.

Les chefs des Béni Nadhir se rendirent ensuite auprès d'autres tribus juives de Khaïbar et de Syrie, ainsi qu'auprès des Béni Qoraidha, qui étaient implantés à Médine afin de leur demander du secours pour combattre les Musulmans. Ils demandèrent également l'aide des Mecquois idolâtres, et une importante armée fut mise sur pied pour attaquer Médine. Averti des préparatifs, le Prophète ordonna de creuser sur les conseils d'un compagnon Persan nommé Salman, un fossé tout autour de la ville. Ce moyen de défense était inconnu à l'époque en Arabie et les agresseurs manifestèrent leur désappointement devant un pareil ouvrage qu'ils ne purent ni franchir, ni contourner.

Toutefois, les Béni Qoraidha étaient eux à Médine même. Leur alliance avec les Mecquois risquait d'ouvrir une brèche à l'intérieur du système de défense. Le Prophète décida de dépêcher sur les lieux plusieurs détachements armés pour surveiller les approches de leurs quartiers et déjouer toute tentative qui pourrait leur porter préjudice. De plus, afin de contrer la coalition, il eut recours à un astucieux stratagème qui sema la discorde entre les deux alliés.

Les Mecquois découragés par le système de défense adopté, et dépités par les exigences des Béni Qoraïdha qui leur demandaient la remise de leurs enfants comme gage de leur alliance, songèrent à lever le siège de Médine, sans avoir pu franchir le fossé (le khandaq)  et sans pouvoir le contourner. Leur départ devenait d’autant plus impératif que les vivres commençaient à  manquer, et qu’un grand vent s’était levé, qui renversa leurs tentes et qu’ils interprétèrent comme un mauvais présage. Après leur fuite précipitée, le Prophète décida d'en finir avec la sédition. Il rassembla les Musulmans et institua le blocus des citadelles juives. Au bout de 25 jours, les assiégés se rendirent sans condition. Un juge  fut désigné en la personne de Saâd Ibn Moâdh, chef de la tribu des Aouss, allié des Juifs et ceux-ci approuvèrent le choix.  Il était blessé à la main par une flèche et le sang ne cessait de couler. Tous les protagonistes s’engagèrent à respecter ses décisions. Et la sentence qu'il prononça fut implacable. Tous les hommes devaient être mis à mort, les femmes et les enfants vendus comme esclaves.

A l'annonce du jugement, ceux qui purent s'enfuirent, ne demandèrent pas leur reste, les autres subirent les rigueurs du jugement. Les sources parlent de 600 à 700 exécutions. Les auteurs occidentaux dans leur grande majorité, ont éprouvé un sentiment d'horreur face à un tel comportement et n'ont pas manqué une occasion de décrier ces pratiques barbares. La mise à mort de plusieurs centaines d'hommes dans un jugement collectif n'était qu'une mascarade pour légitimer un massacre injustifiable. Ce sont des arguments rassasiés qui ont toujours été utilisés, conjointement par les Juifs et les Chrétiens, afin de desservir la cause de l'Islam. Il est cependant nécessaire de rappeler que la sentence a été prononcée par le propre allié des Juifs et que ceux-ci se sont conduits traîtreusement avec la complicité des Mecquois pour attaquer les Musulmans, alors que la constitution de Médine qui régissait les relations entre les communautés proscrivait une telle alliance.

 Aussi, face au parti-pris manifeste des Occidentaux, qui ne s’exprime qu’à sens unique, il est  utile  de remémorer à ceux qui crient à la tuerie et qui semblent être atteints d’amnésie, comment se sont comportés leurs propres prophètes, rois et prêtres bibliques, c'est-à-dire tous ces personnages qui se réclament des religions judéo-chrétiennes, durant leurs campagnes militaires. Cela édifiera les gens sur les mœurs d'alors et  permettra de mieux mesurer l'attitude des uns et des autres.

Selon la Bible, (Nombres 31), Moïse demanda à son peuple, (les Israélites), d'aller punir les Madianites pour le mal qui leur avait été fait. Leur œuvre accomplie, ils vinrent rendre compte à Moïse, au prêtre Elazar et à d'autres chefs, des résultats de leur mission. « Quoi, leur répondit Moïse, vous avez laissé la vie aux femmes ?...Tuez toutes les femmes qui ont été mariées, ainsi que tous les garçons. » Comme ses troupes ramenèrent 32 000 filles vierges, il est logique de  penser que Moïse avait  fait exécuter au moins autant de garçons qui étaient ses prisonniers et un nombre considérable de femmes. En tout, plus de cent mille morts.

Pour s'être opposé à la traversée de son territoire par les Israélites sous la conduite de Moïse, le roi Sihon vit son pays entièrement ravagé. Toutes ses villes ont été détruites  et mises à sac. « Et, (c'est Moïse qui parle) nous avons exterminé les hommes, les femmes et les enfants. Nous n'avons laissé aucun survivant. » (Deutéronome 2.34). Pour un simple droit de passage !

Poursuivant son chemin, Moïse arrive dans le pays de Bachan, attaque son roi Og, s'empare de soixante villes fortifiées : « Nous (c'est encore Moïse qui parle) avons complètement détruit toutes les villes, nous avons exterminé les hommes, les femmes et les enfants, comme nous l'avons fait pour le pays du roi Sihon de Héchébon...Nous avons pris le bétail ainsi que tous les biens trouvés dans les villes. » (Deutéronome 3. 6). Un calcul simple permet d’estimer  que les centaines de villages détruits,  devaient abriter au moins 200 à 300 000 habitants,  de tous âges et des deux sexes,  qui furent massacrés, jusqu’au dernier.

Josué a été le successeur de Moïse et l'Envoyé de Dieu. Lors de la bataille contre les Amorites, il aurait arrêté le soleil au-dessus de Gabaon et la lune sur le Val d'Ayalon jusqu'à la victoire des Israélites, (Josué 10. 13-14). Il attaqua le royaume d'Aï et fit 12 000 morts. Le nombre d'enfants n'est pas précisé mais en fonction  du taux de fécondité des anciens peuples,  leur nombre peut-être évalué à 30 000, au moins. « Les Israélites massacraient leurs ennemis en pleine campagne…Lorsqu'il n'en resta plus un seul en vie, ils regagnèrent la ville et exterminèrent le reste de la population, les femmes et les enfants qui s'y trouvaient. Josué garda sa lance brandie en direction d’Aï,  jusqu'à ce que toute la population soit décimée. » (Josué 8. 24 à 26). Auparavant, il avait pillé la ville de Jéricho dont les murailles s'écroulèrent sous le formidable cri de guerre poussé par les Israélites qui montèrent à l'assaut regardant droit devant eux. « Ils exterminèrent toute la population  de la ville, hommes et femmes, enfants et vieillards. Ils tuèrent même les boeufs, les moutons et les ânes. » (Josué 6.20). Le nombre d’habitants de la ville de Jéricho à cette époque est estimé à  40 000 ou 50 000 personnes, dont plus de la moitié étaient des femmes et des enfants. Tous massacrés.

Après avoir exécuté cinq rois amorites, Josué partit à la conquête         des villes du sud. Il s'empara de la ville de Maquéda, y fit mourir son roi et tous ses habitants. Il n'y laissa aucun survivant. Puis ce fut au tour de Libna, puis Lakich, Eglon, Hébron, Debir, etc. Il conquit d'autres villes, d'autres régions. En tout, il vainquit  trente-et-un rois. Partout les habitants furent massacrés, ne laissant aucun survivant. (Josué 10 à 12).   

 Le Prophète Samuel reçut sa mission après Moïse et Josué. Lui aussi battit les Philistins et les humilia. Il consacra Saül qui devint roi d'Israël, animé de l'Esprit du Seigneur,  avant de lui  ordonner d'aller attaquer les Amalécites qui avaient barré le passage aux Israélites. Ses instructions étaient de « détruire complètement tous leurs biens sans pitié et de mettre à mort tous les êtres vivants, hommes, femmes, enfants, bébés, boeufs, moutons, chameaux et ânes. Saül réunit 210 000 soldats et exécuta les ordres du Prophète Samuel à la lettre. Il attaqua par surprise les Amalécites de Ha­vila  jusqu'à Chour à l'est de l'Égypte et massacra toute la population. » (Samuel 15. 1 à 18). Les effectifs considérables engagés dans ces tueries laissent penser  que le nombre des morts, toutes catégories confondues, devait être de plusieurs dizaines ou même plusieurs centai­nes de milliers de personnes et ceci, sans compter le bétail ni la destruction des biens.

Lorsque Saül s'est détourné de Lui, le Seigneur choisit David comme nouveau roi d'Israël et L'a animé de Son Esprit. David était auparavant au service de Saül qu'il apaisait par sa musique. C'était un combattant intrépide. « Il battit les Moabites. Il les obligea à s'étendre par terre et fit mourir les deux tiers d'entre eux. Il battit  les Syriens de Damas et en tua 22 000. Il battit ensuite les Edomites dans la Vallée du Sel en leur causant 18 000 morts, et une nouvelle fois les Syriens, près du Jourdain où il tua 40 000 cavaliers. Il combattit les troupes d'Absalon dans la forêt d'Ephraïm leur infligeant 20 000 morts et ceux qui perdirent la vie en forêt furent plus nombreux que ceux qui moururent au combat. (Samuel 8. 10 à 18).

«  Quand David combattait le Royaume d'Edom, le chef de son armée, Joab fit mourir tous les enfants et tous les hommes édomites. En effet, Joab et son armée restèrent six mois à Edom pour y massacrer les enfants et les hommes. » (Rois 1. 15-16).

David a été un grand roi et un grand guerrier au point que lorsqu'il voulut construire un Temple pour déposer le coffre de l'Alliance, Dieu l'arrêta en lui disant : « Ce n'est pas toi qui construiras un Temple où l'on viendra M'adorer, car tu es un homme de guerre et tu as fait couler beaucoup de sang. » (Chroniques 28. 3) Même le Dieu biblique fut effrayé par ses « exploits » !

Après David,   il est nécessaire d’arrêter le décompte macabre des crimes et des carnages commis par les Israélites, selon les Livres Sacrés du Judéo-christianisme. Non que le sujet soit épuisé au contraire, la Bible reste fournie en faits d'armes qui défient l'imagination. Mais, les Musulmans rejettent ces versions qui ont été falsifiées et altérées par les prêtres et les docteurs de la loi. Ils ne peuvent en effet concevoir que Dieu ordonne le massacre systématique d'enfants, de bébés, d'êtres innocents, ou qu'il impose à Ses Elus, Sa Volonté d'exécuter un tel Commandement, que rien ne saurait justifier, dut-il émaner du Dieu biblique. Pour les Musulmans, Dieu est l'Etre Suprême qui inonde l'univers de Sa Miséricorde. Il interdit le carnage et le crime crapuleux. Le massacre d’êtres innocents, d’enfants et de bébés sans défense, est un acte monstrueux que rien ne justifie et qui encourt la malédiction divine.

Le Prophète Mohammed  que la Salut et la Bénédiction de Dieu soient répandus sur lui, a interdit le meurtre des femmes et des enfants à la guerre, alors même qu'ils appartiennent au clan ennemi. Un homme aussi éminent,  se distingue de tous les autres Prophètes, rois et prêtres qui sont décrits dans la Bible, par son humanisme, sa magnanimité et sa mansuétude et ce en dépit des campagnes mensongères qui sont menées par les ennemis de l’Islam, pour le confondre. Il savait pardonner mieux que quiconque dans l'adversité et encore plus dans la pleine possession de la puissance. Jamais il n'a ordonné, commis ou couvert l'assassinat gratuit d'hommes, d'enfants ou de femmes, ni détruit le bétail ou jeté le sel sur les terres pour les stériliser, pratiques couramment usitées dans la Bible. Même les ennemis de l’Islam, ne peuvent invoquer de telles pratiques à son encontre, alors qu’ils sont si prompts au dénigrement et à l’abjection, oubliant leur propre histoire.         

Lorsqu’il occupa militairement, mais pacifiquement La Mecque, il prononça une amnistie générale en faveur de ses habitants idolâtres, qui avaient été ses ennemis les plus redoutables, et qui s'étaient alliés avec toutes les tribus arabes païennes et juives, pendant plus de vingt ans pour le tuer et anéantir la religion musulmane.  Des dix personnes condamnées à mort précédemment (6 hommes et 4 femmes), toutes celles qui sollicitèrent sa grâce, l'obtinrent immédiatement et jouirent d'une liberté totale. Même Hind qui organisa l'assassinat de Hamza et dévora son foie, et aussi l'esclave El Ouahchi qui commit le crime. Pourtant, le Prophète était au faîte de sa puissance, il aurait pu anéantir systématiquement les Mecquois et s'emparer de leurs richesses, sans aucune conséquence fâcheuse. Ceux-ci n'auraient pas hésité à agir de la sorte envers lui, si l'occasion leur avait été donnée.

Cependant, Dieu Lui inspira un comportement plein de dignité et d'humilité. Il réunit les habitants et leur dit :

 « Louanges à Allah, qui a fait triompher Son serviteur et qui réalise la promesse qu'Il lui a donnée. En effet, Il m'avait promis de me ramener à La Mecque, Il l'a fait et Il a mis en déroute mes ennemis. »

Puis Il ajouta :

 « Habitants de La Mecque, comment dois-je agir envers vous ? »

Sohail Ibn 'Amr qui était païen (celui-là même qui refusa de reconnaître la qualité de Prophète à l’Envoyé de Dieu), se leva et dit : « Je pense que toi, noble Qoraïchite, issu d'une famille noble, qui reviens dans ta patrie triomphant, tu as l'intention de traiter avec pitié les vieillards, d'amnistier les jeunes gens, d'épargner les femmes et les enfants, de les gracier, de leur pardonner et de leur laisser la liberté. » A ces paroles, le Prophète versa de chaudes larmes, et les Mecquois pleurèrent aussi et sanglotèrent. Puis il s’adressa aux Mecquois :

 « Ô Mecquois ! Je vous dirai ce qu'a dit mon frère Youssef (Joseph) à ses frères : « Je ne vous ferai pas de reproches aujourd'hui; Dieu vous pardonnera, car Il est le Miséricordieux d'entre les miséricordieux. »

 Puis il monta sur son chameau et partit vers la tente qui a été dressée pour lui. »

 Les orientalistes qui, à l'image de Maxime Rodinson et de tous les autres, qui sont légions, y compris au plus haut niveau des institutions religieuses du Judéo-christianisme, persistent à déformer la réalité, et à inverser les rôles,  en continuant à taxer Mohammed de « Prophète armé », seraient bien inspirés de retourner aux sources de l'histoire et d'y puiser les enseignements qui leur font défaut, ou que par un calcul mesquin, ils cherchent à cacher sous le manteau d’une diversion, qui a été éventée depuis longtemps. Ils verraient alors que selon l'Ancien Testament, les Prophètes bibliques étaient comparativement au Prophète Mohammed, que le Salut et la Bénédiction d’Allah, soient sur lui,  d’une sauvagerie inouïe, d’une barbarie inimaginable.  Rien ne pouvait assouvir leur soif de sang.  Sauf  les montagnes de cadavres, de leurs ennemis et de leurs familles exterminées, ainsi que celles de leurs animaux.

 En dehors des événements relatés par l'Ancien Testament, les exemples  de massacres à grande échelle commis par les occidentaux  foisonnent à travers l’histoire et le monde.  La prise de Jérusalem par les croisés en 1099,  pour ne citer que cet exemple, cinq siècles après l'avènement de l'Islam, à une époque où les mœurs s'étaient prétendument adoucies, en est une preuve flagrante. La croisade formée de plusieurs dizaines de milliers d'hommes accourus de l'Europe entière à l'appel de prédicateurs hystériques comme Pierre l'Ermite, trouva en la personne du pape Urbain II, un inconditionnel fanatique et intolérant qui alla jusqu'à absoudre tous les péchés des agresseurs passés et  ceux qui seraient à commettre durant les croisades !!! Auréolée des bénédictions pontificales appropriées, la « horde de la foi », ayant à sa tête le duc de Basse Lorraine, Godefroy de Bouillon, le comte d'Edesse, Baudouin 1 er Bohémond, le futur prince d'Antioche, le prince de Sicile, Tancrède, le comte de Toulouse, Raymond IV, le comte Hugues de Vermandois, le comte Etienne de Blois, Robert Il, etc., en un mot, toute l'élite et la crème de la noblesse européenne, assiégea la ville sainte du 7 Juin au 15 Juillet 1099, jour malheureux de sa chute.

 Alors commença un carnage indescriptible, une boucherie effroyable, qui devait durer sept jours pleins. Tout ce qui avait un souffle de vie fut massacré. Les atrocités commises par les « soldats du Christ », ainsi que les appelait l'historien Aboul Fidâ, dépassaient l'entendement. « Hommes, femmes, enfants, vieillards, rien ne fut épargné. Le génocide fut systématique. Un bain de sang inonda la ville et les cris et les lamentations des Musulmans devant tant d'horreurs montèrent jusqu'au ciel. » L'Archevêque Guillaume de Tyr qui prêcha la troisième croisade et qui n'avait donc aucune sympathie pour les Musulmans, rapporte que « la ville présentait en spectacle un tel carnage d'ennemis, une telle effusion de sang, que les vainqueurs eux-mêmes en furent frappés d'horreur et de dégoût. » Les sources les plus dignes de foi,  parlent d’au moins 70 000 morts, cent fois plus que chez les Béni Qorâidha à Médine.

Les chroniqueurs n'ont pas manqué de mettre en parallèle le comportement des « soldats du Christ » et celui des Musulmans à propos de la prise de Jérusalem. La Ville Sainte fut en effet occupée par ces derniers en Février 636. « Ce jour-là, le Khalife Omar Ibn Khattab, compagnon du Prophète Mohammed avait fait son entrée sur son célèbre chameau blanc, tandis que le patriarche grec de la ville sainte s'avançait à sa rencontre. Le Khalife avait commencé par lui assurer que la vie et les biens de tous les habitants seraient respectés, avant de lui demander de lui faire visiter les lieux sacrés du Christianisme. Pendant qu'ils se trouvaient dans l'Eglise de la Qyama (le Saint Sépulcre), l'heure de la prière étant arrivée, Omar avait demandé à son hôte, où il pourrait étendre son tapis pour se prosterner. Le patriarche l'avait invité à se prosterner sur place, mais le Khalife avait répondu : « Si je le fais, les Musulmans voudront demain s'approprier ce lieu en disant : « Omar a prié ici. »  Et, emportant son tapis, il était allé s'agenouiller à l'extérieur. Il avait vu juste, car c'est à cet endroit même que l'on allait construire la mosquée qui porte son nom. Les chefs francs n'ont pas, hélas  cette magnanimité. Ils fêtent leur triomphe par une tuerie indescriptible puis saccagent sauvagement la ville qu'ils prétendent vénérer. » (Amine Maalouf : Les croisades vues par les Arabes). Mêmes vues par le diable, elles laisseront toujours les gens pétrifiés d’horreur. Parce que de telles pratiques sont indignes du genre humain.

Mais Jérusalem n'est qu'un exemple des massacres collectifs  et des tueries organisés par les Occidentaux, que ce soit dans le cadre des croisades, des conquêtes coloniales, esclavagistes, territoriales, que des luttes de libération nationales. C'est par dizaines de millions de morts, toutes catégories confondues que se chiffrent les victimes malheureuses et innocentes du bellicisme occidental. Aussi les historiens qui se posent en redresseurs de tort, en falsifiant l'histoire universelle et en passant sous silences leurs propres turpitudes, doivent méditer ces recommandations de Jésus, puisées dans leurs propres livres sacrés :

« Ne vous posez pas en juge, avait dit Jésus, afin de ne pas être jugés, car c'est de la façon dont vous jugez qu'on vous jugera, et c'est la mesure dont vous vous servez qui servira contre vous. Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la vois pas ? Alors comment vas-tu dire à ton frère : « Attends,  que j'ôte la paille de ton œil ? ». Mais voilà, la poutre est dans œil ! Homme au jugement perverti, ôte d'abord la poutre de ton œil et alors tu verras clair pour ôter la paille de l'œil de ton frère. » (Matthieu 7.1 à 15).

Dans la mesure où ces propos reflètent véritablement la situation, il semble superflu d'ajouter des commentaires.

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Mohammed Yacine KASSAB

(Extrait du livre de l’auteur : Gloire a Dieu ou les Mille Vérités Scientifiques du Coran)

 

 


 

 

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« miravelberdo@yahoo.fr »

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 10:57

 

« Nous t'avons envoyé (ô Mohammed) avec la vérité, comme annonciateur et avertisseur…S’ils (les incrédules) te traitent d’imposteur, ceux qui vécurent  avant eux ont crié au mensonge quand leurs Prophètes, vinrent à eux avec des preuves évidentes, les Ecritures et le Livre Lumineux. » (Coran 35. 24. 25). 

«  O vous qui avez reçu l'Ecriture ? Notre envoyé est venu à vous, pour vous édifier, après une interruption de la prophétie pour que vous ne puissiez pas dire : N'est venu à nous ni annonciateur, ni avertisseur " [Voilà donc] venu à vous un annonciateur et un avertisseur et Dieu étend son amnipotence à tout» (Coran. 5. 19)

 C'est en l'an 570 de l'ère chrétienne, le lundi 12ème  jour du mois de Rabi' el Aouel que naquit à La Mecque, Mohammed, le futur Prophète de l'Islam, que le Salut et la Bénédiction de Dieu soit sur lui, qui est connu, notamment dans la langue française sous le nom de Mahomet. La déformation de son nom, constitue la première des nombreuses altérations, qui allaient marquer l'histoire de l'Islam et de son Messager. De fait, alors qu'en Arabe, langue dans laquelle a été révélé le Coran, Mohammed signifie « Le loué, le béni, ou le digne de louanges »,  les Occidentaux allaient corrompre ce nom et le transformer en Mahomet (ma hommid) signifiant exactement le contraire (celui qui n'est pas béni) ou encore en « Mahound », prince des ténèbres, autre nom de Satan.  

La date de naissance est un autre sujet controversé par les adversaires de l'Islam, qui sous couvert des raisons les plus diverses récusent ce qui est considéré comme une certitude absolue par les historiens, les biographes et les hagiographes. En effet, il existe plusieurs repères indiscutables et irréfutables pour fixer cette date, qui est restée gravée dans la mémoire de tous les Mecquois.  Le premier d’entre eux est celui qui vit Abraha, le gouverneur abyssin du Yémen essayer de s'emparer du sanctuaire de la Ka’aba pour le détruire. L'expédition d'Abraha comprenait un (ou plusieurs) éléphant,  animal inconnu alors en Arabie, qui impressionna fortement les habitants. L’événement était considérable et  d’une telle portée,  que l'année de l'invasion fut appelée « Année de l'éléphant ». La tradition de l’époque imposait de débuter le calendrier à compter d'un fait extraordinaire, marquant,  hors du commun et la vue de l'éléphant était destinée à commémorer le souvenir de l'invasion. Les jours et les mois partaient de cette date. Lorsqu'un autre événement important survenait, le calcul reprenait à nouveau, pour fixer un nouveau calendrier. Cela a été le cas lors de la reconstruction du Temple de la Ka’aba. Aussi, la naissance du Prophète cette année précisément, ne pouvait ni passer inaperçue, ni être effacée des mémoires. Un jour à marquer d’une pierre ; qu’elle soit blanche ou noire, l’essentiel était de ne pas passer inaperçue. Son souvenir restera vivace. 

  Le sanctuaire  de la Ka’aba qui avait été édifié par le Prophète Ibrahim (Abraham) avec l'aide de son fils Ismaël, l'ancêtre des Arabes, 25 siècles auparavant, était souvent inondé par les orages qui s’abattaient dans la région. Les Mecquois décidèrent de surélever les fondations de l’édifice,  afin d'empêcher l'eau d'y pénétrer. Les travaux exigeaient sa démolition partielle, mais  en raison de la sacralité du lieu, personne n'osait porter la main, craignant la colère divine. Après cinq jours d'expectatives et de conciliabules, on désigna le plus âgé des Qoraïchites, un nommé Walid ibn Moghaïra, de la tribu des Béni Makhzoun, pour porter le premier coup. Celui-ci prit une pioche, prononça des invocations rituelles pour écarter tout danger et commença à détruire le mur. L'émotion était intense dans la foule ; les gens s’attendaient au pire, craignant un coup du sort. Mais rien ne se produit.  Le soir, Walid retourna chez lui. Les hommes s'en furent aussi. Ils voulaient savoir s'il allait se passer quelque chose pendant la nuit, un mal quelconque qui s’abattrait sur l’insensé, pour le punir de son audace. Cependant, la nuit fut calme et sereine. Le lendemain Walid reprit tranquillement son travail. Alors les autres habitants se joignirent à lui, en pensant que Dieu ne pouvait se fâcher contre ceux  qui reconstruisaient Sa Maison, pour la sauver des inondations.

La démolition fut achevée jusqu'au ras du sol et la plate-forme surélevée, conformément au plan établi. Pour les Mecquois, il s'agissait d'une nouvelle date marquante dans la vie de leur cité. En conséquence, ils délaissèrent leur ancien calendrier, basé sur Abraha et l’éléphant, pour adopter un comput centré sur la reconstruction du Temple Sacré de la Kaâba. Les autres Arabes idolâtres de la péninsule, qui n’étaient pas concernés par  cette opération de sauvetage, continuèrent à prendre l'année de l'éléphant comme base de leurs calculs calendaires.

           L'aménagement intérieur de la la Ka’aba  souleva un problème de prééminence entre les quatre  principales tribus  de la région, qui voulaient s'attribuer le privilège de replacer la Pierre noire (d’origine météoritique) dans sa niche, puisqu’elle avait été déplacée pour les travaux. Chaque chef revendiquait le privilège de réaliser cette opération symbolique, mais combien prestigieuse,   mettant en relief les mérites de son clan. Cependant, les débats finirent sans qu’aucune décision ne soit prise, car aucune tribu ne pouvait  s’en sortir à son avantage en éclipsant les autres. C'est encore Walid ibn Moghaïra qui proposa de confier l'arbitrage au premier homme qui se présenterait devant le Temple Sacré. La proposition fut acceptée, car il était d'usage à l’époque, de confier au sort le soin de régler les affaires délicates ou litigieuses.

 L'homme sur qui allait échoir ce privilège redoutable,  fut Mohammed, qui passait par là;  il n’était encore qu’un simple citoyen de La Mecque connu de tous, car la cité n’était pas importante, et ce bien avant l’avènement de l’Islam. Informé de la situation, il accepta d'apporter son concours ; il  était alors âgé de trente-cinq ans.  Après réflexion, il prit son manteau,  l’étendit  sur le sol, posa la Pierre noire dessus et enjoignit  aux délégués des quatre tribus de soulever chacun un pan et de porter la charge à l'endroit prévu. Puis il l'installa lui-même à sa place définitive où elle se trouve encore aujourd’hui. Le problème fut réglé à la satisfaction générale.  

Les événements majeurs tels que l'attaque d'Abraha contre La Mecque et la reconstruction de la la Ka’aba  constituent indéniablement des repères historiques de première importance et de nombreuses sources confirment leur déroulement précis et leur concordance dans le temps. Il existe en outre d'autres faits historiques qui touchent directement à la vie propre de Mohammed. C'est ainsi que lors de l'expédition de l'éléphant, ce fut Abd el Mouttalib, son grand-père paternel qui négocia avec Abraha le retrait des troupes. Par ailleurs, au cours de la même année, devait décéder 'Abdallah Ibn Abd et Mouttalib, le père du futur Prophète,  quelques semaines seulement avant la naissance de l’enfant et  ce fut précisément son grand-père, qui le prit en charge. Tant d'événements survenus au cours d'une même année doivent laisser incontestablement des marques profondes. D'autant que nombre d'entre eux appartiennent à l'histoire du peuple d'Arabie et sont cités par les chroniqueurs avec toutes les garanties d'authenticité  

Aussi, il y a de quoi être étonné de voir dans certains ouvrages, tels ceux édités par la Librairie Larousse, la date de naissance du futur Prophète de l’Islam,  vagabonder de 570 à 580 de l'ère chrétienne. Dix années d’indécision erratique pour introduire la suspicion nécessaire et tenter de détruire l’historicité de la religion musulmane. Mais, la procédure est courante, et les intéressés, entendre les Musulmans, sont habitués à ce genre de soupçons et de dérives qui entachent tous les travaux des orientalistes en mal de célébrité, aussi s’il n’y a pas de quoi s’arracher les cheveux. Il s’agit juste de dénoncer autant que faire se peut, une pratique qui pour être courante, n’en n’est pas moins peu élégante. Le record en la matière semble appartenir à Maxime Rodinson, connu pour ses études et ses recherches saugrenues sur l’Islam. Dans son livre intitulé « Mahomet », un des derniers monuments en matière de supercherie, puisque d’autres l’avaient précédé, usant du même style dilatoire,  l'auteur laisse courir la date de 567 à 579 de l’ère chrétienne. Le chapitre 3, intitulé opportunément « Naissance d'un prophète »,  débute d'ailleurs ainsi : « Personne ne sait au juste quand est né Mahomet... » Ce qui promettait quant à la suite du texte,  tout en démontrant  la bonne foi dont se revendique son auteur.


 Le but recherché étant évidemment celui de jeter le doute et le discrédit dans les esprits des lecteurs, quant à l'authenticité des sources historiques relatives à l'Islam et au Messager de Dieu. D’autant, que ces incertitudes sont destinées à un public, généralement acquis aux thèses d’une religion conçue de toutes pièces par un manipulateur, aussi, ils ne demandaient rien de plus que d’avaler des couleuvres, qui étaient particulièrement à leur goût. Pourtant que de preuves tangibles sollicitent l'attention et la raison. Les maisons habitées par le Prophète, les places qu'il a fréquentées, les mosquées dans lesquelles il a prié et prêché, les lieux où il a vaillamment défendu la nouvelle religion contre ses ennemis idolâtres existent toujours et témoignent d'une vérité qui ne pourra plus jamais disparaître. Et de ce qui est plus illustre et plus éminent, il subsistera pour l’éternité, des Signes impérissables à la Gloire du Seigneur de l'univers, à l’image du  Saint Coran, de la Maison Sacrée de la la Ka’aba , de la Religion musulmane,  et d’autres  traces impérissables.


Pour revenir à Mohammed, son père étant mort à Yathrib (Médine), c'est son grand-père 'Abd el Mouttalib qui le prit en charge à sa naissance, ainsi que  sa mère, Amina bint Wahb. Abd et Mouttalib était le chef de la tribu des Béni Hachem et l'un des dix membres de l'oligarchie mecquoise. C'était un homme de caractère, possédant une grande taille, un teint blond et une belle barbe. Il était aimé et respecté par ses concitoyens pour ses qualités de coeur. Aussi, lorsque son fils Abdallah fut emporté par la mort, il reporta toute son affection sur Mohammed, son petit-fils.

  Il était de tradition à l'époque, pour les familles aisées de La Mecque, de confier les jeunes enfants aux femmes de la tribu des Béni Saâd, afin de les élever. Leur campement se trouvait à deux journées de marche de la ville sainte, dans les montagnes du désert où les enfants trouvaient un climat sain pour grandir et se fortifier. De plus, les Béni Saâd étaient connus pour pratiquer la langue la plus pure de toute l'Arabie. A quatre mois, Mohammed fut confié à une nourrice de condition modeste nommée Halima bint Abou Douwaîb, qui avait déjà quatre enfants et désirait améliorer sa situation. L'enfant grandit jusqu'à l'âge de deux ans où il fut sevré. Mais contrairement à l'usage, il ne réintégra pas sa famille. Sa santé était délicate, il souffrait du changement chaque fois qu'il revenait à La Mecque. De plus, la nourrice s'était attachée à lui. Elle demanda l'autorisation de prolonger la garde une année de plus, et sa mère ne le reprit qu'à trois ans.  Lorsqu’il eut cinq ans,  sa mère  décida  de l’emmener avec elle à Yathrib pour  revoir ses parents et visiter la tombe de son mari.

 La mère et le fils passèrent une année entière dans cette ville. Sur le chemin du retour un drame allait se dérouler qui affecta profondément Mohammed qui portait tout juste ses six ans. En arrivant à une station appelée Al Ab­wa,   Amina tomba malade et mourut malgré son jeune âge. Le petit garçon était brisé par le chagrin car il aimait tendrement sa mère auprès de laquelle il venait souvent se réfugier et trouver le réconfort que tout enfant recherche auprès de sa mère. C'est dans cet état  de tristesse et de désespoir, qu'il fut ramené chez son grand-père, à La Mecque. Plus tard, toutes les fois qu'il passait par Al Abwa, le Prophète s'arrêtait près du tombeau, faisait des invocations et versait des larmes.

 L'affection d’Abd et Mouttalib pour son petit-fils, privé de ses deux parents était très grande. On rapporte qu'il le faisait asseoir tout jeune, près de lui lors des réunions périodiques des chefs mecquois et qu'il ne voulait jamais manger sans l'avoir à ses côtés. Mohammed rendait bien cet amour à son grand-père qui  était désormais tout son univers et remplaçait sa véritable famille. Cependant, deux ans plus tard, Abd el Mouttalib disparut à son tour.

A nouveau, Mohammed se retrouva seul au monde. Son attachement au défunt était si grand qu'il gémissait de douleur en suivant le cortège.

Avant de mourir Abd et Mouttalib avait recommandé à un de ses fils, Abou Talib, de prendre soin du garçon. Le nouveau tuteur possédait aussi de grandes qualités de coeur, mais son excès de générosité ne lui permettait pas toujours d'équilibrer le budget familial et il avait souvent recours aux emprunts. Le jeune Mohammed aurait trouvé de bonnes dispositions auprès de son oncle et de sa femme. Lorsque plus tard, on lui demanda pourquoi il avait ressenti si douloureusement la mort de celle-ci, il répondit :

  « J'étais orphelin et elle m'a accueilli. Alors que ses enfants étaient dans la gêne, elle me donnait à manger, elle me peignait avant tout le monde, elle était une véritable mère pour moi. »

 Le jeune garçon savait se rendre utile. Afin que sa charge soit plus supportable, il travailla comme berger en contrepartie d'une maigre rétribution. A neuf ans, il fit partie d'une caravane organisée par son oncle pour commercer en Syrie. Ce fut le premier voyage de l'enfant hors du territoire de la Péninsule arabique. A partir de ce moment, la trace de Mohammed devient plus difficile à suivre. Les historiens n'arrivent  pas à reconstituer la chronologie des événements comme pour la période antérieure. Il est vraisemblable qu'il continua à exercer une activité commerciale en s'intégrant aux nombreuses caravanes qui sillonnaient l'Arabie à l'époque. Quoi qu'il en soit, à l'âge de 25 ans, il se trouve toujours à La Mecque en compagnie de son oncle. Depuis quelques années, une sévère disette s'était abattue sur le pays et les gens étaient éprouvés par la calamité. Mohammed était connu des habitants de la Mecque, de la même façon que chacun d'eux connaissait tous les autres, dans une communauté fermée. De par sa probité et son honnêteté, il avait été surnommé « El Amine », (l'homme droit et intègre).

 Informée de sa réputation Khadidja, une riche veuve de quarante ans qui avait hérité de son mari d’une fortune conséquente, lui confia le soin d'organiser une caravane pour commercer  en Syrie. L'expédition fut menée à l'avantage des deux parties et Khadidja n’eut qu’à se féliciter de la probité de  son associé. L’activité commerciale prit de l’ampleur, ce qui lui permit  d'apprécier les qualités, tant morales que professionnelles de  Mohammed, et c'est presque naturellement que le mariage fut décidé, en raison de la bonne entente qui existait entre eux. Quelques jours après la cérémonie, Mohammed quitta la maison de son oncle pour aller habiter dans celle de sa femme. La vie de ce couple séparé par une différence  d’âge de quinze ans fut exemplaire. Plus tard, Mohammed, devenu Prophète, ne manquera  pas d'évoquer des souvenirs pleins de sensibilité et de tendresse que cette femme admirable a su éveiller en lui et les entretenir tout au long de leur union. Elle se tint fermement à ses côtés dans les moments les plus difficiles et lui apporta le calme et le réconfort par son amour et son inlassable dévouement.

 Pendant la première partie de son mariage, Mohammed continua à s'occuper de son commerce caravanier. Sa probité était reconnue unanimement. Jamais aucune source n'a pu contredire ses éminentes qualités morales. En l'an 605 de l'ère chrétienne, il prit part, comme expliqué plus haut, à la reconstruction de la Maison Sacrée de la la Ka’aba  ; cet événement considérable fut en quelque sorte un élément déclencheur dans la prise de conscience des milieux évolués, qui commençaient à voir dans la pratique de l'idolâtrie un culte dérisoire. D’autant que les Juifs et les Chrétiens qui côtoyaient les Arabes s'honoraient d'adorer un Dieu Unique et de posséder des Livres Sacrés qui faisaient d'eux les peuples élus. (Chaque communauté revendiquant d'ailleurs cette qualité en se prévalant d'une alliance préférentielle avec le Seigneur).

 Le polythéisme de La Mecque consistait à vénérer des idoles, qui  étaient supposées intercéder auprès d'un dieu indéfinissable et inconnu. L'intérieur de la Ka’aba était décoré de statues et de fresques,  où voisinaient les représentations de Marie (Meriem), de Jésus ('Issa), d'Abraham (Ibrahim) et d'Ismaël. A l’extérieur et tout autour du sanctuaire, 360 idoles différentes étaient alignées, que les Arabes venaient adorer et implorer  pour bénéficier de leur clémence.

 Les tribus possédaient leurs propres divinités ; leurs adeptes venaient  leur rendre hommage,  pratiquer des actes d'adoration et leur adresser des suppliques. Parfois les situations frisaient l’absurde. Ainsi,  le cas de la Tribu des Banou Hanifa, en Arabie orientale dont les membres vénéraient une statue faite de farine et de dattes qui leur servit de nourriture lors d'une période de disette. Le mode de vie de l'époque reflétait le degré de dissipation des valeurs humaines; à côté de vertus comme la générosité, le courage, l'hospitalité, les Arabes cultivaient l'immoralité, le meurtre, la débauche, les excès. Les filles étaient enterrées vivantes,  la prostitution courante, la pratique des mariages temporaires généralisée et les forts opprimaient les faibles.

 Les Musulmans ont surnommé la période antéislamique, la Djahiliya, ou l'ère de l'ignorance et de l'obscurantisme. Il n'existait pas d'échelle de valeurs, de sorte que tout était confondu avec tout. A l'avènement de l'Islam, le Coran  Sacré a tracé une limite rigide afin de discerner le bien du mal, de même  que le blanc se distingue du noir. Cette démarcation est traduite en Arabe par le mot Al furqan, qui est un des noms du Coran. Le Livre de la Distinction est justifié par sa faculté à mettre en relief l'existence de principes antagonistes et irréconciliables, qui ne sauraient être dissous dans  le récipient de la compromission.

 A l'image de la majorité des Arabes, la tribu de Mohammed, pratiquait l’idolâtrie. Sa famille détenait même des charges religieuses importantes dans l'exercice du culte, comme celle d'approvisionner en eau sacrée les pèlerins qui venaient rendre hommage aux divinités de la Ka’aba. Toutefois, certains membres avaient conscience que ces pratiques étaient entachées de superstitions, aussi ils cherchaient à s'élever spirituellement par une forme de croyance supérieure. Le grand-père de Mohammed, Abd el Mouttalib se retiraitCave_Hira.jpg déjà dans la caverne de Hirâ durant le mois de Ramadhan pour apaiser son âme insatisfaite et méditer. La caverne en question se trouve au sommet du mont Nour (Lumière) à quelques kilomètres au nord de La Mecque et domine un paysage montagneux tourmenté et grandiose.

 Tabari signale que les hommes pieux parmi les Qoraïchites se retiraient chaque année durant le mois de Redjeb et regardaient une telle pratique comme un acte de dévotion. Les Béni Hachem (clan du Prophète) avaient été les premiers à instituer l'usage de la retraite. Les autres tribus imitèrent par la suite cette observance et élevèrent des constructions au sommet de la montagne pour se recueillir.

 Les orientalistes dans leur majorité, répugnent à parler de ces pratiques religieuses d’isolement, de contemplation et de méditation. Des auteurs tels que Watt, Maxime Rodinson, Savary, Blachère, Montet et d’autres,  passent sous silence cette coutume, ou ne l'évoquent  que très succinctement. La raison en est toute simple: leur objectif est celui d'accréditer la thèse selon laquelle Mohammed se serait retiré dans la caverne Hirâ durant plusieurs années (quinze ans) pour méditer et rédiger  « son » Coran. En faisant valoir que la retraite était temporaire (un mois par an) et de pratique courante, c’est la notion du Prophète-ermite, qui par un jour prodigieux est  soudain sorti de sa grotte, un Coran tout entier en mains, qui est battue en brèche !

 

 Cette tendance à la falsification est si tenace, qu’il est peu probable de voir un jour des orientalistes réaliser des études sans a priori dégradants…pour eux bien entendu, car l’Islam ne saurait être affecté par leurs divagations. D’autres hommes avant le Prophète, ont fait retraite et personne n'a été en mesure de composer une œuvre aussi monumentale que le Coran Sacré. De plus, toutes les sources historiques concordent pour reconnaître que le Prophète était illettré et aucun acte dans sa vie publique ou privée n'a jamais démontré le contraire. Le Coran fait à plusieurs reprises allusion au Prophète illettré. Est-il concevable de  pousser le ridicule jusqu'à attribuer à un tel homme le plus pur joyau de la langue arabe, elle qui est si riche en chefs d'œuvre mémorables ? Ce serait accepter dans la même ligne de pensée que l'aveugle puisse être le champion du tir à l'arc, ou le sourd, le plus fin critique musical ! Si ce raisonnement semble logique aux détracteurs du Prophète, alors sans nul doute, la rédaction du Message s'est déroulée selon leur façon de penser, puisqu’ils on tendance à bâtir des châteaux des Espagne en faisant usage de leurs seules facultés « intellectuelles ».

 

 Le fait  d’être illettré en ces temps et en ces lieux, n’était guère une tare, pour avoir à le cacher. D’autant que le Texte coranique, de par sa richesse littéraire et ses révélations extraordinaires, tant, dans  le domaine spirituel, que dans les sciences sociales, éducatives et  scientifiques, démontre qu’un tel ouvrage ne peut être conçu même, par des lettrés de haut niveau.  Car, le Coran reste inimitable, dans tous les  domaines de compétence qu’il aborde, ce qui démontre véritablement son origine divine. Voici comment le Coran confirme l’illettrisme du Prophète Mohammed, que le Salut et la Bénédiction d’Allah, soient sur lui.

 C’est Dieu qui parle : 

 « Je ferai que Mon châtiment  atteigne qui Je veux et Ma Miséricorde embrasse toute chose. Je la prescrirai à ceux qui Me craignent, acquittent la zakat (la dîme) et ont  foi en Nos Signes. Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Torah et l’Evangile. Il leur ordonne ce qui est convenable, leur interdit ce qui est blâmable, leur rend licites les bonnes choses et proscrit les mauvaises ; Il leur ôte le fardeau et le joug qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui (le Coran), seront les gagnants. Dis : « Ô hommes ! Je suis pour vous le Messager d’Allah à qui appartient la Royauté des cieux et de la terre. Il n’existe pas de divinité en dehors de Lui. Il donne la vie et la mort. Croyez donc en Allah, en Son Messager, le Prophète illettré qui croit en Lui et en Ses Paroles ; Suivez-le, afin d’être bien guidés. » (Coran. 7. 156 à 158).

 Voici ce qu'écrit opportunément à ce sujet, Cheikh M. Draz, Professeur de l'Université d'El Azhar, (Le Caire) en préfaçant l'ouvrage de Malek Bennabi,  intitulé : « Le phénomène coranique »

 

 « ...On connaît le thème favori de ces écrivains (occidentaux). Il consiste à dire qu'une période d'incubation des idées religieuses devait précéder celle de l'apparition du Coran sur le plan de la conscience claire mohammadienne. Comme l'idée d'une œuvre aussi immense et magistrale que le Coran était inconcevable du jour au lendemain et qu'il lui fallait le temps matériel nécessaire à sa préparation, ces auteurs se sont trouvés dans l'obligation de supposer pour cette retraite une durée prolongée pendant de nombreuses années. Mohammed se serait ainsi éclipsé dès son mariage à l'âge de vingt-cinq ans, pour se livrer à ses méditations, et ne réapparaître qu'avec son message un beau jour. » 

 « Or, l'hypothèse d'une telle absence (15 ans) est non seulement gratuite, mais fausse historiquement parlant. Les sources les plus authentiques fixent en effet la date de cette retraite tout juste un mois avant la révélation du Coran. Ce mois, précisent-elles, fut entrecoupé de plusieurs retours au foyer familial pour cause d’approvisionnement, et fut  précédé d'une série de songes très clairs, confirmés ensuite ponctuellement par les réalités. Tous ces signes précurseurs, sont intervenus vers l'âge de quarante ans qui est l'âge de la révélation proprement dite. Mais nous pouvons aller plus loin et supposer gratuitement ce mois de retraite, même depuis son mariage. Il reste encore entendu que les onze douzièmes de sa vie dans cet intervalle se passaient au milieu et sous les yeux de ses compatriotes. »

 «  Le Coran (10. 16) tire précisément argument de cette présence prolongée du Prophète parmi son peuple pendant un temps largement suffisant pour que tout le monde puisse se rendre compte de son caractère, de ses occupations et de son incapacité d'une telle entreprise. Quelles furent ses actions à cette époque intermédiaire ?  Un fait précis est au moins certain : vers l'âge de trente-cinq ans, il participe à la reconstruction de la la Ka’aba . On sait d'autre part qu'il s'acquittait toujours vaillamment de sa charge familiale, étant donné qu'il eut la plupart de ses enfants avant sa carrière prophétique. »

 « Si nous ne possédons pas de détails plus amples sur ses occupations quotidiennes durant ce temps, c'est sans doute qu'en dehors du trait saillant de son excellente moralité, il n'y en n'avait pas qui se détachât sensiblement du cadre normal de son milieu. Le silence de tous les biographes sur des détails complémentaires doit être cité comme vous l'avez très bien remarqué, à l'honneur de la tradition musulmane, qui se montre toujours d'une fidélité historique extrêmement rigoureuse, en ne voulant rien amplifier, ni rien diminuer des données positives se trouvant à sa portée, qu'elles soient favorables ou non à sa propre cause... » 

 

Tel est l'avis autorisé d'un éminent spécialiste, en fait de tous les historiens impartiaux, qu’ils se revendiquent de l'honorable et millénaire Université d'El Azhar au Caire,  ou d’autres institutions réputées pour leur science, qui contredisent formellement les versions fantaisistes qui naissent épisodiquement chez les orientalistes en mal d'originalité. Quant à l'extrait coranique cité par le préfacier en voici la traduction : (C'est Dieu qui parle) :   

« Lorsque Nos enseignements évidents sont récités à ceux qui n'espèrent pas Nous rencontrer, ils disent : « Apporte-nous un autre Coran, ou alors modifie la teneur de celui-ci. » Réponds : « Comment pourrais-je de ma propre initiative en modifier quoi que ce soit ? Je ne fais que me conformer à ce qui m'a été révélé. Je crains si je désobéis à mon Seigneur d'encourir le châtiment du Jour Terrible. » Dis (leur) : « Si Dieu L'avait voulu je ne vous l'aurais pas communiqué et ne vous en aurais pas instruis. (Avant cela), j'ai passé toute une vie avec vous (sans jamais rien écrire ni prédire quoi que ce soit). Seriez-vous dépourvus de jugement ? »  (Coran 10. 15-16) 

Les sources autorisées et bien documentées concordent pour rejeter le cliché fané et usé d'un anachorète cloîtré dans une caverne, absorbé dans une hypothétique rédaction coranique. Les circonstances pénibles dans lesquelles a grandi Mohammed n'ont jamais favorisé son accès à l'enseignement. Son enfance mouvementée, la perte précoce de ses parents et de son tuteur, l'obligation pour lui de subvenir dans sa jeunesse à ses besoins, l'absence d'école et d'autres facteurs contraignants ne lui ont certainement pas permis d'acquérir les rudiments de l'alphabet.

 

 Cependant, il n’y a pas lieu de croire que son cas était exceptionnel en Arabie ou dans la société mecquoise. Bien au contraire, la grande majorité des hommes et la presque totalité des femmes étaient illettrés. L'éducation était généralement dispensée par les parents, et le plus souvent par la mère,  conditions dont l’intéressé n'a pu bénéficier. Son grand-père était d'un âge très avancé lorsqu'il le recueillit et ses importantes charges religieuses et civiles ne lui laissaient pas le temps de se consacrer à son petit-fils. Abou Talib, l'oncle qui prit la suite avait la responsabilité d'une nombreuse progéniture et le jeune garçon dut s'engager comme berger pour alléger le fardeau de la famille.  Tous ces faits confirment la version du Prophète illettré, attestée par ses concitoyens et les  historiens dépourvus de préjugés et de fantasmes.  De plus, sur les centaines de milliers de Hadiths se rapportant aux faits et gestes du Prophète, durant sa vie spirituelle,  aucun ne prétend le contraire. Enfin, le Coran plaide aussi pour cette réalité. Après le passage cité plus haut, voici une autre citation : 

 « Tu ne récitais aucun livre avant celui-ci (Le Coran) et tu n’en écrivais non plus avec ta (main) droite. Les imposteurs ne se livrent qu’à des spéculations. » (Coran. 29. 48)

 La réalité aurait dû être entendue et admise en toute logique. Ce n’est pourtant pas le cas. Dans leur majorité, et pour ne pas faillir à une tradition séculaire qui leur fait hérisser le poil, dès que le Coran Sacré est mis en exergue et en lumière,  les orientalistes rejettent la thèse d’un Prophète illettré, qui tendrait à faire croire que le Coran est d’origine divine. Ils maintiennent contre vents et marées, leurs positions  sur  sa provenance humaine, en dépit des  montagnes de preuves contraires. Quand des gens sont victimes à ce point d’une obsession maladive qui leur fait voir les choses autrement que ce qu’elles sont dans la réalité, il est impossible de leur exiger qu’ils attribuent le sceau de l’authenticité, au Coran ou à l’ensemble de la religion musulmane. Pour eux, tout n’est que fantasmes et mensonges, et seule leur propre clairvoyance, leur tient lieu de jugement universel. Ainsi, W.M. Watt, dans son ouvrage « Mahomet », écrit ceci :  

«  L’Islam orthodoxe soutient que Mahomet ne savait ni lire ni écrire, mais cette affirmation est suspecte au savant occidental moderne, parce qu’elle lui paraît énoncée pour étayer la croyance que l’existence de son Coran est miraculeuse, œuvre qu’un illettré n’aurait jamais pu faire par ses propres moyens. »

 Bien entendu, l’auteur n’avance aucune preuve de ce qu’il écrit (et de ce qu’il pense), seules ses convictions intimes tiennent lieu d’assurance à toute épreuve.  Ce qui est, particulièrement indigeste pour réfuter un  monument, tel que le Coran Sacré. Mais, il faut bien qu’ignorance se justifie,  alors tous les arguments sont bons à prendre. Cependant, il est curieux de constater que le dit « savant occidental et moderne », n’éprouve plus aucune suspicion, ni aucune défiance, lorsqu’il s’agit d’enseigner que le Dieu biblique s’est battu dans un combat physique toute une nuit contre Jacob, que ce même Dieu  s’est astreint pendant une bonne partie de la journée à courir, l’épée à la main derrière les poils de la barbe  du Prophète Ezéchiel, à Jérusalem, et autres aventures du même gabarit. Un comportement déroutant pour un Dieu biblique, dont les exploits feraient pâlir de jalousie d’éventuels concurrents. Car, « le savant occidental moderne » est en même temps un prêtre de l’Eglise anglicane, qui a pour  vocation de nier l’authenticité du Coran et de promouvoir la Bible, qui constitue son livre de chevet et de méditation et de laquelle ont été puisés les comportements qui viennent d’être évoqués.  Qui seraient donc à ses yeux  d’une véracité à toute épreuve ! Evidemment, chacun voit midi à sa porte. 

Une autre catégorie de censeurs est incarnée par Régis Blachère, qui pour trouver la perle rare a dû décortiquer les annales de la vie du Prophète Mohammed, pour essayer de détruire les sources musulmanes, relatives à  son illettrisme. Car, lui aussi, à l’instar de la plupart des orientalistes, ne pouvait admettre, que l’intéressé ne disposait pas d’une érudition encyclopédique, pour composer un livre aussi glorieux que le Coran. Il rappelle un épisode connu, concernant la signature d’un pacte de non-agression, entre les Musulmans, représentés par le Prophète et les idolâtres, conduits par Sohaïl Ibn ‘Amr. Le premier avait pour habitude de débuter ses écrits par la  formule liminaire suivante : « Au Nom d’Allah, Clément et Miséricordieux ». Voici ce qu’écrit Blachère : 

« C’est ainsi qu’au moment où à El Hodaïbiya (en l’an 6 de l’Hégire, calendrier musulman, correspondant à l’année 627 de l’ère chrétienne), le Prophète et le délégué mecquois, Sohaïl, décident de rédiger un pacte, Mohammed fait venir son scribe et commence à dicter la formule liminaire.  Mais Sohaïl arrête net le Prophète et lui dit: « Ecris, comme tu écrivais (jadis): « En ton Nom, Ô Seigneur ! » Il est évident qu'ici Sohaïl fait allusion à quelque écrit de la main de Mahomet avant son départ de la Mecque et peut-être même antérieur à sa prédication. » 

En dehors du fait que Blachère suppute gratuitement à la fin de cette citation, il y a lieu de relever que le Prophète était accompagné d'un secrétaire chargé de rédiger l'accord, précisément parce qu’il était illettré.  Lorsque Sohaïl dit au Prophète : « Ecris comme tu écrivais... », cela ne signifie nullement : « Ecris de ta main propre... » Sohaïl négociait le pacte avec le Prophète et il ne pouvait du point de vue protocolaire s'adresser directement au scribe qui ne dépendait pas de lui. Son intervention avait le sens de : « Ordonne (à ton secrétaire d'écrire comme avant) » Blachère reconnaît en caractères minuscules et en bas de page que cette version est également plausible. Il ajoute : « Il est à remarquer que dans cette scène, l'impératif : « écris ! » signifie aussi : « Fais écrire ! Dicte ! » 

Il y a de quoi être confondu par la méthode utilisée qui s'apparente au spot publicitaire. D'un côté, on projette en pleine lumière un message agressif et provocant, ensuite, il faudrait faire usage d'une loupe pour constater, non seulement qu'il est vide de sens, mais qu’il  est susceptible de dire exactement le contraire ! Entretemps,  le doute est semé dans l'esprit des lecteurs. Alors avis aux mal-voyants ! Prière de se munir de lunettes grossissantes et en même temps correctrices, pour lire les ouvrages des orientalistes sur l’Islam. Encore, qu’à sa décharge,  Blachère avait admis, qu’il pouvait y avoir une autre lecture, pour libérer sa conscience, car nombre d’entre eux,  n’ont jamais eu recours  à ce genre de procédé, qui consiste  à faire un mea culpa, même  minuscule et microscopique. Ils sont seuls détenteurs de la raison, de la vérité et de la science; de véritables savants occidentaux modernes, dans toute l’expression du terme, ainsi que le reconnaît,  Blachère sans  complexe.

De toute façon 1'anecdote est connue de tout le monde. Ce sont les historiens arabes qui ont contribué à la diffuser. Le scribe en question n'est autre qu’Ali, le cousin du Prophète, fils d’Abou Talib,  son oncle et tuteur,  qui a rédigé de sa propre main la totalité du pacte, ainsi que d’autres écrits qu’il a plu au Prophète de lui confier. En règle générale et dans des conditions normales, celui-ci ne se séparait jamais de ses secrétaires. L’ensemble du Coran a été rédigé par eux et il n’existe pas un seul mot qui soit de sa main. Contrairement aux insinuations et aux accusations,  le Prophète n'a jamais écrit quoi que ce soit, ni à cet instant ni a aucun autre moment. Le fait d’être lettré n’est ni dégradant ni humiliant, pour le dissimuler ; au contraire c’est un motif de fierté. Si le Prophète l’avait été, il n’aurait pu s’en cacher,  au risque que quelqu’un ne dévoile un tel secret, ce  qui aurait été véritablement catastrophique, pour sa renommée et le Message qu’il professait. Même ses ennemis les plus déterminés, les idolâtres mecquois, puis plus tard, les Israélites et les Chrétiens, n’ont jamais pu apporter la moindre preuve de leurs assertions. Seule une rancœur tenace et inexpugnable, les pousse à radoter ce genre de rengaine, pour se faire une raison d’écrire et de se distinguer. Ils demeurent insatiables ; dans mille ans encore, ils prétendront que le Prophète savait parfaitement lire et écrire, et même qu’à ses moments perdus, il professait la littérature et les belles lettres.

Devant l'insuccès de sa démonstration, Blachère est revenu à la charge quelques lignes plus loin en s’intéressant aux derniers moments du Prophète, alors qu’il était en proie à une fièvre mortelle, agonisant. A défaut  de grives…tout le mode connaît  la suite de l’adage. Voici sa deuxième épopée : « Plus probant encore est la série des Traditions nous montrant le Prophète à l'article de la mort, réclamant une omoplate de chameau (ou un parchemin) avec une écritoire pour rédiger son testament politique. Nul ne s'étonne de l'exigence, et si l'on n'y satisfait pas, c'est simplement parce que la faction  d’Abou Bakr et d’Aïcha, s'y oppose pour faire pièce à la faction d’Ali. »

A nouveau, l'auteur tire des conclusions déplacées,  pour étayer sa démonstration, mais il ne réussit qu’à mieux la dévaloriser. Le Prophète était à l'article de la mort,  il avait  à ses côtés dans la salle d'autres fidèles en mesure de rédiger pour lui. Le fait de réclamer une écritoire, ne signifie nullement qu’il avait l’intention d’écrire, puisque d’autres pouvaient le faire. Ibn Abbas le décrit en proie à de vives souffrances, il était allongé et ne pouvait bouger. On voit mal un homme dans une telle situation réclamer de quoi écrire ses  dernières volontés. Les pénibles circonstances l'avaient privé de la plupart de ses facultés.

Cette version est d'autant plus grotesque que le Prophète avait gagné l'admiration de ses contemporains et  plus tard, des historiens intègres par ses éminentes qualités d'organisateur. Il était scrupuleux dans la gestion des affaires publiques et a régi les relations entre les gens,  en les codifiant. Il a fait mettre par écrit tous les documents importants qui réglementent la vie de l'individu comme celle de la communauté (chartes, traités, etc.). Il a conçu la première convention de Médine,  et son œuvre capitale a été de révéler  et de mettre en pratique le Coran Sacré, ce  monument  de vérité et d’éternité. Et un homme aussi éminent, se serait laissé aller à  l'agonie pour commencer à rédiger son testament spirituel ? L'hypothèse est simplement invraisemblable. D’autant qu’il avait déjà les pressentiments de sa  proche disparition, bien avant que la maladie ne l’atteigne, puisqu’il l’avait annoncé à son entourage. D’ailleurs la révélation coranique venait de se tarir et lui-même avait prononcé le serment d’adieu, devant les fidèles réunis.

          Sentant venir la mort, il désirait certainement dicter quelques  recommandations pour être consignées par écrit, mais il y renonça en raison de son état.  Il n'y a rien dans son attitude qui puisse laisser croire qu'il s'apprêtait à rédiger un document quelconque et qui plus est, de sa propre main, alors que ses forces déclinaient à vue d’œil. Le Prophète est un homme ;  il l’est resté tout au long de sa vie,  avec la force et  la faiblesse d’un être humain. Il n’a jamais songé un jour changer de statut pour entrer dans le cercle fermé des divinités.  Une prétention aussi démesurée, ne pouvait l’effleurer, car cela aurait du domaine de l’illusoire et de l’impossible.

Les orientalistes, n’ont jamais cessé d’user de stratagèmes, pour semer la confusion et l’exploiter aussi bien  à bon escient que vulgairement.  L'exemple précédent est significatif de leur tendance à promouvoir des scénarios insensés pour dénaturer les sources historiques authentiques. Ainsi que le veut la tradition d’une opinion qui a été manipulée à l’excès, ce ne sont pas les avions qui volent normalement et sans problème,  qui attirent l’attention et incitent la curiosité, mais bien  celui qui se crashe, et qui dès lors, fait la une des journaux et les gros titres. Ainsi, une traduction honnête du Coran n’est pas pour aiguiser l’appétit de monsieur tout le monde, qui rêve d’esclandres, de grands scandales, de révélations fracassantes et de tout ce qui sort des normes. Les orientalistes réagissent positivement à cette attente et sont disposés à leur servir de savoureux plats,  bien assaisonnés sur un plateau d’argent. Le fumier n’est pas toujours et seulement malodorant ; ceux qui en tirent profit lui trouvent  au contraire un agréable  parfum.

Le point de vue de Blachère et d’autres orientalistes, découle de la même logique où le mensonge est érigé en vertu et où la probité provoque l’indignation des censeurs, prétendument doués pour juger ceux qui s’écartent d’une orthodoxie déglinguée. De fait qui pourrait  légitimer une position qui réfute toutes les sources existantes durant la vie de quelqu’un,  pour  élaborer des théories contradictoires, montées de toutes pièces et qui s’articulent autour d’une phrase prononcée pendant les affres de la mort ? Mais, bien que délétères, les arguments  des adversaires de l’Islam restent  nombreux et diversifiés. Il en apparait  toujours de nouveaux lorsqu'on s'y attend le moins. Le seul trait commun qui les relie est leur débilité chronique.

          C’est ainsi que pour d’autres historiens, le Prophète ne pouvait être illettré et en même temps posséder des qualités d'organisateur et de stratège. Ni assumer la direction d'un nouveau courant religieux ou asseoir son autorité sur tout un pays si ce n'est par la grâce d'un savoir approfondi, dont il aurait caché l'acquisition pour faire croire au miracle d'un Coran révélé par Dieu. Ils tenaient à le gratifier malgré lui, d’avoir produit le Coran, le comble ! Mais si cela était avéré, l’auraient-ils élevé sur un piédestal ? Même pas ; il s’agit d’une ruse pour mieux le dénigrer.  Ils seraient  d’ailleurs en meilleure position  pour lui dénier sa qualité de Prophète, puisque le Message Sacré viendrait de lui, il n’émanerait plus du Seigneur de l’univers. Donc à prendre avec des pincettes.

Les orientalistes sont obnubilés par leurs fantasmes, au point de négliger de puiser des exemples édifiants dans leur propre histoire ce qui les aurait incité à plus de mesure. Voici donc un bref rappel d’une réalité, que personne ne veut exhumer. Il s’agit de Charlemagne (742-814), Roi des Francs et Empereur d'Occident. Fils de Pépin le Bref,  il était né deux siècles après le Prophète Mohammed et vécut une enfance dorée, comme il sied à un fils de Roi, en présence de ses parents et au milieu d'une cour prestigieuse. A son avènement, il conquit et soumit une grande partie de l'Europe occidentale. Couronné par le Pape au titre d’Empereur d'Occident, il se considérait investi de cette dignité par Dieu. Il organisa son immense empire, forma un gouvernement central personnel, mit en place des assemblées politiques et religieuses, une administration locale, etc. Dans le domaine culturel, il promut les connaissances en créant  une académie fréquentée par les savants de toute l'Europe, multiplia les ateliers d'art dans les monastères, favorisa la diffusion des Textes Sacrés et encouragea l'architecture et la décoration. Enfin, c'était un amateur de grammaire, il impulsa l'écriture caroline, et parlait couramment le francique, le grec et le latin.

Pourtant, et en dépit de toutes ses qualités, l'Empereur le plus puissant, l'homme le plus brillant d'Europe était  illettré ! Il ne savait ni lire ni écrire, pas plus les langues étrangères, que la sienne propre. Et,  le contraste le plus étonnant, c'est que même si toutes les circonstances plaident pour que le Prophète soit illettré, (milieu, enfance pénible, environnement hostile, solitude, etc.), les orientalistes refusent d'admettre cette réalité, mais comble de l'ironie, ils n’en font pas un plat,  pour Charlemagne qui réunissait toutes les conditions pour ne pas l'être ! Mais chut, le secret doit rester bien gardé !

Les deux hommes étaient hors du commun. Le Prophète, par  sa profonde spiritualité, son esprit d'équité, sa probité et son inclination pour l'adoration d'un Dieu Unique et Tout-puissant, l'Empereur, par sa puissance politico-militaire, son pouvoir exorbitant, ses  richesses fabuleuses et son penchant pour l'art et la culture. Ils avaient cependant un trait  commun, celui d'être également illettrés. Alors pourquoi l'admettre pour l'un et le rejeter pour l'autre ? La réponse est que les orientalistes qui dénièrent cette caractéristique au Prophète tout en l’admettant ne serait-ce qu'implicitement à l'Empereur, avaient des accointances avec ce dernier.

Elles pouvaient être multiples, soit  qu'ils possèdent en propre un héritage spirituel, civilisationnel ou culturel, soit qu'ils appartiennent à une même aire géographique ou politique, ou à un bloc lié par des intérêts économiques ou des affinités historiques ou toute autre raison qui engendre une affectivité et des liens réciproques  de solidarité, qu’ils opposeront conjointement  aux étrangers, ceux qui ne sont pas issus  du même moule. Dès lors, la « raison »  est subjectivisée  et  se trouve sous l’influence  d’intérêts communs qui convergent de toute part pour se fondre dans le creuset de l’extravagance ;  elle n’est pas mue  par la vérité et la sincérité, mais par des considérations matérielles, culturelles et raciales.  Voilà pourquoi dans mille ans encore, les  orientalistes continueront à prétendre imperturbablement que le Prophète Mohammed n'était pas illettré,  alors que toutes les raisons attestent du contraire, mais que Charlemagne par contre était bien illettré, alors que tous les arguments plaident  pour qu’il ne le soit pas !

 

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Mohammed Yacine KASSAB

(Extrait du livre de l’auteur : Gloire a Dieu ou les Mille Vérités Scientifiques du Coran)

 

 

 

 

 

 

Aller au Sommaire du Livre →GLOIRE A DIEU OU LES MILLE VÉRITÉS SCIENTIFIQUES DU CORAN

 


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La tombe du Prophète (salla'Allahu 'alleyhi wa sallam) à Médine

 

  Sourate "Mohammed" récitée par cheikh Ahmed Al 'ajimi


 


 

 
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